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Le meilleur de la Bible : Le roi Saül
AL RABIN IBN
ATRABILE
8,20 €
Épuisé
EAN :9782940329762
Le peuple d'Israël était dépourvu de roi. Ils en réclamèrent un au Seigneur, afin d'accroître l'efficience du dépeçage d'incirconcis lors des guerres. Le Seigneur accepta, tout en les prévenant du funeste destin qui leur pendait au nez. Et effectivement, Sau ? l, premier roi d'Israël, n'eut pas un parcours des plus pépères. David, son successeur, qui l'a épargné lorsque Sau ? l déféquait à sa merci, un brin plus. Encore des feutres, encore du sacré, encore du bruit et de la fureur, mais avec cette fois un peu de scatologie. Un épisode du Meilleur de la Bible - tel que raconté par Ibn Al Rabin - plus volumineux que les deux épisodes précédents, puisqu'il s'étale sur pas moins de 64 pages. Il fallait bien ça pour raconter comme il se doit la saga du Roi Sau ? l, qui conte, entre autres choses, le célèbre épisode de David contre Goliath. Ainsi qu'un nombre assez effarant de litres de sang et d'excrément.
Résumé : Sans pour autant nier leurs indéniables apports à l'existence de l'homme de goût, il faut bien admettre que la pornographie et la théorie mathématique des graphes orientés pèchent de manière réitérée en ce qui concerne la qualité narrative. Si à ce triste constat on ajoute celui de la difficulté d'accéder à une connaissance définitive des mécanismes des transports amoureux, on n'a guère d'autre choix que de s'avouer fortement dépité face à ces innombrables entraves inondant le sentier de la félicité universelle. C'est ainsi acculé qu'Ibn al Rabin a produit ce livre où l'on apprendra - grâce à une kyrielle de flèches implacables, de schémas rigoureux et de positions scabreuses - que la possibilité d'une répartition uniforme du malheur sentimental repose parfois uniquement sur le nombre d'individus présents dans le cheptel. Enfin, entre autres. Ibn Al Rabin a fricoté avec l'OUBAPO, décroché un doctorat en mathématique, fait de la guitare sur un vélo, adapté le meilleur de la bible avec des feutres, et même convaincu d'autres auteurs de faire des bandes dessinées avec lui (Les Miettes avec Frederik Peeters, Dormez-vous ? avec Baladi). Bref, des Ibn Al Rabin, il n'y en a pas deux, et peut-être, peut-être, que c'est tant mieux.
Biographie de l'auteur Pierre Oscar Lévy est un documentariste à la carrière déjà bien fournie. On citera, entre autres films, la série de documentaires sur la grotte Chauvet, Premier Convoi, Georges Perec - Un parmi eux, ou encore Je sais que j'ai tort mais demandez à mes copains, ils vous diront la même chose (Palme d'or du court-métrage en 1983). C'est à travers le projet d'une adaptation cinématographique de Pilules bleues qu'il va rencontrer Frederik Peeters. Château de Sable est son premier scénario pour la bande dessinée. Frederik Peeters n'a eu de cesse de se remettre perpétuellement en question et semble décidé à n'être jamais là où on pourrait l'attendre, comme le prouve sa bibliographie, de Pilules bleues à Pachyderme, en passant par Lupus, RG ou Koma, et comme le confirme aujourd'hui Château de Sable.
Baladi découvre tout d'abord "les Robinsons suisses" sous forme de série télé durant les années 70, puis tombe par hasard bien des années plus tard sur le roman à la base de la série, roman écrit en allemand par un écrivain bernois, et datant du début du 19e siècle. C'est en jouant avec l'idée d'adapter ce livre (qu'il n'a toujours pas lu ! ) qu'il déniche alors la traduction qu'en a fait la Baronne de Montolieu. Mais la Baronne de Montolieu ne s'est pas contentée de traduire le livre, elle en a changé certains passages jugés trop moralisateurs, et a même écrit des chapitres supplémentaires au roman. Baladi va donc décider de s'atteler à une adaptation, mais en commençant par le chapitre 37 (le premier de la suite écrite par la Baronne, vous suivez ? ) et en se sentant très libre (comme la Baronne ! ) dans son adaptation. De la matière première, il va garder la situation de base (une famille suisse doit survivre sur une île lointaine suite à un naufrage) et le charme un peu suranné des histoires d'aventure à l'ancienne ; mais Baladi va surtout malaxer, transformer, trahir et transcender cette matière pour en faire une bande dessinée à la portée évidemment politique. Il faut le préciser, la paisible famille suisse craint une confrontation avec de terribles sauvages qui semblent rôder, des sauvages que certaines caricatures montrent menaçant et dangereusement enturbannés... Au niveau graphique, Baladi s'est surpassé et propose un travail en couleur rare, mélange de découpages et de couleurs directes, et réalise ainsi certaines de ses plus pages. Le livre sortira peu avant le festival BDFIL, dont Baladi est cette année l'invité d'honneur (succédant entre autres à Zep, Blutch, Frederik Peeters, Anna Sommer, etc.)
Un été, quelque part en France, avant les réseaux sociaux et les téléphones portables. Il fait beau, il fait chaud, les vacances sont longues, les journées surtout. Où aller quand le décor mélange si peu de verdure et tant de béton, que faire quand on n'a rien à faire. C'est dans cette ambiance de désoeuvrement que l'on rencontre ces sales gosses ; souvent livrée à elle-même, à la recherche du moindre divertissement, la petite troupe se cherche et se tourne autour, se provoque et s'affronte, et petit à petit, se frotte au monde ? bref, fait les quatre cents coups. Fumer une première cigarette ? Fait. Un pétard dans une crotte chien ? Fait. Se planquer dans la cave ? Fait. Et après ? Par petites touches, à travers ces portraits d'enfants, c'est le chaos du monde que l'on devine : l'apprentissage de l'amour, la complexité des sentiments et des relations, la violence physique comme psychologique. Tout est déjà là, mais il manque encore l'indignation, et la révolte est bien timide. Car chaque enfant aborde son quotidien avec ses propre fêlures, ses propres tourments, et derrière, il y a la famille, absente, décomposée ou envahissante, et aussi, parfois, réconfortante, aimante. Peggy Adam se place ici en observatrice amusée de tout ce bruit et cette fureur, mais en démiurge bienveillant, ne tente de faire le procès ni des enfants, ni des parents. A l'instar de Plus ou moins..., Les Sales Gosses est une oeuvre drôle et emportée, qui décrypte avec humour et finesse les relations humaines dans ce qu'elles ont de plus délicat mais aussi de plus compliqué.