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Suis-je maudite ? La femme, la charia et le Coran
Ahmad Al-Hussein Lubna ; Kareh Tager Djénane
PLON
18,50 €
Épuisé
EAN :9782259212670
« Ma religion nous a-t-elle maudites, uniquement parce que nous sommes des femmes? Je me suis battue contre le code pénal soudanais, en vertu duquel une femme peut être arrêtée et condamnée à 40 coups de fouet. Cette bataille m'a rendue célèbre, mais elle est derrière moi. Je me bats désormais pour toutes ces femmes rencontrées en Europe et dans les pays arabes, auxquelles on adit tant de fois qu'elles sont d'éternelles mineures, qu'elles ont fini par intégrer cette donne. Je me bats au nom de ma religion, l'islam, contre la sclérose des mentalités, issue de lois dites musulmanes mais établies par des hommes. Mon devoir premier, en tant que musulmane, est de lire la parole d'Allah, telle que consignée dans le Coran, et de m'y soumettre. J'ai donc lu les versets relatifs à mon champ d'exploration, sans idées préconçues. Je me suis plongée dans les recueils de hadiths qui les prolongent. J'ai lu les exégèses, j'ai rencontré des théologiens de toutes les écoles, j'ai eu recours à des dictionnaires et à des traités de linguistique, de rhétorique et de grammaire, consciente de la très lourde responsabilité que je me suis donnée. Force est de constater que la religion forgée par les hommes, au fil des siècles, au nom d'Allah, n'est plus la religion d'Allah. Bien des mots ont été dévoyés, des mots qui, souvent, ont concerné le statut des femmes. Tant et si bien que les ordres ont cessé d'être ceux d'Allah et sont devenus une longue litanie de châtiments terrestres. Faut-il alors obéir à Allah, ou aux hommes qui disent parler en son nom? Faut-il enterrer vivantes des femmes qui ne demandent rien d'autre que le droit de vivre? » Lubna A al-Hussein
Ibn Al-Tayyib Al-Sarakhsi Ahmad ; Vaulx d'Arcy Gui
Les Epîtres des Frères en Pureté, ouvrage encyclopédique anonyme composé de 52 épîtres et à la datation inconnue, ont traversé l'histoire avec le titre prestigieux de "Coran des imams", clef philosophique donc du livre de Dieu. Ce qui se présente pourtant comme une somme des savoirs profanes (de la science du nombre à la magie), ne pouvait en sortir que plus mystérieuse, obscure, voire impénétrable, attribuée tout autant à la falsafa, aux mu?tazilites, aux soufis, à l'ismaélisme, au š??isme. La présente traduction de six épîtres (sur l'arithmétique, la géométrie, l'harmonie, la sagesse de la mort, les principes métaphysiques et le gouvernement) entend lire enfin l'ouvrage à la lumière de la raison et prendre au sérieux ses débuts mathématiques : la suite arithmétique établit certes l'ordre des nombres, mais raconte aussi la Création, réconcilie sciences et religions au-delà de leurs contradictions, dessine la stratégie de conquête du pouvoir et fonde le système politique juste. Une telle lecture conduit à la résolution du problème de la paternité de l'ouvrage : qui sont les Frères en Pureté se demande-t-on depuis la fin du Xe siècle ? Personne, ou bien tous ceux qui se défont de leur individualité et deviennent "une seule âme entre plusieurs corps". Mais qui est alors l'auteur de ce concept de fraternité ? A?mad b. a?-?ayyib as-Sara?s? (? - 899), élève du grand philosophe et mathématicien al-Kind?. L'importante présentation qui précède la traduction entend le démontrer.
Ce recueil de contes puise aux mêmes sources que les Mille et Une Nuits. L'auteur a rassemblé en un volume tous les récits extraordinaires que l'imagination arabe colportait depuis des siècles. Le lecteur se trouvera transporté dans les rues du Caire ou de Baghdad, où le prodige est monnaie courante car pour Qalyoûbî, comme pour tous les grands prosateurs arabes, la vraie merveille n'est-elle pas simplement d'exister sous le soleil, dans un monde où, pour peu qu'on veuille s'abandonner au courant de la vie, tout peut arriver ? L'on se retrouve en présence d'une des résurgences majeures de ce courant immémorial, venu du plus lointain Orient, d'où l'imagination des peuples a, depuis toujours, tiré les enchantements que l'on sait : à la fois divertissement et enseignement.
Keene Manuel ; Kaoukji Salam ; Al-Ahmad Al-Sabah N
C'est dans le sous-continent indien que l'art de la joaillerie a connu son plus bel essor, atteignant son apogée à l'époque des Grands Moghols. La collection al-Sabah du Musée national du Koweit possède parmi les plus belles pièces au monde produites durant cette période et le présent catalogue se propose de décrire dans toute leur splendeur les plus remarquables d'entre elles, la plupart n'ayant jamais fait l'objet d'une publication. S'offrent ainsi à notre regard plus de 300 pièces - bagues, colliers, boucles d'oreilles et bracelets, boîtes, coupes, fioles et dagues - toutes travaillées avec une finesse admirable. Autant d'oeuvres extraordinaires regroupées et analysées en treize chapitres thématiques qui abordent tour à tour les montures de gemmes, en particulier le serti kundan, les pierres dures à décor incrusté, le relief par martelage de métal précieux, les joyaux au revers en or gravé, les gemmes sur fond d'or à motif floral, l'évolution de l'art de l'émail, l'acier enrichi d'or, les objets sculptés, les ornements taillés en relief, le sertissage de gemmes taillées en relief, les gemmes aux formes remarquables et celles gravées d'inscriptions royales: enfin, l'ouvrage se conclut par une présentation de pièces regroupant tous les éléments qui témoignent du génie et de l'inventivité des plus grands artistes de l'époque. Véritable fête pour les yeux, ces chefs-d'oeuvre d'une richesse incroyable se trouvent pour la première fois réunis dans cet ouvrage qui ne peut qu'éblouir les amoureux de joyaux et d'objets précieux.Manuel Keene, éminente autorité dans le domaine de la joaillerie islamique et indienne, est le conservateur de la collection al-Sabah au Koweit, une des plus grandes collections d'art islamique au monde dont la richesse en joyaux indiens et islamiques reste inégalée. Il est l'auteur entre autres de l'article consacré aux bijoux dans The Encyclopedia o f Islam et du catalogue Islamic Jewelry in the Metropolitan Museum of Art.
Présentation de l'éditeur Conflits, affrontements polémiques... Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise, sous les constats de nos désunions. Au point de faire parfois oublier l'autre versant, tout aussi immense, celui de nos attachements, de nos retrouvailles, de nos solidarités. De quelle nature est donc ce lien humain, qui se tient à l'arrière-plan des déchirures ? Est-il inné ? Pluriel ? Spontané ? Sans cesse à construire ? Pour répondre à ces questions, Roger-Pol Droit explore ces " nous " auxquels nous participons et qui nous constituent : le " nous " de la famille, celui des amis et des amants, de ceux qui parlent une même langue, le " nous " des citoyens, le " nous " de l'humanité – sans oublier le " nous " des vivants, toutes espèces rassemblées. Dis-moi de quel " nous " tu parles, je te dirai ce qui le tisse et nous relie aux autres – telle est la maxime de cet essai incisif, qui éclaire cette question urgente d'une lumière inattendue.
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Résumé : De A à Z, Evelyne Lever nous invite à découvrir la part féminine de la royauté et nous propose un éclairage nouveau, original et passionnant sur le destin des souveraines d'Europe depuis l'époque médiévale jusqu'à nos jours. Peu de femmes ont régné. Reines par mariage, la plupart des princesses ont dû lutter pour s'imposer. Donner des héritiers au royaume était leur premier devoir. Malheur aux reines stériles ! Mais, par leur charme, leur patience et leur intelligence, certaines sont parvenues à exercer une réelle influence. L'amour était rarement au rendez-vous dans ces couples unis par la raison d'Etat. Epouses de monarques volages, elles n'avaient souvent pour seule consolation que la prière. Toute liaison leur était interdite, pourtant, l'entrée Amants est l'une des plus longues de ce dictionnaire ! Il faut attendre le XIXe siècle et surtout le XXe pour que les mariages d'inclination soient possibles. Femmes de pouvoir, héroïnes tragiques ou simples incarnations du devoir, ces souveraines ont, elles aussi, tissé l'histoire de l'Europe.
La psychanalyse est l'une des aventures les plus fortes du XXe siècle, un nouveau messianisme, né à Vienne entre 1895 et 1900, et inventé par des Juifs de la Haskala en quête d'une nouvelle terre promise : l'inconscient, la clinique des névroses et de la folie. Pour ce Dictionnaire amoureux, j'ai adopté le style de la leçon de choses afin d'éclairer le lecteur sur la manière dont la psychanalyse s'est nourrie de littérature, de cinéma, de voyages et de mythologies pour devenir une culture universelle. D'Amour à Zurich, en passant par Animaux, Buenos Aires, La Conscience de Zeno, Le Deuxième Sexe, Göttingen, Sherlock Holmes, Hollywood, Jésuites, La Lettre volée, Marilyn Monroe, New York, Paris, Psyché, Léonard de Vinci, etc., on trouvera ici une liste infinie d'expériences et de mots qui permettent de tracer l'histoire et la géographie de cette aventure de l'esprit en permanente métamorphose."