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Lecture de Baudelaire
Aguettant Louis
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782747502603
Louis Aguettant, auteur d'une somme sur Victor Hugo poète de la nature, était un maître de l'analyse poétique et musicale. Il allait bien au-delà de l'approche commune de la poésie qu'on lit le plus souvent comme on écoute la musique ou regarde la peinture, charmé par une harmonie globale et l'émergence d'idées et d'images particulièrement séduisantes ou fortes, sans se douter parfois de bien d'autres richesses que ce poème recèle, et qui sont à portée de la main. Une édition annotée permet certes de connaître les données historiques, indique les variantes, explique les termes rares ou surprenants, mais ce sont là des renseignements qui, bien qu'importants, restent extérieurs à l'essence même du poème. Louis Aguettant voulait donner à ses étudiants le goût d'une lecture substantielle et exprimer la saveur des textes par une exégèse qui recherchait tous les éléments concourant à leur beauté esthétique et à leur signification. Le mouvement d'un vers, le ton d'une strophe, la singularité ou la fraîcheur d'une image, les résonances intérieures d'une expression, leur climat historique ou biographique, les idées qui s'incarnent dans le jeu des mots~ les correspondances qui les relient à des sentiments ou à des sensations, et tant d'autres traces de l'invention poétique, laissées souvent inconsciemment par l'auteur, font de toute grande œuvre une mine inépuisable. Les vingt-quatre poèmes de Baudelaire étudiés ici, dont certains sont parmi les plus grands, sont précédés par un essai approfondi sur la vie, la psychologie complexe et l'art du poète.
Harcelé par les Vive Ben Laden ! qui fusaient plus ou moins sournoisement après les attentats du 11 septembre 2001, l'auteur a fait face dans une classe de 3ème à une contestation qui le mettait gravement en cause, lui, son enseignement mais aussi toute l'institution. Comment réagir ? Ce fut le point de départ d'une réflexion sur les attaques tous azimuts dont l'enseignement du français est la cible. Après avoir répliqué aux critiques pas toujours bien fondées qui tombent sur l'Ecole avec la caution de quelques plumes fameuses (A. Finkielkraut, E. Orsenna et P. Delerm, entre autres), l'auteur s'interroge sur les enjeux fondamentaux de l'enseignement des Lettres : les ratés de l'intégration mettent l'Ecole de la République en demeure de clarifier ses finalités. Ce livre-témoignage, qui introduit le lecteur dans les murs de la classe, donne à voir la crise qui mine l'institution. Mais il montre aussi, par des exemples concrets, que celle-ci n'est pas sans ressources face aux défis. La solution de la crise dépendra, pour une large part, de l'importance qu'on redonnera, loin de tout passéisme, au travail sur la langue, à la fréquentation de la littérature et à l'accès de tous à la culture.
L'auteur de ce livre, Louis Aguettant, étudiant, écrivait à un ami à propos de ses lectures : "J'ai lu mieux que tout cela - car le père Hugo dépasse malgré tout les autres de la tête - j'ai lu Le Satyre de La Légende des siècles. J'en suis sorti, ahuri, me demandant s'il est bien possible qu'un homme voie et écrive de telles choses. La vie de la nature, le fourmillement de tout, la dryade qui vous regarde sous l'écorce, l'herbe qui broute au fond des forêts, les racines qui fouillent du bec dans l'abîme, le panthéisme en un mot, tout cela n'a jamais été, à ma connaissance, plus fortement exprimé"... Est-ce Victor Hugo qui a tiré cette vision de son cerveau de poète ? En tout cas, elle est étrangement belle". Le Satyre restera toujours pour Aguettant une des pièces maîtresses de Victor Hugo, un résumé et un symbole de son oeuvre, comme le montre sa thèse.
Résumé : Louis Aguettant, professeur de littérature aux Facultés catholiques de Lyon, est surtout connu aujourd'hui grâce à ses deux grands ouvrages sur La Musique de piano des origines à Ravel et Victor Hugo, poète de la nature, ainsi que par ses deux volumes d'analyse poétique consacrés à Verlaine et à Baudelaire. Ce nouveau livre recueille des études, publiées de son vivant, où se révèlent tout son charme, son génie critique et son style, qui le rendaient irrésistible auprès de ses étudiants, aussi bien que des auditeurs de ses conférences. On le voit ici tout proche de ses contemporains, de Valéry, de Claudel, de Gabriel Fauré, ravis de découvrir à Lyon (la Province paraissait bien loin, en ce temps-là, aux Parisiens !) l'amitié d'un esprit aussi souverain, dont les études sur Eupalinos, les Cinq Grandes Odes, La Bonne Chanson, faisaient leur admiration. Leurs lettres reproduites dans ce livre en portent un témoignage non équivoque. Louis Aguettant se serait sans doute réjoui que ce volume lui permette de rendre " vie " à son plus vieil ami, le poète Louis Mercier, dont une petite anthologie illustre la vertu franciscaine ou le vaste lyrisme. Les deux derniers articles de Louis Aguettant montrent deux aspects fondamentaux de sa personnalité : son classicisme, son attachement à la tradition française, son catholicisme fervent, à travers un éloge d'Emile Mâle, exégète des cathédrales de France, et, d'autre part, l'exquise sensibilité, la fantaisie, la prose flexible, de cet amoureux fou de la poésie, dans ce Monologue sur Marcel Ormoy, où c'est lui-même qu'il semble dessiner d'un pinceau si léger au moment de disparaître. Un an plus tôt, il avait payé sa dette à la poésie anglaise qui l'avait accompagné et enchanté toute sa vie, en traduisant un grand poème de Robert Browning, Abt Vogler, " une magnifique expression d'optimisme transcendant ", disait-il.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.