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Fan-tan
Ai Weiwei
MANUELLA
30,00 €
Épuisé
EAN :9782917217993
Fan-Tan tresse plusieurs histoires. Celle de l'artiste, à travers une cinquantaine de pièces, dont deux créées spécialement pour Marseille et le Mucem. Celle de son père, le poète Ai Qing, qui séjourna au siècle dernier à Marseille et dont les poèmes qu'il écrivit sur la ville sont reproduits. Celle des relations franco-chinoises du XIXe siècle à nos jours, marquées notamment par le cadeau que les Chinois ont fait aux Alliés au début de la Première Guerre mondiale : un char nommé Fan-Tan, dont la silhouette est reproduite sur la couverture de l'ouvrage. Autant de perspectives qui permettent d'appréhender la polysémie de son oeuvre. Richement illustré, Fan-Tan donne également à voir l'évolution d'un travail, depuis les ready-made de la période de jeunesse à New York jusqu'aux installations récentes et au film sur la "jungle" de Calais. Elles sont mises en dialogue avec une sélection d'objets des collections du Mucem. Plusieurs entretiens apportent un éclairage sur Ai Weiwei qui, quelques décennies après son père, écrit à son tour un chapitre de son histoire avec Marseille. "Ai Weiwei Fan-Tan", exposition au Mucem du 20 juin au 12 novembre 2018.
Résumé : Parler des réfugiés sans faire de préconisation politique, d'analyse historique, ou géopolitique. Parler des réfugiés en explorant beaucoup plus radical, la condition humaine. Telle est la force d'Ai Weiwei. Nous donner à sentir l'extranéité à travers sa propre expérience d'exilé. Nous faire entendre que la question de l'exil est avant tout un problème d'être, pas un problème d'avoir, aussi démunis soient les réfugiés. Et le faire entendre simplement. Au passage, nous trouvons bien des réponses à l'engagement d'Ai Weiwei et aux motivations de sa créativité débordante...
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Résumé : Ai Weiwei est l'artiste de tous les superlatifs : figure majeure de l'art contemporain dont les ?uvres atteignent des prix astronomiques, il est à la fois plasticien, photographe, sculpteur, blogueur? Iconoclaste et provocateur, son ?uvre bouillonnante, d'une vitalité époustouflante, ne laisse personne indifférent, à commencer par les autorités chinoises qui l'on assigné à résidence pendant longtemps, ce qui n'a pas empêché le monde entier de célébrer ses ?uvres. Curieusement, sa présence est plus rare à Paris, où il a fallu attendre 2012 pour que la galerie du Jeu de Paume lui consacre une première grande exposition. Lui qui aime mêler l'art à la vie et à l'urbain a choisi d'exposer, en janvier 2016, dans un lieu étonnant de la capitale : Le Bon Marché. Une façon malicieuse de décloisonner et de désacraliser l'art contemporain, en installant ses ?uvres dans le temple parisien de la mode et du luxe. Ce livre est le carnet de bord de cette aventure et de cette collaboration exceptionnelles. À l'image de Ai Weiwei, ce livre d'artiste éclectique réunit ses dessins et son cahier d'inspiration, ainsi que les dizaines de photos et selfies réalisés pendant les mois de conception et de présentation. Une rencontre intime et privilégiée avec un artiste unique.
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.
En 2017, alors qu'il célèbre ses quarante ans d'existence, le Centre Pompidou propose à Philippe Artières d'intervenir dans l'institution durant toute une année. L'historien imagine alors le Bureau des archives populaires. "Confiez-moi l'un de vos souvenirs du Centre Pompidou ! " C'est par ces mots que Philippe Artières s'adresse au public. Revêtu d'une blouse grise, installé derrière un bureau en carton confectionné pour l'occasion, il attend les visiteurs à l'intérieur du Centre. Il recueille leur parole, leurs souvenirs et parfois même des documents, autant de témoignages intimes, de microhistoires, qu'il collecte précieusement et qui constituent une archive sur le lien sensible entre une institution et ses visiteurs, sur le lien personnel que ceux-ci entretiennent avec l'art et la culture. Dans ce petit théâtre se joue un face-à-face inédit entre le corps de l'historien et le corps du témoin qui, au-delà de la transmission de mémoire, nous invite à une réflexion sur l'histoire en train de se faire, sur la pratique de l'histoire du très contemporain, lorsqu'elle "se risque dans l'instant de notre présent".
Prego Ignacio ; Rouvière Nicolas ; Durand Jean-Mar
Construire un Palais de Justice à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), quand on est une agence d'architecture parisienne, sans faire un geste souverain d'autorité métropolitaine déconnectée des réalités, est à la fois un défi et une grande responsabilité. Un Palais de Justice est souvent un bâtiment traditionnellement imposant, qui affirme par sa seule apparence la puissance régalienne. C'est précisément à rebours de cette tradition emphatique, présomptueuse et intimidante de l'architecture que le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pitre a été pensé et construit, faisant le choix de s'ajuster au cadre social, politique, géographique et historique caribéen. Situé dans le centre-ville, près de la mer, dans le coeur le plus vibrant de la cité, le bâtiment frappe par la neutralité de son geste formel. A la tentation de la majesté formaliste, les architectes ont préféré la rigueur discrète qui traduit l'idée que la Justice doit être remise au coeur de la Cité, se rapprocher des citoyens plutôt que de s'en distancier, les rassurer plutôt que les pétrifier. Il se veut incarner ainsi une justice apaisée et rien chez lui ne cherche à intimider le passant ordinaire, qui peut saisir d'emblée que le service public de la justice lui est accessible. Dans un livre lui-même sobre et élégant, le texte de Jean-Marie Durand et les photographies de Laure Vasconi et Luc Boegli témoignent de la réussite de cette réalisation qui parvient à résoudre avec force et humilité les tensions inhérentes à ce genre de programme.