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LETTRES FAMILIERES (1167-1170)
ALAIN DE LILLE
VRIN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782711643325
Reprenant l'édition de ces lettres anonymes, Françoise Hudry nous propose, au terme d'une minutieuse enquête, de les attribuer à Alain de Lille, ce qui rendrait compte également de l'ancienne identification de celui-ci avec Alain de Canterbury qui fut ensuite abbé de Tewkesbury. Ainsi interprétées, par une analyse à la fois historique et littéraire, ces lettres contribuent à redessiner une partie de l'histoire culturelle du XIIe siècle: elles élucident des pans d'ombre de la biographie d'Alain de Lille, précisent ses liens avec Pierre de Blois ou Richard de Saint-Victor, éclairent le contexte dans lequel Alain écrivit un De planctu Naturae plein d'amertume; elles permettent également de mieux comprendre les relations entre différents textes de cette période, suggérant par exemple des rapports subtils et complexes entre la satire de Nigel de Longchamp et l'?uvre d'Alain de Lille... Le dossier est à présent entre les mains des lecteurs, avec le drame humain qu'il dessine, quel que soit le protagoniste
Alain de Benoist, qu'on a longtemps présenté comme le chef de file de la "Nouvelle Droite", reste aujourd'hui mal connu. Intellectuel atypique, qui a toujours voulu être fidèle à la pensée critique, il appartient au petit nombre des penseurs français étudiés à l'étranger. En France, il reste ostracisé dans certains milieux, qui ne l'ont généralement pas lu. Trop de malentendus sont venus brouiller la perception de son oeuvre. Mémoire vive est l'occasion de les dissiper. Dans ces entretiens menés à bâtons rompus, Alain de Benoist s'explique pour la première fois sur son parcours personnel et sur son itinéraire intellectuel, centré sur la philosophie politique et l'histoire des idées. Il dit pourquoi il a choisi de se tenir à l'écart de l'action politique et comment il n'a jamais voulu se laisser prendre au piège des postures partisanes dans lesquelles Ortega y Gasset voyait une forme d'hémiplégie morale. Paul Valéry mettait en garde contre la "comédie de la sincérité" à l'oeuvre dans toute entreprise autobiographique. Le risque pour tout penseur est de camper sur des positions acquises. Rien de tel ici. Lecteur infatigable et auteur prolifique, Alain de Benoist se confie à coeur ouvert, offrant le portrait d'un homme à l'affût de tout, très loin des clichés et des caricatures. À mi-chemin de l'autobiographie et du bilan philosophique, cet intellectuel engagé fait défiler au fil des pages un demi-siècle d'histoire. Des hommes et des idées, des livres et des rencontres. Le tout esquissant la physionomie de l'époque et le visage de l'auteur.
En publiant ce volume de textes en latin inédits d'Alain de Lille, Marie-Thérèse d'Alverny propose une double contribution à l'étude de l'un des auteurs les plus prolifiques du XIIe siècle : outre l'établissment critique de traités ou de sermons depuis longtemps oubliés, le lecteur y trouvera en effet, en guise de première partie, une notice introductive d'une grande richesse, contenant des indications biographiques qui éclairent la vie souvent méconnue d'Alain de Lille par des témoignages de disciples ou des souvenirs de ses contemporains, ainsi qu'une présentation détaillée de ses oeuvres. Tout en suivant la distinction artificielle mais traditionnelle entre les oeuvres littéraires et les oeuvres théologiques, l'auteur propose ici une étude détaillée du versant théologique, en considérant successivement les Sommes, les Commentaires bibliques et liturgiques, les oeuvres de théologie pratique et d'apologétique, et certains ouvrages anonymes qui se voient ici confirmés dans leur anthenticité.
On pourrait dire que chaque vie d'adulte est définie par deux grandes histoires d'amour. La première - l'histoire de notre quête d'amour sexuel - est bien connue et documentée, ses variations alimentent toute la littérature et la musique, elle est socialement acceptée et célébrée. La seconde - celle de notre quête de reconnaissance sociale (amour du monde) - est plus secrète et honteuse... Et pourtant, cette seconde histoire d'amour n'est pas moins intense que la première, elle n'est pas moins complexe, importante ou universelle... Comme dans ses livres précédents, Alain de Botton va appeler à la rescousse écrivains, philosophes et artistes pour essayer de comprendre comment est née l'angoisse du statut social et quelles formes très différentes elle a pu prendre selon les époques et les lieux. Avec son érudition et son humour habituels - et l'aide de Tocqueville, Montaigne, Karl Marx, Carlyle, Tolstoï et bien d'autres - il va creuser la plaie, mais nous donner aussi quelques pistes à suivre pour surmonter cette peur-là et quelques idées pour assouvir notre besoin d'être aimés.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.