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Son fils unique
Alas Leopoldo
FAYARD
29,15 €
Épuisé
EAN :9782213025742
Une petite ville de l'Espagne du Nord, vers 1860. Après un premier veuvage, Emma Valcárcel, fille d'un illustre avocat, épouse l'ancien commis de son père, Bonifacio _ un amour d'adolescence. Irascible et capricieuse, Emma règne en despote sur sa maison, où vit également son oncle, qui la gruge de son patrimoine. Bonifacio, pétri de romantisme, rêve d'avoir un jour un enfant, mais Emma, déjà lasse de lui, aigrie, malade, le traite comme un domestique. L'arrivée dans la ville d'une médiocre troupe d'opéra italienne va bouleverser ce microcosme. Bonifacio devient l'amant de la soprano, Serafina, tandis qu'Emma se laisse courtiser par Minghetti, le baryton... Avec Son fils unique, publié en 1891, Clarin s'enfonce plus avant dans la satire de la bourgeoisie espagnole provinciale du XIXe siècle. Mais, alors que la Régente se concluait par une tragédie, c'est de la comédie _ on pourrait presque dire de la commedia dell'arte _ que participe Son fils unique, dont l'action est menée tambour battant, avec force renversements de situations, révélations inattendues _ et toujours ce regard moqueur qui, en Espagne, distingue Clarín de ses contemporains. Journaliste, universitaire, écrivain, Clarín (1852-1901) fut pendant vingt ans le témoin le plus lucide de son temps en Espagne. Fidèle aux principes de la Révolution française, lecteur admiratif de Flaubert, Zola, Renan, Bergson, etc. , il se donne pour mission de greffer sur le vieux tronc de l'Espagne tous les bourgeons de la pensée libérale et progressiste.
Cent ans après sa publication, le roman la Régente (1884-1885) s'est imposé comme l'un des monuments des lettres espagnoles, et il accède peu à peu, grâce aux diverses traductions, au rang des chefs-d??uvre de la littérature universelle. La Régente est l'histoire du conflit entre certains personnages et le milieu où ils sont condamnés à vivre. Il est la peinture des m?urs et des mentalités d'une société de province, celle de Vetusta, et il est surtout le reflet d'une humanité profonde, creuset de préoccupations et d'aspirations où se mêlent la chair et l'esprit, la raison et les sentiments innommés, la réalité de l'existence et ses mystères. La protagoniste, Ana Ozores, est la poésie du c?ur qui cherche à dépasser la prose de la vie, mais avec la douloureuse conscience de son impuissance. C'est en cela que la Régente est un ego universel... Le sens du réel, de tout le réel y compris dans ses dimensions mystérieuses, permet à Leopoldo Alas de dépasser, naturellement après les avoir assimilés, les grands principes esthétiques de son époque. Admirateur de Flaubert et de Zola, défenseur d'un certain naturalisme, Clarin créateur échappe à toute formule. Sa lucidité, son aptitude à capter par l'écriture les plis et les replis de l'intériorité, l'immense capacité de sympathie qui lui permet de sentir les plus intimes vibrations de l'âme de ses personnages font de lui un véritable recréateur de vie.
Résumé : Auteur phare du réalisme espagnol, que l'on a comparé à Flaubert et à Tolstoï, Leopoldo Alas, dit " Clarin ", a laissé derrière lui une oeuvre riche qui témoigne des profonds bouleversements survenus en Espagne au XIXe siècle. Dans le présent recueil qui réunit cinq nouvelles du romancier, vous côtoierez des bourgeois qui ont marqué l'avènement d'un monde capitaliste dans lequel les ouvriers peinent à trouver place. Mais vous y trouverez aussi des rêveurs et les promeneurs du parc du Retiro, car c'est également un monde de crinolines et de regards tendres empreints de bucolisme. A la frontière entre tradition et modernité, ces histoires constituent une excellente première approche de la littérature hispanique du XIXe siècle pour tous les amoureux de la langue espagnole. La collection "Histoires faciles à lire" s'adresse à tous ceux qui ont envie de lire des textes littéraires en version originale. Les ouvrages regroupent par thèmes les textes d'auteurs connus et reconnus dans chacune des langues proposées. Les textes sont présentés sur la page de droite en version intégrale ou en version adaptée et simplifiée. L'essentiel du vocabulaire nécessaire est traduit sur la page de gauche pour une lecture facile, rapide et autonome. Chaque histoire est accompagnée d'un court appareil pédagogique à utiliser en classe ou en autonomie.
Alas Leopoldo ; Beauvais Yann ; Cottier Jean-Franç
Résumé : Venus d'Espagne, de Grande-Bretagne, d'Italie, des Pays-Bas, de Belgique et d'Allemagne, vingt-trois écrivains, cinéastes et historiens se sont retrouvés, deux jours de juin 1997, à l'initiative du Centre Georges Pompidou et des Editions du Promeneur. Au même moment, plusieurs milliers de personnes défilaient à Paris à l'occasion d'une spectaculaire Europride, rappelant à l'ordre de leur désir. Les réunissaient, de même que les artistes rassemblés, une "différence sexuelle" , l'appartenance à une "minorité" , le souci, le besoin de la défendre et l'affirmation réitérée, toujours nécessaire, de droits toujours disputés. Cela suffit-il pour autant à définir une "identité" ? Et que serait, positivement, cette identité ? Comment varie-t-elle d'un pays, d'une tradition, d'une psychologie, d'une Eglise d'Europe à une autre ? Comment un écrivain, un artiste, un sujet se débrouille-t-il de cela ? Accepte-t-il seulement de s'y reconnaître ? Autant que d'affirmer une identité, ne s'agit-il pas, avant tout, lorsqu'on est "minoritaire" , de mettre en question le fondement, l'évidence, la légitimité même d'une telle notion ?
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.