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Michel Déon et la Méditerranée. A la recherche d'un art de vivre
Alavoine Bernard
EUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782364412958
Michel Déon a vécu presque trente ans en Grèce dans la petite ile de Spetsai avant de s'installer en Irlande, tout en gardant des liens privilégiés avec le pays des dieux. Auparavant, le futur romancier avait découvert les charmes de la Méditerranée pendant une enfance en partie monégasque, et surtout après la guerre, période où il sillonne les routes d'Italie, puis d'Espagne et du Portugal, mais aussi du Maroc et de l'Algérie. La mer, la douceur du climat, un riche pané culturel et des rencontres. Voici ce que la Méditerranée a pu offrir à Michel Déon qui recherchait un certain art de vivre loin de l'agitation parisienne. Comment les découvertes impatientes des premières années ont-elles laissé la place à une conception du voyage fondée sur l'imprégnation d'une culture ? Rejoignant souvent les vues d'Henry Miller, de Patrick Leigh Fermor ou de Lawrence Durell, Michel Déon a acquis progressivement une philosophie du voyage qui accorde une place essentielle aux femmes et aux hommes qui habitent ces contrées.
Dans le paysage des romans populaires, la Grèce occupe une place particulière. Pays d'une culture ancienne dont l'héritage a marqué toute l'Europe, elle a longtemps été dépendante de ce qui s'écrivait ailleurs. Mais le phénomène des romans populaires ne l'a pas épargné, même s'il est arrivé plus tardivement. Les lecteurs grecs se plongèrent d'abord dans des romans français traduits dès 1845. Les Mystères de Paris de Sue donnèrent naissance à d'autres "mystères" , puis des romans historiques furent publiés dans la seconde partie du dix-neuvième siècle. C'est avec le vingtième siècle que le roman populaire grec prend véritablement son essor.
Lors de la disparition de Michel Déon en décembre 2016, la presse a salué plutôt discrètement le "dernier des hussards". L'écrivain n'était plus sous les feux de l'actualité et l'on reprochait à l'auteur des Poneys sauvages son engagement politique. La critique découvrit lentement que le "romancier du bonheur", salué pour sa désinvolture, portait un regard désenchanté sur son époque. L'éloignement en Grèce fut une réponse provisoire à ce malaise qui transparaît dans les grands romans des années 70. Michel Déon est aussi l'auteur discret de nouvelles et de pièces de théâtre sans oublier les récits et chroniques où il excelle. L'Irlande sera son ultime refuge : la nostalgie est omniprésente dans les dernières oeuvres qui soulèvent un peu le voile sur un écrivain pudique et secret. Cet essai tente de cerner une production littéraire qui demeure un témoignage essentiel sur les bouleversements du vingtième siècle.
Plaza Nathalie - Vautier Stéphane - Alavoine Cyril
Cet ouvrage comprend : Une présentation du nouveau programme, Les corrigés des activités présentes dans l'ouvrage, Des conseils pédagogiques pour le traitement des chapitres.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.