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Tracés N° 23, 2020 : Simenon à l'écran
Alavoine Bernard
PULG
15,85 €
Épuisé
EAN :9782875622341
Georges Simenon est Fauteur francophone le plus adapté au cinéma et à la télévision. On pense bien sûr aux centaines d'épisodes de "Maigres", en France comme à l'étranger, mais ce sont les adaptations des "romans durs" (c'est-à-dire sans le personnage de Maigret) qui intéressent le plus la critique. En France, depuis Jean Renoir, Henri Decoin, Julien Duvivier ou Marcel Carné, les plus grands réalisateurs ont adapté Simenon. Claude Autant-Lara, Jean Delannoy, Henri Verneuil, Edouard Molinaro, Jean-Pierre Melville et Pierre Granier-Deferre ont aussi tenté l'expérience. Ensuite, Bertrand Tavernier, Claude Chabrol, Serge Gainsbourg et Patrice Leconte se sont emparés de l'oeuvre. Enfin, dans les années 2000, Cédric Kahn et récemment Mathieu Amalric (en 2014) ont porté à l'écran des oeuvres du Liégeois international. Il y a un paradoxe Simenon : tout semble évident au début de l'entreprise, et puis les, difficultés surviennent. Comment traduire le style de l'écrivain, "l'atmosphère" bien particulière de ses romans ? En adaptant Simenon, les réalisateurs ou les scénaristes se trouvent souvent confrontés à un travail de récriture dont ils n'avaient pas mesuré l'ampleur. Doit-on are fidèle au texte comme Chabrol le préconise ou au contraire fidèle à l'esprit du romancier selon Tavernier et Leconte ? Pour tenter de répondre à ces questions, l'université nationale et capodistrienne d'Athènes et l'université de Picardie-Jules Verne ont réuni à l'Institut Français de Grèce une douzaine de chercheurs ainsi que le fils du romancier, John Simenon, lui-même producteur de films et de téléfilms. Les textes réunis dans ce volume n'ont pas permis, bien sûr, de répondre définitivement aux questionnements que les organisateurs avaient suggérés, mais cet "état des lieux" à la fois partiel et subjectif a eu le mérite d'envisager l'adaptation des romans de Simenon sous un angle un peu différent alors que l'évolution des techniques et l'intérêt pour les séries télévisées ont changé la donne.
Alavoine Bernard ; Benhamou Noëlle ; Lemonnier-Del
Ecrire à quatre mains aborde la passionnante question de la création en collaboration d'une oeuvre littéraire ou artistique, en France et dans d'autres pays, du XIXe siècle à aujourd'hui. Ecrire à quatre mains (XIXe-XXIe siècles) aborde la passionnante question de la création en collaboration d'une oeuvre, littéraire ou artistique, en France et dans divers pays (Allemagne, Italie, Iran, Canada), du xixe siècle à aujourd'hui. Accompagné de quelques articles généraux sur ce phénomène, cet ouvrage examine des cas, singuliers ou représentatifs d'une pratique interactive de l'art, devenue très actuelle. Il réunit 21 études sur des oeuvres impliquant deux ou plusieurs auteurs et/ou autrices engagés ensemble dans une création selon des modalités complexes, cachées ou non, qui interroge la notion d'auctorialité. Ce volume scrute la nature de la co-création : comment et où apparaît-elle ? A quels desseins répond-elle ? Que savons-nous des relations de pouvoir, de complicité ou de défiance qui l'accompagnent ? La co-création n'a cessé d'inventer ses propres stratégies et règles de fonctionnement et de publication. Elle s'est récemment emparée des nouvelles technologies ou des situations de confinement pour forger de nouveaux objets.
Dans le paysage des romans populaires, la Grèce occupe une place particulière. Pays d'une culture ancienne dont l'héritage a marqué toute l'Europe, elle a longtemps été dépendante de ce qui s'écrivait ailleurs. Mais le phénomène des romans populaires ne l'a pas épargné, même s'il est arrivé plus tardivement. Les lecteurs grecs se plongèrent d'abord dans des romans français traduits dès 1845. Les Mystères de Paris de Sue donnèrent naissance à d'autres "mystères" , puis des romans historiques furent publiés dans la seconde partie du dix-neuvième siècle. C'est avec le vingtième siècle que le roman populaire grec prend véritablement son essor.
Résumé : Bien moins nombreux que les papyrus grecs, les papyrus latins présentent néanmoins un grand intérêt pour l'étude des contacts entre les deux langues officielles du bassin méditerranéen antique, à savoir le grec et le latin. Ces contacts se manifestent non seulement par l'existence de papyrus bilingues, mais sont aussi perceptibles à d'autres niveaux : les emprunts lexicaux dans les papyrus documentaires et l'influence d'une écriture sur l'autre. Ces aspects ont été fortement renouvelés ces dernières années. Les Actes de la Table Ronde organisée à Liège les 12 et 13 mai 2011 proposent non seulement des pistes de réflexion sur les phénomènes inter-linguistiques en Egypte gréco-romaine, mais font également le bilan des avancées récentes de la papyrologie latine en prenant en considération deux phénomènes étroitement liés, le bilinguisme et le digraphisme.
D'Euripide à T. S. Eliot, en passant par Gluck et Rilke, la figure d'Alceste, épouse aimante qui accepte de mourir à la place de son mari, a inspiré maint artiste. A la fin de l'Antiquité, un poète latin, dont l'identité nous est inconnue, composa des vers sur le mythe de la reine de Thessalie. Son poème aurait été à jamais perdu, si les sables d'Egypte ne nous en avaient pas livré une copie sur un papyrus du IVe siècle. Connu comme l' "Alceste de Barcelone" , il représente un des apports majeurs de la papyrologie à notre connaissance de la littérature latine et, depuis sa première édition, en 1982, il n'a cessé d'attirer l'attention des spécialistes et des amateurs de culture classique. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition du poème latin, accompagnée d'une traduction française, ainsi que d'un commentaire critique et linguistique. Exceptionnel à plusieurs égards, le manuscrit qui le contient fait l'objet d'une analyse codicologique et paléographique détaillée. On examine également son contexte de production et d'utilisation et, par extension, celui dans lequel l' "Alceste de Barcelone" a pu, de par sa langue, son style et son sujet, susciter l'intérêt dans l'Antiquité tardive. En filigrane aux discussions autour du texte et de son manuscrit, on aborde les questions de la transmission et la réception de la culture classique à la fin de l'Antiquité, notamment en Egypte, terre de riches entrecroisements culturels.
Pourquoi certaines cultures rejettent-elles la chair du porc ? Les Grecs se posaient déjà la question, qui n'a cessé de revenir au devant de la scène. Etudier le porc en Egypte ancienne est une manière de mettre cette problématique à l'épreuve. En effet, depuis que les Grecs s'y sont intéressés, l'Egypte pharaonique se retrouve dans ce débat anthropologique puisque le porc, dit-on, n'y aurait pas été vraiment en odeur de sainteté. Viande malsaine ? Animal infâme ? Bête "taboue" ? L'objet de ce livre est de comprendre ce discours et de voir sur quoi il se fonde, en offrant une approche historique et anthropologique du cochon en Egypte ancienne. Le portrait de l'animal au sein de la culture pharaonique émerge très contrasté d'une analyse qui permet de réfléchir à la genèse des interdits religieux, aux discours qui s'y rapportent et aux choix culturels et identitaires qu'ils véhiculent. Ce véritable "roman du cochon" entend ainsi contribuer à une anthropologie de l'alimentation, tout comme à une histoire des relations entre les hommes et les animaux.