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La robe froissée. Edition bilingue français-arabe
Al-Masri Maram
BRUNO DOUCEY
13,20 €
Épuisé
EAN :9782362290275
D'où vient-elle? D'un pays de soleil, sur les rives orientales de la Méditerranée, là où furent trouvées les tablettes des premiers alphabets. Ses souvenirs ont la couleur des jardins suspendus, l'odeur du cumin et de la menthe, la transparence du verre soufflé. Maram al-Masri est née à Lattaquié, en Syrie. Ce n est pas dans son pays que je l'ai rencontrée, mais à Paris où les pas de l'exil l'ont portée. En 2009, une résidence d'écriture l'entraîne dans le nord de la France: Maram découvre les villes noyées de brume, les maisons qui se serrent les unes contre les autres comme pour se tenir chaud, une région aux antipodes de sa terre natale. Et pourtant... Pourtant, lorsque se mêlent rires d enfants et fragilités sociales, crises économiques et ambiance de fêtes foraines, le regard du poète ne connaît plus de frontières.
Cette édition préparée, présentée et traduite en français par la poétesse syrienne Maram al-Masri, réunit une cinquantaine de femmes poètes. Le lecteur français sera certainement surpris (et séduit) par la liberté de ton, de forme et de pensée de la plupart d'entre elles. Pour l'essentiel, elles écrivent hors des sentiers rebattus de la tradition. Leurs vers sont libres, leur vocabulaire est résolument contemporain, leurs images sont souvent étonnamment modernes ? une liberté formelle qui exprime une volonté de libération humaine. L'amour, le désir, les interdits sociaux ou religieux, la revendication de liberté et de dignité des femmes sont souvent le feu intérieur qui anime ces textes.
Ligne 8, direction Balard : Liberté - Bastille - Filles du Calvaire - Strasbourg Saint-Denis - Opéra. Ligne 3 : Père Lachaise... Chaque jour des millions d'hommes et de femmes se croisent dans le métro parisien, les yeux rivés à l'écran de leur téléphone mobile, pressés d'arriver à destination. Et pourtant, il y a tant à voir et tant à vivre dans ce monde souterrain. Tant de livres à déchiffrer sur les visages que l'on côtoie. Tant de scènes à filmer avec la caméra de l'empathie. Tant de jeunes et de vieux, de malades et de bien-portants, de riches et de pauvres emportés dans le même voyage. Il fallait un regard de poète pour mettre au jour l'inépuisable richesse de ces transports en commun. Ce regard, c'est une femme venue de Syrie qui nous l'offre, dans ces Métropoèmes écrits directement en français. La poésie aussi est un service public.
Maram al-Masri est née à Lattaquié, en Syrie. Après des études de littérature anglaise à Damas, où le recueil Je te menace d'une colombe blanche paraît en 1984, elle quitte sa terre natale et s'installe à Paris où elle connaîtra une situation difficile. En 1997, son second recueil, Cerise rouge sur un carrelage blanc, est publié à Tunis par les éditions de L'Or du Temps. La poésie de Maram al-Masri est alors saluée par la critique, des pays arabes puis traduite dans de nombreuses langues : en allemand, anglais, italien, espagnol, serbe, corse ou turc. En 2003, les éditions PHI font paraître une traduction française de ce second recueil préfacé par Lionel Ray. Quatre ans plus tard, les éditions Al Manar publient Je te regarde, recueil initialement publié à Beyrouth, qui obtient le Prix de poésie de la SGOL, que Maram al-Masri partage avec Bruno Doucey. Je te menace d'une colombe blanche, traduit de l'arabe par François-Michel Durazzo, est publié pour la première fois en français par les éditions Seghers en 2008. L'année suivante, un recueil composé de portraits de femmes victimes de violences paraît aux éditions Le Temps des Cerises sous le titre Les Ames aux pieds nus. Chacune de ces oeuvres contribue à faire de Maram al-Masri l'une des voix les plus attachantes et les plus singulières du monde arabe.
« ? À tout hasard, serais-tu communiste ?? Non, pourquoi ? Je devrais ?? Ah, je m'en doutais ! Tu n'es pas communiste, tu es simplement poète, la bestiole la plus nuisible de la terre sud-africaine ! Ainsi, tu as des sentiments. Tu en as même pour des gens qui nous sont inférieurs, et tu oses me demander de publier ton torchon humaniste... Tout ça pour un nourrisson noir, un avorton dont la couleur et le sexe n'ont jamais compté pour personne. Es-tu devenue folle, Ingrid ? »1er avril 1960 : un bébé noir est tué par la police dans un ghetto d'Afrique du Sud. C'en est trop pour Ingrid Jonker. Cette jeune poète, fille d'un dignitaire de l'apartheid, écrit un poème bouleversant après ce drame.Mai 1994 : Mandela lit devant les députés médusés le poème d'Ingrid Jonker.Faisant alterner avec brio la grande figure de Mandela et la fragile silhouette de la poète, Nimrod nous entraîne dans la douloureuse tragédie d'un pays qui se mêle au mal de vivre d'Ingrid. Comment survivre quand votre père est une ordure et qu'il vous renie ?4e de couverture : « ? À tout hasard, serais-tu communiste ?? Non, pourquoi ? Je devrais ?? Ah, je m'en doutais ! Tu n'es pas communiste, tu es simplement poète, la bestiole la plus nuisible de la terre sud-africaine ! Ainsi, tu as des sentiments. Tu en as même pour des gens qui nous sont inférieurs, et tu oses me demander de publier ton torchon humaniste... Tout ça pour un nourrisson noir, un avorton dont la couleur et le sexe n'ont jamais compté pour personne. Es-tu devenue folle, Ingrid ? »1er avril 1960 : un bébé noir est tué par la police dans un ghetto d'Afrique du Sud. C'en est trop pour Ingrid Jonker. Cette jeune poète, fille d'un dignitaire de l'apartheid, écrit un poème bouleversant après ce drame.Mai 1994 : Mandela lit devant les députés médusés le poème d'Ingrid Jonker.Faisant alterner avec brio la grande figure de Mandela et la fragile silhouette de la poète, Nimrod nous entraîne dans la douloureuse tragédie d'un pays qui se mêle au mal de vivre d'Ingrid. Comment survivre quand votre père est une ordure et qu'il vous renie ?
signe 1Ainsi on se retrouveface à facepoitrine contre poitrineventre contre ventreon se colle, on se mélangeon se ramasse, on s'allonge, on s'enrouleon s'éloigne, on se rapprocheon se repousse, on s'attireon trembleon transpirejusqu'à ladélivrance
Résumé : "Je sais que tu m'as inventée, Que je suis née de ton regard, Toi qui donnais lumière aux arbres, Mais depuis que tu m'as quittée, Pour un sommeil qui te dévore, Je m'applique à te redonner, Dans le nid tremblant de mes mains, Une part de jour assez douce, Pour t'obliger à vivre encore".