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La pratique du soufisme. Quatorze petits traités
Al-Din Kubra Najm
ECLAT
28,50 €
Épuisé
EAN :9782841620593
Les textes traduits ici constituent un ensemble dont l'essentiel est consacré à définir les règles de l'initiation et de l'éducation spirituelle. Leur portée est avant tout pratique. On peut ainsi mesurer à quel point Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221) fut plus un guide spirituel soucieux de conduire ses disciples jusqu'à leur but, qu'un doctrinaire du soufisme. Cependant, la pratique du soufisme ne saurait se séparer d'une doctrine d'ensemble qui la fonde et qui l'organise dans la cohérence du discours. On trouvera donc dans ces traités maints éléments qui complètent ce que Najm al-dîn Kubrâ a davantage développé dans Les Éclosions de la beauté et les Parfums de la majesté, paru dans cette même collection. Sont ici traduits, et amplement présentés, les traités suivants : Traité pour le fou d'amour ; Traité des dix principes ; Les bons usages des soufis ; Livre des bons usages de l'itinéraire vers la présence ; Traité du voyageur extatique ; Traité de la retraite spirituelle ; Conseils pour l'élite ; Réponses aux neuf questions ; Traité de soufisme ; Traité des bons usages des itinérants ; Les voies de la connaissance du manteau mystique ; Traité du navire ; Réponses à quelques questions I ; Réponses à quelques questions II.
Le présent ouvrage est un essai de traduction de la célèbre Fatwa du juriste Shafiite de renom et soufi prolifique al-Suyuti (m. 911 H) qui a été rédigée dans l'optique d'argumenter scientifiquement sur la possibilité de la vision des Prophètes et des anges à l'état d'éveil. Ceci en s'appuyant notamment sur des récits authentiques du Prophète, des Compagnons, des pieux prédécesseurs et des savants postérieurs.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Sadr al-Dîn al-Sîrâzî Muhammad ibn Ibrahim ; Jambe
Résumé : Mullâ Sadrâ est l'un des plus grands penseurs de l'Islam. Il vécut en Iran à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, sous le règne de Shâh Abbâs 1er. Son oeuvre y est considérée, aujourd'hui encore, comme le système complet des sciences philosophiques et elle occupe une place centrale dans l'enseignement de la sagesse spirituelle. Résolument orientée vers un pôle de méditation mystique, cette lecture du Verset de la Lumière (Coran 24 : 35) est une oeuvre d'art, éclairée par l'aveuglante lumière que la présence divine projette sur les miroirs des formes et des images : Dieu est apparition, et l'homme, en sa nature parfaite, est la plus complète manifestation de cette expansion de la lumière divine. Ce chef-d'oeuvre de l'exégèse symbolique shî'ite culmine en une métaphysique de l'amour, où il découvre le sens caché de la vocation prophétique. Il repose tout entier sur cette parole étonnante de l'Imâm Alî ibn Abî Tâlib : " Je ne pourrais pas servir un seigneur que je ne verrais pas. "
Résumé : Fritz Meier et Henry Corbin avaient attiré l'attention depuis longtemps sur ce grand maître du soufisme iranien que fut Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221). Toutefois ce traité, sans nul doute le plus important du maître, n'avait jamais été traduit. Najm al-dîn Kubrâ y aborde principalement les expériences que traverse le voyageur dans son itinéraire mystique, notamment la perception des lumières de couleur et l'accession à la sainteté marquée par le don du nom suprême de Dieu. Le saint que nous décrit Najm al-dîn Kubrâ est ce voyageur qui s'anéantit dans cet amour fervent nocturne que le maître place au-dessus de la connaissance mystique. Il apparaît ainsi davantage que son contemporain méridional illuminé par la diurne clarté de cette connaissance, Rûzbehân de Shîrâz, comme un pur mystique de l'amour fou. La méditation de Najm al-dîn Kubrâ offre une doctrine éclatée non spéculative dont le motif essentiel est la pratique et constitue une exhortation à la sincérité et à l'envol du désir. Le maître du Khwârazm fut aussi le témoin de l'immense cataclysme qui a ravagé l'Iran au début du XIIIe siècle. Il offre l'image d'un saint qui ne demeure pas enfermé dans son couvent, mais qui, animé d'un courage extraordinaire, refuse de fuir devant les Mongols et prend même les armes pour les combattre jusqu'à la mort sur les remparts de Khwârazm, non sans avoir auparavant achevé la formation de ses derniers disciples.
Dans le domaine métaphysique, le philosophe et théologien médiéval Guillaume d'Occam énonça des préceptes de simplicité passés à la postérité sous le nom de " Rasoir d'Occam " et sous la forme d'une injonction: Il ne faut pas multiplier les êtres et les principes d'explication au-delà de ce qui est nécessaire. Le " Rasoir de Kant " fait jouer ce même principe d'économie dans le domaine moral, et permet ainsi de dessiner les contours d'une éthique minimaliste, mais non moins propre à la vie sociale. Plus de deux cents ans après Diderot, Ruwen Ogien repose, à sa manière, la question du Supplément au voyage de Bougainville concernant les " inconvénients d'attacher des idées morales à certaines actions qui n'en comportent pas ", et soumet la réflexion morale à un diagnostic qui décevra sans doute les amateurs de certitude, mais réjouira ceux qui se refusent à la réduire au moralisme ambiant.
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.
A partir du jour où, du fait des lois raciales anti-juives, le père de l'auteur est renvoyé de l'Orchestre de la Radio Diffusion italienne où il était violoniste, l'enfance d'Aldo Zargani se déroulera dans un en-deçà du temps fait de déménagements à la sauvette, errances tragi-comiques d'une ville à l'autre, d'une logeuse à l'autre, d'une cache à l'autre, sans que jamais l'espoir de retrouver la lumière ne soit perdu. "Sept ans de malheur" dans la vie d'un enfant, dont l'auteur porte la marque et qu'il relate pourtant avec une verve et une pudeur qu'on a comparées à celles d'un Federico Fellini aux prises avec sa propre enfance dans l'Italie fasciste. Premiers émois amoureux, premières peurs, premiers enthousiasmes et toujours l'amour de ses proches comme mot de passe pour échapper aux situations les plus tragiques. Récompensé par plusieurs prix littéraires lors de sa parution en Italie Pour violon seul a été également traduit en anglais (USA), en allemand et en espagnol, avec chaque fois un succès retentissant.
Depuis la parution de Eichmann à Jérusalem de Hannah Arendt en 1962, le concept central du livre, la « banalité du mal », a fait l?objet de très nombreuses polémiques et discussions, dont les pièces sont données en appendice de ce volume. Mais aujourd?hui, à l?occasion du 50ème anniversaire du procès Eichmann, des historiens, des psychiatres, des écrivains et des philosophes engagent un débat posthume avec l?auteur du « reportage», autour des destins de ce concept, qui a permis de méditer les écrits et dires des exécuteurs et des rescapés, mais n?a pas résolu l?énigme de cette banalisation des bourreaux, qui a transformé ces criminels exterminateurs en « hommes ordinaires ». Comment la banalisation de la « banalité du mal » a-t-elle joué contre le sens de la formule est au coeur de la discussion contemporaine.