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Résonances, entre corps et psyché
AIN JOYCE
ERES
23,50 €
Épuisé
EAN :9782749203560
Pourquoi tombons-nous malades ? Comment se fait-il que, placés dans les mêmes conditions environnementales, sociales, affectives, et confrontés à un risque identique, certains vont contracter la maladie et d'autres pas ? Peut-on avoir mal à l'âme plutôt qu'au c?ur ? Une souffrance morale extrême à la suite d'un décès ou d'une séparation provoquerait-elle un infarctus ou un cancer ? Un stress violent serait-il à l'origine d'un eczéma ? Comment penser ces traces qui s'inscrivent sur et dans le corps ? Sont-elles des marques de la rupture ou de la continuité d'une transmission des générations passées à celles à venir ? Sont-elles à entendre dans la normalité ou la pathologie du corps mémorisant dans lequel elles résonnent ? Si la réponse à ces questions reste encore un sujet de controverse, tout le monde s'accorde néanmoins pour reconnaître aujourd'hui que le corps et l'esprit sont étroitement liés et structurent l'Etre. Avancée de la médecine psychosomatique, progression des neurosciences, émergence de travaux français et anglo-saxons sur le développement du f?tus et du bébé, travaux psychanalytiques nourrissent la réflexion sur les résonances complexes entre corps et psyché. La diversité des auteurs réunis montre que le débat est toujours ouvert sur la question du sens des pathologies somatiques, de la signification symbolique du symptôme, comme au temps de Freud, Groddeck et Ferenczi, ou d'Alexander, Marty et Valabrega.
Survivance signifie à la fois l'état de quelqu'un qui a survécu et ce qui reste du passé dans le présent. Ainsi l'ambiguïté de ce terme provoque une réflexion qui oscille entre plusieurs pâles - pessimisme-optimisme, enfance-vieillesse, passé-actuel, traumatisme-élaboration, préhistoire-histoire, naissance-mort, etc. - que les auteurs de cet ouvrage ont explorés à leur façon. Que se passe-t-il de différent pour ceux qui, dans la maladie ou la détresse, élaborent des processus de survie alors que d'autres n'y parviennent pas ? Dans des situations ultimes comme la Shoah, la seule façon de survivre consisterait-elle à s'accrocher au projet de témoigner, de transmettre, de laisser une trace ? Comment comprendre l'idée paradoxale du suicide pour " survivre " ou celle de l'euthanasie pour garder intacte l'image de l'être aimé ? Comment la créativité intègre-t-elle la violence de ces pulsions de vie et de mort ? Peut-on trouver un sens à cette aspiration à préserver l'objet interne dans les souvenirs, les traditions, les vestiges, symboles et ?uvres d'art, autant de survivances de l'humain dans un élan vital de création... ? Suivant le fil rouge de la survie psychique en ce qu'elle est la lutte essentielle de l'humain dans son besoin de trouver un sens à la vie, cet ouvrage analyse ces mouvements, fluctuant entre destructivité et créativité, depuis la résistance pour la survie par agrippement au corps dans la lutte contre la maladie et la mort jusqu'aux survivances élaborées dans les traces, la mémoire ou la reconstitution de ce qui a menacé la vie psychique ou réelle.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Tout semble devenu mouvant. Ce qui était solide hier se dérobe aujourd'hui, au point que l'on n'ose plus envisager demain. Tout est devenu sujet d'interrogation, voire de menace, et rien ne semble définitivement acquis. Nous avons le sentiment de vivre au milieu d'un vaste chantier en perpétuel changement : le système éducatif, les institutions, la religion, la morale..., tout est bousculé, remis en cause. Du coup, la question nous habite, lancinante : que transmettre ? Comment transmettre ? En effet, chacun vit sa propre histoire comme originale, marquée du sceau de l'individuel et du singulier même si la question de l'origine, marquée par ce qui nous échappe, reste essentielle. Le sujet se trouve pourtant rappelé dans son lien à l'autre, en termes d'héritage et de filiation, du côté du biologique, du social et du culturel. La famille est particulièrement concernée par la transmission entre générations, et les rapports de filiation illustrent l'inscription singulière d'un sujet, de la conception à la mort, introduisant la problématique du rapport entre l'individu et le groupe. En quoi les aléas et les vicissitudes que chacun de ses membres peut connaître sont-ils à même de modifier en profondeur la nature des liens qui s'y tissent, remanier les attentes conjugales ou parentales, peser sur les affiliations et donner lieu à transmission, héritage ou répétition pour les générations suivantes ? Car la transmission peut opérer en négatif à travers les points de butée constitués par ce qui est caché, encrypté, par les lacunes laissées en nous par les secrets des autres. Si la transmission peut être traumatique, l'acte de transmettre entraîne avant tout le don, mais aussi la dette. Il permet et rend accessible le processus de symbolisation. Transmissions, communications, secrets, répétitions, filiations et liens transgénérationels, explorés ici par les auteurs de cet ouvrage, sont ainsi étroitement mêlés à travers l'arbre de vie.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.