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L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL. Quel avenir pour les jeunes ?
Agulhon Catherine
ATELIER
17,50 €
Épuisé
EAN :9782708231139
Comment résoudre l'équation à trois termes : école-formation professionnelle-emploi ? Ces dix dernières années, des évolutions structurelles ont bousculé la place de l'enseignement professionnel au sein du système scolaire. La décentralisation, les réformes de l'organisation de la scolarité et les bouleversements de la vie économique expliquent cette mutation. Inquiets pour le devenir de cette filière de l'enseignement secondaire, les agents des lycées professionnels développent des attitudes contradictoires face à la succession des réformes. Les jeunes eux-mêmes vivent plus ou moins bien leur orientation professionnelle et leur lente transition vers l'emploi. Ils suivent des trajectoires vers l'emploi. Ils suivent des trajectoires chaotiques et complexes... hésitent entre ténacité et passivité. S'appuyant sur un examen minutieux et critique des données de terrain, les constats de ce livre intéresseront tous ceux que taraude la volonté de créer de véritables passerelles qualifiantes entre l'école et le premier emploi.
La République... Comment intituler autrement la période que raconte ce livre: le dernier siècle de notre histoire, stabilisée après l'essai de trois dynasties et de trois doctrines monarchiques? Le Général de Gaulle... Quel autre acteur d'histoire pourrait évoquer en image ce même vingtième siècle français, dont il a suscité l'épisode central et le plus méritoire? Tout autre choix de portrait emblématique eût été partisan, celui-ci seul s'imposait par l'importance objective du personnage, actif en plein coeur du siècle, depuis "l'autre guerre" jusqu'à 1969. La République, le soldat... Beaucoup de Français pourtant y voient encore, instinctivement, une opposition. C'est qu'au siècle dernier les forces conservatrices qui refusaient la République préféraient les valeurs nationales et militaires. Il en reste des traces. Mais nous sommes au temps où ces conflits s'estompent - certes pour faire place à d'autres - et où l'idée de République est devenue objet de consensus plutôt qu'enjeu de bataille civile. Cette évolution est bien l'un des fils conducteurs du récit qu'on va lire - avec quelques autres, que l'on découvrira.
Tout le monde connaît Marianne, mais laquelle? La solennelle ou la combattante? La République ou la France?Cuirassée ou le sein nu, cheveux tressés ou dénoués, coiffée du bonnet rouge ou couronnée de lauriers, Marianne a de multiples visages qui reflètent l'histoire chaotique de la République française. Mais qui sait pourquoi celle-ci est représentée par une femme à bonnet phrygien et surtout d'où lui vient ce "petit nom" de Marianne? Maurice Agulhon, historien, spécialiste de la République, Pierre Bonte, journaliste et collectionneur de Mariannes, retracent la vie mouvementée du symbole de la République.
Agulhon Catherine ; Convert Bernard ; Gugenheim Fr
Longtemps circonscrite à certaines filières, la "professionnalisation" des enseignements universitaires se diffuse dans l'ensemble de l'Université. Toutes les disciplines, de la philosophie à la biologie moléculaire, doivent désormais définir les finalités de leurs enseignements en termes de compétences et de "débouchés" professionnels; toutes proposent à leurs étudiants des techniques de "définition de projet personnel" ou de recherche d'emploi; tous les étudiants de licence sont invités à faire des stages... Sur cette "professionnalisation", la communauté dis universitaires est partagée. Les uns n'ont pas attendu qu'on leur assigne cette mission pour l'accomplir, d'autres, plus récemment convertis, s'y engagent avec zèle, d'autres encore résistent, dénonçant une mise en péril des missions traditionnelles des universités et de l'identité professionnelle des universitaires. Nous nous proposons dans cet ouvrage de parcourir les différents aspects de cette "professionnalisation" sur la base d'études de terrain portant sur deux académies aux contextes contrastés : l'une, l'Académie de Lille, où l'environnement industriel ancien a marqué depuis longtemps les liens entre le monde socio-économique et l'Université, notamment dans les domaines scientifiques et techniques ; l'autre, l'Académie de Bretagne, où la "professionnalisation" de l'Université est plus récente. Nous verrons que si la "professionnalisation" n'est pas sans effets pervers, donnant souvent naissance à des formations trop étroitement adaptées à des besoins professionnels à court terme, elle peut, quand elle est bien menée, redonner à l'Université l'initiative dans la définition même des besoins professionnels, l'Université retrouvant ainsi certaines de ses missions traditionnelles : s'emparer sans cesse de domaines professionnels pour en faire l'objet d'une connaissance rationnelle, inventer constamment de nouveaux domaines de l'activité humaine.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.