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Le gouvernement des solidarités. Enjeux socio-politiques et territoires d'action
Aguilera Thomas ; Rouzeau Marc ; Martin Claude
BERGER LEVRAULT
29,00 €
Épuisé
EAN :9782701320557
Crise financière de 2008, crise migratoire =, mouvements des Gilets Jaunes en France, épidémie de covid-19 : les solidarités sont régulièrement mises à l'épreuve et réactivées sous le registre de la crise. Derrière ces épisodes marquants, depuis les années 1980, les mécanismes de solidarité subissent des transformations continues et en profondeur. D'un côté, le chômage structurel, le vieillissement des populations et le creusement des inégalités socio-économiques et territoriales engendrent le retour de l'insécurité sociale. D'un autre côté, les gouvernements engagent des réformes touchant au coeur de l'Etat social tout en menant une succession de réformes territoriales modifiant le paysage politique de la solidarité. La résurgence de la question sociale interroge alors le devenir des politiques sociales et fait douter des capacités redistributives et protectrices de l'Etat, au point que l'on peut se demander si l'idée mime d'une fabrique publique de la solidarité n'est pas en train de se déliter. La puissance publique est-elle encore en mesure d'organiser la solidarité? Assiste-t-on a une actualisation ou à un renversement des conceptions relatives à la gestion de la question sociale ? Sous l'effet des processus d'européanisation, de décentralisation, de recentralisation et de fusion, comment rendre compte des renoncements ou des recompositions qui seraient à l'oeuvre ? En réunissant des enquêtes empiriques inédites sur des terrains français, belges et québécois, cet ouvrage collectif apporte une contribution à la littérature centrée sur les différents régimes d'Etat-providence, en retravaillant la question du gouvernement' des solidarités au croisement des territoires infranationaux, des secteurs d'action et des acteurs positionnés à des échelles multiples. Prenant appui sur un des axes de recherche de la Chaire Territoires et mutations de l'action publique (TMAP), le projet de cet ouvrage est issu du colloque "Quels territoires et quelles régulations pour gouverner les solidarités ? organisé en janvier 2019 à Sciences Po Rennes, en partenariat avec ASKORIA, avec le soutien du laboratoire ARENES (UMR 6051)..
Résumé : XVe siècle de l'ère chrétienne, an 890 de l'hégire. En déchiffrant d'antiques tablettes syriennes, Lisan al-Aysar, érudit arabe du royaume de Grenade, a acquis la conviction qu'il existe un autre Monde, au-delà de l'océan. Il décide de s'embarquer pour la rihla, grande expédition initiatique, en compagnie d'un équipage d'aventuriers de tout bord, des corsaires turcs et des chevaliers sarrasins, un sorcier amelouk, un pilote biscayen ivrogne et borgne... Rihla nous emporte ainsi vers l'Amérique d'avant Colomb, dans le souffle du voyage, des batailles, de la connaissance, de la magie et de l'amour. Dans le souffle de l'aventure...
Résumé : En questionnant la capacité des acteurs publics à gouverner les squats et les bidonvilles qui persistent dans les régions de Paris et de Madrid, l'ouvrage explique les mécanismes du gouvernement différentiel des illégalismes de logement des années 1960 à nos jours. La recherche montre que les squats et les bidonvilles sont gouvernés, mais de façon discontinue et par des politiques aux formes diverses. Elle démontre que l'ingouvernabilité est construite par les acteurs publics pour justifier le couplage d'une "inaction publique" que l'auteur conçoit comme stratégique (et non défaillante) et de politiques de l'exception. L'ingouvernabilité constitue ainsi à la fois un répertoire discursif justifiant le retrait de l'action publique et un mode de gouvernance qui entretient les politiques de l'urgence, policières et humanitaires, et autorise les bricolages partiels et ponctuels. Mais lorsque les acteurs publics y trouvent des intérêts pour se positionner comme leaders de la gouvernance métropolitaine multiniveaux, des politiques publiques autonomes peuvent s'institutionnaliser autour d'administrations, d'instruments et de budgets propres. Dans tous les cas, les politiques sélectionnent et contraignent des bénéficiaires qui sont relogés ou dont l'habitat est temporairement légalisé, tout en refoulant des victimes, expulsées de lieurs lieux de vie sans proposition de relogement. Les politiques produisent autant d'illégalité qu'elles n'en résorbent. Derrière ces invariants, notamment issus des effets propres des instruments, la thèse identifie quatre variables clés pour expliquer la diversité des effets de l'instrumentation des politiques : les niveaux d'institutionnalisation, les logiques sectorielles, les échelles d'action et le comportement des cibles qui contribuent à la conception des instruments, en neutralisent les contraintes et en détournent les ressources. L'ouvrage explicite alors les conditions dans lesquelles des protestataires peuvent faire changer l'action publique.
Cet ouvrage est un véritable hommage aux femmes poètes du Moyen-Age. L'auteur inscrit son étude dans une démarche scientifique qui tente d'unifier des savoirs et des connaissances jusqu'alors éparses. Delphine Aguilera souhaite nous faire découvrir les trobairitz, femmes, poètes et musiciennes qui retrouvent, l'espace d'un temps celui de l'écriture et la lecture, une place dans la lyrique troubadouresque. Souvent oubliées ou méconnues, nous apprenons qui étaient ces femmes du Moyen-Age nommées Azalais, Iselda, Na carenza, Beatrix.
Ma plume vous invite au coeur de mes mots Pour un voyage au creux de vos émotions, Pour vous inciter à réfléchir, prendre conscience et avancer. Un seul mot bien choisi peut raisonner en vous Et vous éclairer d'un jour nouveau. Mais les mots, à eux seuls, ne peuvent guérir tous les maux. Pour autant, ces mots issus de ma plume, sont là pour vous réconforter, Vous encourager et stimuler votre instinct de survie. Que ces mots puissent vous permettre de faire un pas en avant, De vous relever pour regarder devant Et enfin percevoir, tout autour de vous, Ces pétales de Bonheur que sont ces " petites choses " de la Vie. Bon voyage au fil des mots. Page après page, Apprivoisez vos maux.
Le parcours d'orientation ressemble aujourd'hui davantage à l'organisation d'un tri des élèves, qui pour des raisons cumulatives, se révèle étroitement lié à l'origine sociale, qu'à un processus de choix progressif, réversible et éclairé. La réduction de ces inégalités est trop souvent renvoyée aux marges de manoeuvre individuelles et aux " bonnes rencontres ". Considérant l'orientation aussi bien sous l'angle intime de la construction de soi que comme un acte majeur du contrat social, l'ouvrage analyse l'influence de différents facteurs sur les décisions d'orientation. Alors que plusieurs lois et mesures récentes placent l'orientation au centre des réformes éducatives, son parti pris est d'aborder les enjeux de la transformation engagée par un détour en considérant l'orientation dans tous ses états : polysémie, mythes, croyances, totems et tabous qui structurent les représentations des différents acteurs. Comment renoncer au mythe du métier idéal, prince charmant qui n'attendrait que nous, pour tracer son chemin ? De quels repères et boussole dispose chaque élève pour élaborer une cartographie qui rende le monde intelligible et l'aide à composer son itinéraire entre certitude et aventure, déterminisme et liberté, conventions et transgression ? Au fond, peut-on apprendre à choisir et, si oui, quel pourrait être le rôle de l'Ecole ? L'ouvrage propose des pistes pour qu'orientation rime avec chemin d'émancipation en prônant de nouvelles approches éducatives et pédagogiques et en situant ces évolutions au coeur des politiques éducatives et sociales.
Marsollier Christophe ; Catheline Nicole ; Moll Je
La dégradation du climat scolaire depuis les années 1990, les événements douloureux tels que les attentats de 2015, et, plus récemment, les confinements vécus lors de la crise sanitaire et l'assassinat terroriste d'un professeur d'histoire-géographie ont ébranlé la société et confirmé l'intérêt majeur qu'il convient d'accorder à la parole des élèves et à leurs émotions. Dans les classes où les élèves ne trouvent pas les conditions de leur épanouissement, la possibilité offerte, par un espace de parole institué, de discuter de ce qui ne leur convient pas, d'exprimer leurs émotions et de partager leurs aspirations peut constituer un puissant régulateur de la vie collective, un outil de responsabilisation et de maturation des compétences sociales et émotionnelles. Quels sont aujourd'hui les types d'espaces de parole qui rencontrent un réel succès auprès des élèves et des personnels ? Quelles orientations méthodologiques et quelles modalités pédagogiques permettent de favoriser l'expression des élèves ? Quelles précautions et quelles exigences éthiques leur conduite appelle-t-elle de la part des animateurs ? Quelles compétences, quels besoins fondamentaux, quelles valeurs se trouvent mis en jeu ? En quoi ces dispositifs contribuent-ils au bien-être des élèves et à leurs réussites ? Afin de répondre à ces questions, cet ouvrage collectif rassemble les éclairages de chercheurs et d'experts ainsi que les analyses, témoignages et conseils d'une vingtaine de praticiens, formateurs et chercheurs concernant différents dispositifs dont ils ont éprouvé et évalué l'intérêt et l'efficacité. Puissent ces partages inspirer de nombreuses initiatives aux différents niveaux de l'école.
Les élèves sont-ils heureux à l'école ? Et les enseignants ? Et l'ensemble des personnels ? Ces questions, longtemps, n'ont pas été posées. L'école prépare en effet le bonheur public de demain, en apprenant aux futurs citoyens l'obéissance aux règles et le sens de l'effort, mais que fait-il du bonheur de l'instant ? Aujourd'hui, ces questions émergent. L'ouvrage vise à éclairer cette transformation sous l'angle du bonheur d'apprendre, d'enseigner et d'éduquer. Or, les textes officiels répugnent toujours à évoquer le bonheur, tant, au départ, cette notion semble éloignée des valeurs d'effort, de travail, de discipline, de classement entre bons et mauvais élèves portées par notre modèle scolaire. L'ouvrage éclairera les enjeux vitaux de ce qu'on appelle " climat scolaire ", " école bienveillante et exigeante ", " lutte contre les violences et le harcèlement ", " école inclusive ". Mettant en lumière les contradictions entre une architecture de l'institution scolaire héritière de cloisonnements et de hiérarchies multiples et les aspirations d'aujourd'hui à renforcer le bonheur d'apprendre, d'enseigner, d'éduquer, il prendra le parti d'une transformation profonde, consciente, de notre modèle politique d'éducation.
Ce livre revient sur les 20 années qui ont entouré la Seconde guerre mondiale, années relatées par Michel Moracchini, dernier témoin français en vie des procès de Nuremberg. Sa présence auprès de la Délégation française du Tribunal militaire international lui a permis, de façon très privilégiée, et à partir de plusieurs sources d'information, de relater de nombreux évènements ayant entouré l'histoire de la Seconde guerre mondiale. Ce livre comprend ainsi 3 parties : des environs de 1934 jusqu'au 3 septembre 1939, date de l'entrée en guerre contre l'Allemagne, et la période de l'Occupation, puis sa participation aux travaux du Tribunal militaire internationale, travaux qui ont posé les jalons d'un nouveau droit pénal international, et enfin, la période 1950-1954 où il officiait dans le cadre de l'Office militaire de sécurité dans la perspective de la création d'une communauté européenne de défense. Michel Moracchini livre ici un témoignage inédit sur les origines et les enjeux des procès de Nuremberg, les hommes qui les menèrent ou les subirent ? donc autant du côté des poursuites que sur le banc des accusés ? et la manière dont les débats se déroulèrent au quotidien, depuis l'environnement feutré d'où il les observait en tant que traducteur, jusqu'à celui, plus direct et rude, des salles d'audience. Mais, au-delà de l'explication de ce qui a été fait, l'auteur analyse les suites historiques et politiques de ces procès et ouvre sans complaisance le débat de la Justice pénale internationale.