Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Psychosomatique et maladie d'Alzheimer
Al-Husseini Leila ; Gombert Chantal
EDK
22,00 €
Épuisé
EAN :9782842541675
L'espace, le temps et des mots pour désigner les choses suffisent pour constituer les fondements du monde dans lequel nous vivons. Sans doute faut-il aussi ajouter les liens affectifs qui donnent à ce monde sa dimension proprement humaine. Et c'est précisément tous ces repères essentiels qui se trouvent frontalement attaqués par la maladie d'Alzheimer dans laquelle tout peut finir par s'effacer, sauf peut-être l'attachement. Considérée comme une pathologie neurologique à l'étiologie mystérieuse, la maladie d'Alzheimer est traitée exclusivement à coup de psychotropes qui s'avèrent parfois excessifs, voire dangereux, au détriment d'autres options possibles dont, en premier lieu, la psychosomatique relationnelle qui déplace l'intérêt de la maladie au malade. C'est cette démarche novatrice que Leila Al-Husseini a choisie, envers et contre tout, pour acquérir finalement une longue expérience clinique de cette pathologie dont le texte "Mémoire de l'oubli" rend compte. Et c'est encore ce travail très spécial, qui place tout le processus de création dans la relation, qui se retrouve dans la très belle observation que Chantal Gombert rapporte ici. Il s'agit d'une femme poète et écrivain de langue bretonne qui émerge d'un long silence se confondant avec la perte inéluctable de la langue. Fins dernières d'un poète qui vont au-delà de la mort pressentie, qui traverse le silence ultime.
Dans ce livre, deux générations différentes d'égyptiens, que bien des choses séparent, mais que réunit leur amour de l'Egypte et leur foi dans la liberté, se penchent ensemble sur le mystère de la révolution du 25 janvier 2011
Dans une première partie, l'auteur fait une synthèse des écrits qui, depuis plusieurs années, ont tenté de cerner l'histoire et l'origine de la fraction berbère connue sous le vocable "Targui " ou "Touareg ", mais qui ignore ces appellations et s'identifie elle-même comme étant les " Kel Tamajeq " (ceux qui parlent Tamajeq, le berbère) ou " Kel Taguelmoust " (ceux qui portent le voile). Il a également décrit le processus du peuplement du Sahara et du Sahel par ces populations venues de l'Afrique du nord sous la poussée des Romains et en fuyant l'islamisation avant de devenir les vecteurs de cette nouvelle religion. L'auteur décrit, l'histoire tumultueuse de ce peuple en rappelant les combats qu'il a jadis dû livrer pour défendre ses territoires en Afrique du nord, contre des envahisseurs étrangers. Il décrit aussi le processus du peuplement du Sahara et du Sahel par les Kel Tamajeq qui ont dû s'imposer aux populations autochtones. Dans une deuxième partie l'auteur rappelle les luttes que les Kel Tamajeq ont livrées pour protéger leurs territoires de l'invasion coloniale française. Enfin, dans la troisième partie de l'ouvrage l'auteur relate des évènements plus contemporains à savoir les rébellions dites " touarègues ", jusqu'à la signature de l'Accord de Paix définitive le 24 avril 1995, entre le gouvernement nigérien et les mouvements rebelles, ainsi que l'application dudit Accord par les parties.
Résumé : "Probablement la plus belle réalisation de la littérature palestinienne en prose", selon Mahmoud Darwich, ce récit autobiographique retrace les années que l'auteur a passées en tant qu'étudiant aux Etats-Unis, et en particulier sa rencontre avec un soufi d'origine turque, mi-sage mi-fou et clochard à l'occasion, qui marquera durablement sa vie et sa pensée. Il s'agit d'abord d'un voyage initiatique, au cours duquel l'auteur nous entraîne dans ses paysages intérieurs : perte d'évidence, quête perpétuelle du sens et surtout questionnement sur la folie, thème central du livre. Fin connaisseur du patrimoine littéraire arabe - et mondial -, Hussein al-Barghouti restitue avec beaucoup de finesse, en alternant description, introspection et méditation, la tension constante entre ces deux parties constitutives de lui-même : l'imaginaire populaire palestinien, empreint à la fois d'une sensualité terrienne et d'une spiritualité quasi païenne et, à l'opposé, la modernité urbaine, théâtre de toutes les expérimentations, mais aussi de toutes les incommunicabilités.
« Ma religion nous a-t-elle maudites, uniquement parce que nous sommes des femmes? Je me suis battue contre le code pénal soudanais, en vertu duquel une femme peut être arrêtée et condamnée à 40 coups de fouet. Cette bataille m'a rendue célèbre, mais elle est derrière moi. Je me bats désormais pour toutes ces femmes rencontrées en Europe et dans les pays arabes, auxquelles on adit tant de fois qu'elles sont d'éternelles mineures, qu'elles ont fini par intégrer cette donne. Je me bats au nom de ma religion, l'islam, contre la sclérose des mentalités, issue de lois dites musulmanes mais établies par des hommes. Mon devoir premier, en tant que musulmane, est de lire la parole d'Allah, telle que consignée dans le Coran, et de m'y soumettre. J'ai donc lu les versets relatifs à mon champ d'exploration, sans idées préconçues. Je me suis plongée dans les recueils de hadiths qui les prolongent. J'ai lu les exégèses, j'ai rencontré des théologiens de toutes les écoles, j'ai eu recours à des dictionnaires et à des traités de linguistique, de rhétorique et de grammaire, consciente de la très lourde responsabilité que je me suis donnée. Force est de constater que la religion forgée par les hommes, au fil des siècles, au nom d'Allah, n'est plus la religion d'Allah. Bien des mots ont été dévoyés, des mots qui, souvent, ont concerné le statut des femmes. Tant et si bien que les ordres ont cessé d'être ceux d'Allah et sont devenus une longue litanie de châtiments terrestres. Faut-il alors obéir à Allah, ou aux hommes qui disent parler en son nom? Faut-il enterrer vivantes des femmes qui ne demandent rien d'autre que le droit de vivre? » Lubna A al-Hussein
La violence s'étend. Comme une mauvaise herbe, elle s'enracine dans nos sociétés européennes avec une sauvagerie nouvelle qui engendre la peur au point de sembler moins l'effet d'une politique locale que d'une civilisation, peut-être même de l'abandon de toute idée de civilisation. Parce que ce livre est composé à plusieurs voix, il jette un éclairage bref mais précis sur les différentes causes de la violence. Des auteurs de plusieurs pays et de différents corps de métiers analysent la singularité de la violence selon l'angle où chacun l'observe. On découvre ainsi que la violence n'est pas monolithique, anonyme, mais qu'elle procède de l'histoire des pays, parfois de l'oubli de leur histoire. Architecte-urbaniste, avocat, journaliste, psychanalystes psychiatres, psychologues mais aussi ados d'une de ces banlieues oubliées, aident à préciser les conditions des manifestations de la violence dans la ville, dans la société, dans la clinique et les différentes fonctions qu'elle peut prendre. Ainsi, ces ados des cités témoignent ici que, convertie, la violence peut aussi devenir vie, énergie et régénérer pour créer, comme ce "polar" qu'ils ont publié alors que brûlaient des autobus.
Marty François ; Danan Albert ; Cady Sylvie ; Sibo
Toute psychothérapie, qui touche à l'âme et au corps et qui se veut novatrice, doit entraîner une autre vision de la thérapeutique. Cet ouvrage entend montrer qu'à partir de la relation donnée, il est possible de créer des méthodes psychothérapiques nouvelles pour prendre soin des personnes présentant une pathologie psycho- somatique à un moment crucial de leur vie. Psychothérapies qui ne s'avèrent efficaces que parce qu'elles constituent avant tout des moyens de faire des découvertes, dans le sens de la connaissance de l'autre. Disons-le clairement il ne s'agit pas ici d'appliquer une méthode, au risque de s'enfermer dans la redondance, mais plutôt de créer pour que chacun, selon ce qu'il fait, ce qu'il est, apporte librement sa contribution. Et il est important que tout cela aboutisse à un ensemble où peuvent se reconnaître l'unité et la diversité d'une seule et même situation relationnelle. Si, d'un bout à l'autre de ces travaux, l'affect et la pathologie psychosomatique constituent le fil conducteur de toute visée thérapeutique, il y a là comme une manière de restituer à la relation et à la conscience onirique une place qui doit lui revenir, mais que ne cesse d'occulter une adaptation s'effectuant à l'intérieur d'un contexte socioculturel marqué par le banal.
La cuisine est une science. Il existe une relation étroite entre élaborer une recette et entreprendre une recherche scientifique. Quelle que soit l'origine d'une recette, d'un livre ou inventée, il faudra faire le choix des ingrédients, les mélanger et les cuire de manière appropriée afin de ne pas altérer les substances actives qui composent les ingrédients. Une fois la cuisson terminée, il faudra analyser le goût et si nécessaire prévoir son amélioration. Améliorer une recette nécessite de connaître le ou les processus qui interviennent dans le développement des arômes, des saveurs et de la texture. Cette approche est similaire à celle développée par le scientifique. La relation entre l'élaboration des recettes, les substances nutritives qui composent les ingrédients et la santé de l'homme est issue de plusieurs disciplines de la recherche fondamentale et clinique. Au cours des dernières années, de nombreux travaux scientifiques ont été publiés sur le rôle de la nutrition et la réduction des risques dans les pathologies comme les maladies cardio-vasculaires ou les cancers. Le but principal de cet ouvrage a été d'identifier la structure chimique des composants actifs des ingrédients utilisés en cuisine (légumes, herbes aromatiques, épices) et qui entrent dans la préparation des recettes pour "végétariens" et "omnivores".