Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
TAHITI ET LA FRANCE . LE PARTAGE DU POUVOIR
Al Wardi Sémir
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782738467003
Le statut d'autonomie dont dispose la Polynésie française est unique dans la République. Entre Etat et pouvoir local, les rapports y sont marqués par la complexité, pour ne pas dire une tension toujours forte: c'est que, d'un côté, l'Etat s'est fait "violence" pour accorder cette autonomie, qui contrarie le concept français de l'Etat unitaire, et de l'autre, le pouvoir polynésien estime insuffisant le statut. Si les tensions entre les deux pouvoirs sont d'abord d'ordre juridique, on ne peut isoler le juridique de son environnement culturel et politique car il s'agit là d'abord de cohabitation de deux cultures politiques différentes. Les hommes politiques polynésiens sont mus par une éducation, une histoire, une langue, une culture propres qui façonnent leurs certitudes, leurs perceptions, leurs actions, leurs visions du monde. Comment les Polynésiens peuvent-ils percevoir l'Etat, l'appartenance à la République? Ce fossé qui sépare les cultures politiques explique pour une très grande part l'incompréhension entre ces deux pouvoirs.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Al-Sulamî Abd al-Rahman ibn al-Husayn ; Skali Faou
En Islam comme dans le monde chrétien médiéval, l'esprit de chevalerie était loin de se réduire à une éthique militaire. Au contraire, la futuwah, c'est-à-dire l'ensemble des traditions, coutumes et pratiques qui constituaient le code de la vie chevaleresque musulmane au Moyen Âge, s'entendait avant tout au sens spirituel et éthique. Véritable initiation, la futuwah amène l'individu à suivre la noble voie du service divin ; elle forme le sommet de la démarche soufie. Le présent livre, traduction d'un texte arabe dû à un auteur d'origine persane du Xe-XIe siècle, Abû Abd al-Rahman ibn al-Husayn al-Sulamî, est commenté par Faouzi Skali, l'un des auteurs de langue française les plus lus sur le soufisme. Futuwah fait partie de ces grands classiques de la spiritualité universelle que l'on relit sans cesse.
Al Wardi Sémir ; Regnault Jean-Marc ; Sabouret Jea
Continent immense, mais encore " invisible ", l'Océanie attise les convoitises. S'aventurant dans cet espace-océan, les hommes se sont peu à peu établis dans des îles dispersées : ils atteignent d'abord la Papouasie-Nouvelle-Guinée il y a 60 000 ans, puis la Polynésie au iiie siècle et l'île de Pâques vers 700. L'élan donné par les chasseurs- cueilleurs s'est poursuivi sans relâche, amplifié à partir du xvie siècle par des navigateurs européens en quête de paradis sur terre et de ressources à échanger. Cet ouvrage, réunissant une quarantaine de spécialistes, analyse cette Océanie " convoitée " sous l'angle historique, politique, religieux, économique, et culturel. Tentant d'aller au-delà du mythe, toujours vivace, d'îles paradisiaques retrouvées, il dévoile les convoitises incon- ciliables d'une multitude d'acteurs, parfois inattendus, tout autant que les ambitions hégémoniques des grandes puissances. Car si l'Océanie est devenue l'une des nouvelles " routes de la soie " de la République populaire chinoise, dans le cadre de sa stratégie-Monde, elle n'en reste pas moins un univers largement américanisé et anglophone. Et, alors que nous sommes à la veille d'un important aggiornamento politique en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie, ce livre inédit interroge aussi les tentatives des peuples de l'Océanie pour se rassembler et défendre leurs identités dans un monde bouleversé par les effets des changements cli- matiques et la montée des eaux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.