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Travail à la chaîne. Renault 1898-1947
Michel Alain
ETAI
45,60 €
Épuisé
EAN :9782726887240
Le travail à la chaîne est un dispositif de production qui consiste à poster, le long d'un convoyeur, des ouvriers et des ouvrières chargés d'une tâche "spécialisée". II est mis en place chez Renault dès 1917 pour répondre aux besoins massifs de la Grande Guerre. L'entreprise s'inspire du modèle américain, mais s'appuie surtout sur les expériences de rationalisation engagées depuis ses origines en 1898. Jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'essentiel du travail n'est pas fait à la chaîne, mais le convoyeur suscite des réactions contrastées à l'image de l'ambiguïté du terme qui sert à le désigner. La chaîne est un emblème de modernité pour certains, un instrument de servitude pour d'autres. Les documents visuels - films, photographies, plans - et les archives internes de l'entreprise Renault - notes de service, rapports, etc. - présentés dans cet ouvrage permettent de constater le décalage entre l'histoire du mot et celle d'un dispositif multiforme. À la différence de son concurrent André Citroën, Louis Renault est d'abord discret à propos de cette façon relativement banale de décomposer et d'aligner le travail. La chaîne de Renault n'est explicitement présentée comme telle que dans un article de 1922. Dès lors, l'entreprise appelle "chaînes" des dispositifs variés, appliqués à des travaux différents (usinage, assemblage, finition). Ces chaînes évoluent, des dispositifs manuels des années 1920 jusqu'aux machines-transferts automatiques de la Libération. Pour que les différentes chaînes fonctionnent, il faut l'intervention d'une multitude de personnes, depuis les ingénieurs d'études jusqu'aux ouvriers et ouvrières spécialisés. Travailler à la chaîne, ce n'est pas seulement ?uvrer en cadence sur un convoyeur, c'est aussi participer à la mise en place d'un système complexe de production. II a fallu du temps et de la peine pour que l'entreprise Renault y parvienne.
De toutes les organisations catholiques, l'Association catholique de la jeunesse française, forte de ses mouvements spécialisés (JAC, JEC, JIC, JOL), s'impose à l'historien comme le principal lieu de formation à l'engagement des catholiques dans la société et la vie politique, au renouvellement desquelles elle participe. Ses anciens militants ou dirigeants se retrouvent aux origines du PDP ils créent et animent Politique, puis se retrouvent nombreux à la tête du MRP avant qu'ils ne s'en détournent pour lui préférer le mendésisme, puis les clubs socialisants et, pour une part, contribuer à la rénovation du parti socialiste. On les retrouve encore parmi ceux qui font évoluer la CFTC vers la déconfessionnalisation ou qui transforment activement le monde agricole. L'ACJF prend aussi position sur les grandes questions qui agitent la vie démocratique. Elle milite vigoureusement contre le nationalisme de l'Action française et s'engage au côté d'Aristide Briand pour la Sécurité collective et la construction européenne dès les années 1930. Elle dénonce la menace nazie, défend les valeurs démocratiques héritées de la Révolution française, s'oppose assez vite, avec les autres mouvements de jeunesse, à la révolution nationale et à ses velléités fascisantes, et entre bientôt en dissidence, refusant publiquement le STO. Engagée dans la construction d'une Europe pacifiée après la Libération, elle trouve en Pierre Mendès France un accueil favorable à ses revendications en matière de politique de la jeunesse ; mais sa lucidité précoce sur les mutations de la société française et son engagement contre la guerre d'Algérie scellent sa chute. Elle mesure très tôt tout ce que l'engagement des catholiques en démocratie implique dans ses rapports avec l'autorité ecclésiastique. Elle pose avec force et précocité la question du statut et du rôle du laïc dans l'Eglise et sa spécificité par rapport au sacerdoce, en particulier dans sa vocation apostolique reconnue par la hiérarchie - ce laïc par ailleurs citoyen libre d'une société démocratique. Elle disparaît en 1956 d'avoir voulu répondre à cette question, et la crise qui l'emporte, si elle en annonce d'autres ; est aussi l'un des ingrédients de celle dont l'Eglise n'est toujours pas sortie.
Loubet Jean-Louis ; Michel Alain ; Hatzfeld Nicola
L'île Seguin est un lieu symbolique, lié à Renault et à ses hommes. Or, l'histoire élargit le regard pour découvrir une île aux visages multiples. D'abord sans usine, l'île coule des temps paisibles. Devenue le lieu de passage entre Paris et Versailles, au temps de la cour de Louis XIV, elle se transforme à la Révolution pour accueillir des activités modernes, où les tanneurs succèdent aux blanchisseurs. C'est au début du XXe siècle que l'île se transforme en un haut lieu, grâce à la conquête de Louis Renault. L'homme y bâtit l'une des installations industrielles les plus modernes de son temps, faisant naître Seguin l'Américaine. De 1929 à 1992, l'île devient l'usine-navire, construite autour d'ateliers aussi étirés qu'élevés. Pendant plus de soixante ans, Seguin est le symbole des usines automobiles françaises. C'est là que sont assemblées les Mona, Juva et Celta d'avant-guerre, puis les 4 CV et 4L, symboles de la Reconstruction et des Trente Glorieuses. Mais le lieu dépasse vite son activité. L'histoire s'affiche à Seguin, faisant dire à tous "Quand Renault éternue, c'est toute la France qui s'enrhume". Le lieu respire l'histoire, du Front populaire à Mai 68. La crise des années 1980, qui affaiblit toute l'industrie automobile, jette l'île dans le doute. Celle-ci est alors ballottée entre le projet de Billancourt 2000 et une rénovation surprise, qui permet la production de l'Express. L'île est déjà en train de tourner la page. Renault quitte Seguin en 1992, induisant un flot de questions aux réponses complexes, à l'image d'un tournant de siècle où l'économie croise la politique. Autour d'un lieu et en quelques pages, cette histoire de l'île Seguin entraîne le lecteur au c?ur de l'histoire économique et sociale de la France.
Les personnalités de la scène politique française qui s'expriment ici ont fait de ce précepte de Thomas More le garant de leur sincérité. Liberté, Egalité, Fraternité : en les interrogeant en tête à tête sur les trois principes fondamentaux de la République Française, nous avons vu se dessiner l'homme ou la femme derrière la fonction. Ils se sont livrés pour décrire leur France. Rien n'a été ajouté, rien n'a été omis, rien n'a été jugé. La Fondation Hommes de Parole vous transmet tels quels ces entretiens au-delà des conventions. Ils surprendront chacun par leur caractère intime et spontané, bien loin des programmes électoraux et du marketing personnel. Un ouvrage rare, pour un regard neuf sur ceux qui nous gouvernent.
L'étude des lettres (Principes pour sa juste et bonne insriturion - De studio literarum recte et commode instituendo) - Texte original, traduit, présenté et annoté par M. -M. de la Garanderie. Avec les additions et corrections inédites de l'auteur. En 1532, alors que l'humanisme est en France au sommet de sa faveur, Guillaume Budé s'interroge sur la valeur et sur les fins de cette "science des lettres. à laquelle il s'est consacré avec passion. Quête du sens de la vie intellectuelle, et véritable chant de l'humanisme chrétien, le De studio literarum recte et commode instituendo associe, en quelques pages qui sont souvent d'une extrême densité, une politique de la culture et une philosophie de la culture. Il fait émerger la notion de transitus (passage et transfert du profane au sacré), annonçant et prescrivant ainsi l' écriture prochaine du De transitu Hellenisti ad Christianorum. La présente édition reproduit l'édition originale, mais en tenant compte pour la première fois des corrections et des manchettes dont Budé, à la fin de sa vie, avait surchargé son exemplaire personnel. Elle fournit du texte une traduction qui s'efforce non seulement d'être fidèle à la lettre du latin, mais aussi de rendre sensibles et l'étrange dialectique et le mythe non moins étrange de son auteur.
La berlinette Alpine est La voiture de sport française des années 60/70. Le présent ouvrage, entièrement consacré aux exploits de la belle bleue, vous emmènera aussi bien sur les routes des nombreux rallyes internationaux, sur le tracé des grandes classiques françaises qu?aux abords des circuits et sur les pentes des grandes courses de côte, toutes ces épreuves où la berlinette s?est imposée à de multiples reprises. Ce livre s?attarde également sur l?aspect humain de cette belle aventure en brossant le portrait des célèbres pilotes d?Alpine mais aussi en balayant un pan encore trop méconnu de l?histoire de la berlinette en présentant un grand nombre de pilotes privés et en leur donnant la parole. Vous y trouverez également une compilation très complète des résultats sportifs de la berlinette.
Aujourd'hui, Boeing est devenu le premier constructeur aéronautique américain, et même le plus grand constructeur mondial. Pour le commun des mortels, le nom de Boeing fait depuis longtemps partie du langage courant. Il est devenu synonyme d'avion de ligne à réaction. Toutefois, cette renommée ne s'est pas construite en un jour. Pour en arriver là, les hommes qui se sont succédé à la tête de l'entreprise de Seattle ont dû relever des défis, dont certains mirent en jeu jusqu'à l'existence de l'entreprise. Ce livre retrace l'histoire de ce très grand constructeur, des origines jusqu'à nos jours. Illustré de plus de trois cents photographies et agrémenté de nombreux hors-texte et annexes, il dresse un panorama complet des créations de la Boeing Company dans le domaine aéronautique et astronautique.
Célèbre dans l'univers horloger pour son fameux mouvement de chronographe automatique El Primero, Zenith est une manufacture dont l'histoire résume les aléas de l'horlogerie du XXe siècle. Mais Zenith c'est beaucoup plus qu'un chronographe, c'est aussi des instruments de navigations, des montres et des chronographes qui aux côtés des pionniers de l'aviation, des explorateurs et de nombreux hommes célèbres, de Blériot à Gandhi, ont été des garde-temps précis et fiables. Les collectionneurs et les amateurs trouveront dans cet ouvrage outre des informations inédites sur l'histoire de cette marque, des fiches techniques et des cotations estimées par un expert mondialement reconnu du marché de l'art. Les nombreuses photographies des montres, mais aussi de leurs mouvements illustrant l'histoire passionnante de cette manufacture font ainsi de ce livre un précieux ouvrage de référence.
Dans l'histoire des Dinky Toys, les miniatures de la série 24 ont toujours voulu être le plus fidèle reflet de la production automobile du moment. Ces petites voitures possèdent donc une place à part dans le coeur des amateurs et des collectionneurs. Elles vont permettre à Meccano d'asseoir sa notoriété dans le domaine des modèles réduits et de connaître un succès sans précédent qui va se traduire par des chiffres de production hors du commun. Certaines références mythiques comme la Traction Avant Citroën, la Peugeot 203 ou la Ford Vedette vont, à elles trois, être fabriquées à plusieurs millions d'exemplaires. Dès lors, et pendant toutes les années 1950, la sortie de chaque nouveauté est accueillie et attendue comme un grand événement, relayée par de nombreuses publicités judicieusement publiées dans la presse destinée à la jeunesse. Ces miniatures, dont se dégage un charme désuet propre à l'époque qui les a vues naître, méritaient largement qu'un ouvrage leur soit entièrement consacré.