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Passions, aliénation et liberté
AIN JOYCE
ERES
18,50 €
Épuisé
EAN :9782865869565
Si le mot " Passion " peut paraître aujourd'hui désuet ou terriblement d'actualité, est-ce dû à son caractère essentiellement paradoxal, positif et/ou négatif, créateur et/ou destructeur, ou plutôt à la difficulté de notre vie contemporaine qui nous rend plus aptes à subir, et donc à nous aliéner, qu'à assumer, à développer notre liberté de choix et d'investissement ? " Toute liaison passionnée, nous dit J-D Vincent, est réversible dans le vivant et suscite d'elle-même la force qui s'y oppose : l'aversion au plaisir, la haine à l'amour, la satiété à la faim, le dégoût à l'envie ". Signifiant une attention aiguë à l'existence, la passion définirait-elle la vie de l'homme livrant le seul combat intéressant entre plaisir et souffrance ? Cette question est abordée dans cet ouvrage, à travers des exemples multiples. Passion professionnelle, artistique, amoureuse, idéologique, religieuse, elle est implacable comme le temps qu'elle tente de nier, et peut se figurer comme une poussée constante, pulsion qui ne cesse de cerner son objet, dans une quête interminable. Mais peut-on voir dans cette ouverture offerte par la passion une espérance de liberté ?
Pourquoi tombons-nous malades ? Comment se fait-il que, placés dans les mêmes conditions environnementales, sociales, affectives, et confrontés à un risque identique, certains vont contracter la maladie et d'autres pas ? Peut-on avoir mal à l'âme plutôt qu'au c?ur ? Une souffrance morale extrême à la suite d'un décès ou d'une séparation provoquerait-elle un infarctus ou un cancer ? Un stress violent serait-il à l'origine d'un eczéma ? Comment penser ces traces qui s'inscrivent sur et dans le corps ? Sont-elles des marques de la rupture ou de la continuité d'une transmission des générations passées à celles à venir ? Sont-elles à entendre dans la normalité ou la pathologie du corps mémorisant dans lequel elles résonnent ? Si la réponse à ces questions reste encore un sujet de controverse, tout le monde s'accorde néanmoins pour reconnaître aujourd'hui que le corps et l'esprit sont étroitement liés et structurent l'Etre. Avancée de la médecine psychosomatique, progression des neurosciences, émergence de travaux français et anglo-saxons sur le développement du f?tus et du bébé, travaux psychanalytiques nourrissent la réflexion sur les résonances complexes entre corps et psyché. La diversité des auteurs réunis montre que le débat est toujours ouvert sur la question du sens des pathologies somatiques, de la signification symbolique du symptôme, comme au temps de Freud, Groddeck et Ferenczi, ou d'Alexander, Marty et Valabrega.
Tout semble devenu mouvant. Ce qui était solide hier se dérobe aujourd'hui, au point que l'on n'ose plus envisager demain. Tout est devenu sujet d'interrogation, voire de menace, et rien ne semble définitivement acquis. Nous avons le sentiment de vivre au milieu d'un vaste chantier en perpétuel changement : le système éducatif, les institutions, la religion, la morale..., tout est bousculé, remis en cause. Du coup, la question nous habite, lancinante : que transmettre ? Comment transmettre ? En effet, chacun vit sa propre histoire comme originale, marquée du sceau de l'individuel et du singulier même si la question de l'origine, marquée par ce qui nous échappe, reste essentielle. Le sujet se trouve pourtant rappelé dans son lien à l'autre, en termes d'héritage et de filiation, du côté du biologique, du social et du culturel. La famille est particulièrement concernée par la transmission entre générations, et les rapports de filiation illustrent l'inscription singulière d'un sujet, de la conception à la mort, introduisant la problématique du rapport entre l'individu et le groupe. En quoi les aléas et les vicissitudes que chacun de ses membres peut connaître sont-ils à même de modifier en profondeur la nature des liens qui s'y tissent, remanier les attentes conjugales ou parentales, peser sur les affiliations et donner lieu à transmission, héritage ou répétition pour les générations suivantes ? Car la transmission peut opérer en négatif à travers les points de butée constitués par ce qui est caché, encrypté, par les lacunes laissées en nous par les secrets des autres. Si la transmission peut être traumatique, l'acte de transmettre entraîne avant tout le don, mais aussi la dette. Il permet et rend accessible le processus de symbolisation. Transmissions, communications, secrets, répétitions, filiations et liens transgénérationels, explorés ici par les auteurs de cet ouvrage, sont ainsi étroitement mêlés à travers l'arbre de vie.
Un élève frappe un autre élève dans la cour d'un établissement scolaire. Un enseignant humilie ses élèves cours après cours. Un homme bat sa compagne. Une femme rabaisse son compagnon. Un manager harcèle ses collègues. Un automobiliste s'en prend physiquement aux autres pour une place de parking. Dans toutes ces situations, la violence n'est plus seulement un mot malheureux ou un accès de fureur sans lendemain, mais un réflexe, un langage, une manière d'être. Il s'agit là d'un environnement propice à des violences souterraines, insidieuses, rampantes? entre violence réactive et désespoir social? Se propagent alors des relations "en faux" où la confiance n'est plus possible en famille ou dans l'entreprise, l'Etat et la religion. De plus en plus, on peut dire que ce siècle est devenu celui de la violence "spectacle" dont les médias se font à chaque fois complices. Pourtant puisque la pulsion agressive existe au plus profond des gènes de chaque être vivant, du plus rudimentaire comme l'amie au plus développé comme l'homme, elle doit avoir son utilité dans la survie des espèces et dans la perpétuation de la vie elle-même. Si l'être humain souhaite s'élever au-dessus de la nature, peut-il, pour autant, renier ou renoncer à cette pulsion agressive sans se mettre en danger? Ne doit-il pas plutôt éduquer cette pulsion afin de lui donner une visée constructive et structurante, tant dans une dimension individuelle que sociale?
Survivance signifie à la fois l'état de quelqu'un qui a survécu et ce qui reste du passé dans le présent. Ainsi l'ambiguïté de ce terme provoque une réflexion qui oscille entre plusieurs pâles - pessimisme-optimisme, enfance-vieillesse, passé-actuel, traumatisme-élaboration, préhistoire-histoire, naissance-mort, etc. - que les auteurs de cet ouvrage ont explorés à leur façon. Que se passe-t-il de différent pour ceux qui, dans la maladie ou la détresse, élaborent des processus de survie alors que d'autres n'y parviennent pas ? Dans des situations ultimes comme la Shoah, la seule façon de survivre consisterait-elle à s'accrocher au projet de témoigner, de transmettre, de laisser une trace ? Comment comprendre l'idée paradoxale du suicide pour " survivre " ou celle de l'euthanasie pour garder intacte l'image de l'être aimé ? Comment la créativité intègre-t-elle la violence de ces pulsions de vie et de mort ? Peut-on trouver un sens à cette aspiration à préserver l'objet interne dans les souvenirs, les traditions, les vestiges, symboles et ?uvres d'art, autant de survivances de l'humain dans un élan vital de création... ? Suivant le fil rouge de la survie psychique en ce qu'elle est la lutte essentielle de l'humain dans son besoin de trouver un sens à la vie, cet ouvrage analyse ces mouvements, fluctuant entre destructivité et créativité, depuis la résistance pour la survie par agrippement au corps dans la lutte contre la maladie et la mort jusqu'aux survivances élaborées dans les traces, la mémoire ou la reconstitution de ce qui a menacé la vie psychique ou réelle.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.