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De la ductilité du sbrinz. Recueil des strips parus dans Le Courrier 2013-2022
AL RABIN IBN
ATRABILE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782889231362
Ibn Al Rabin est souvent rangé dans la case des dessinateurs " minimalistes ", mais c'est pourtant un amoureux des projets " maximalistes" , comme en témoigne sa bibliographie : un livre de 1100 pages au format dictionnaire ? Fait. Une adaptation du meilleur de la Bible aux stylos feutres ? Aussi. Quatre cents strips dessinés pendant pas loin de dix ans ? Eh bien voilà justement ce que recueille "De la ductilité du sbrinz" , à savoir l'intégralité des bandes réalisées hebdomadairement pour le journal indépendant le Courrier. On y croise Bob & Mitch, artistes contemporains bien foireux, Clotilde, danseuse maladroite mais appliquée, Raymond, chroniqueur culturel alcoolique, Amande & Béa, galeristes discutables, Mildred, reine du stand-up abscons, et encore une foultitude de personnages apparaissant dans des récits qui s'enchevêtrent et nous emmènent dans des micro-sagas où règnent le loufoque et l'absurde. C'est bien évidemment très drôle, souvent surprenant et toujours inventif. Et puis il y a le sbrinz.
Le peuple d'Israël était dépourvu de roi. Ils en réclamèrent un au Seigneur, afin d'accroître l'efficience du dépeçage d'incirconcis lors des guerres. Le Seigneur accepta, tout en les prévenant du funeste destin qui leur pendait au nez. Et effectivement, Sau ? l, premier roi d'Israël, n'eut pas un parcours des plus pépères. David, son successeur, qui l'a épargné lorsque Sau ? l déféquait à sa merci, un brin plus. Encore des feutres, encore du sacré, encore du bruit et de la fureur, mais avec cette fois un peu de scatologie. Un épisode du Meilleur de la Bible - tel que raconté par Ibn Al Rabin - plus volumineux que les deux épisodes précédents, puisqu'il s'étale sur pas moins de 64 pages. Il fallait bien ça pour raconter comme il se doit la saga du Roi Sau ? l, qui conte, entre autres choses, le célèbre épisode de David contre Goliath. Ainsi qu'un nombre assez effarant de litres de sang et d'excrément.
Edimbourg, début du XXe siècle. Charles Hamilton a tout pour être heureux : un confort financier qui le met à l'abri du besoin, des nuits bien remplies et des journées oisives juste ce qu'il faut. Et pourtant, après la fête, c'est la descente. Victime de troubles de l'humeur, de hauts et de bas, Charles Hamilton se sent en alternance. Déçu par l'amour, Charles est néanmoins père d'une petite Sophia, mais ne voit pas là de quoi combler ce vide existentiel qui l'habite. Ce qu'il lui faudrait c'est un exemple - un maître, un sage, là, au fond de son jardin. En s'inspirant de l'histoire (réelle) de Charles Hamilton et de son "ermite ornemental" , Gabrielle Piquet traque des maux bien modernes - recherche d'un bien-être perpétuel, positivisme à tout crin - et nous interroge sur cette dictature du bonheur qui voudrait éradiquer de nos vies toute forme d'aspérité, comme si la vie ne pouvait, ne devait être que réjouissance et béatitude. On retrouve dans La Mécanique du Sage toutes les qualités qui faisaient déjà le charme de La Nuit du Misothrope : un dessin aux influences retro tout en élégance, une écriture mélodieuse d'une grande finesse, avec un prime une touche d'ironie et un humour pince-sans-rire du plus bel effet.
Résumé : Rita doit bien se rendre à l'évidence : il y a déjà quelqu'un dans ce T1. Les signes sont là, la présence de la "chose" est indéniable, il faut mettre de côté sa raison, et accepter l'existence du plus étrange des ce co-loc : Mauk ! Pourtant Mauk n'est pas facile à trouver, sa forme incertaine, sa faculté à se cacher, son mutisme en font - dans un premier temps en tout cas - une créature plutôt discrète. Puis Mauk se met à parler, et à discuter même... Entre le parasite récalcitrant et la jeune architecte, la relation évoluera lentement mais sûrement, de houleuse à plus complice, quand ils se rendront compte de ce qui les lie plutôt que camper sur ce qui les sépare. Avec un sens du rythme et de la narration indéniable, un graphisme tout en rondeur et des couleurs acidulées, Louise Aleksiejew nous offre ici une comédie douce-amère en forme de réflexion sur la solitude et l'amitié, mais aussi sur la puissance de nos rêves - ceux qui hantent nos nuits mais aussi ceux qui nous guident et nous font avancer loin des compromissions et aux plus proches de nos vraies inspirations. Louise Aleksiejew est artiste plasticienne et autrice de bande dessinée ; on a pu l'apercevoir dans Ink Brick (2015, 2016), Kus ! (2017), Francette (Une autre image, 2018) ou encore Gros Gris (2019). Mauk est son premier livre.