La guerre de 1914-1918 a été un choc mondial. Ce chaos destructeur est paradoxalement à l'origine du développement de la vision prospective et prophétique du phénomène de l'Evolution de Pierre Teilhard de Chardin. Effondrement et engendrement, telle est la pensée régénérante de Teilhard qui perçoit dans les bouleversements de cette époque, avec ce qu'ils ont d'effrayant et d'inquiétant : les douleurs d'un monde en genèse. Au coeur de l'Evolution tâtonnante, la problématique du changement, tiraillée entre les forces d'union créatrice et les forces de désunion, est permanente. L'expression de la pensée de l'évolution de Teilhard et de ses conséquences sur la perception du futur, avec l'ancrage sur le couple conflit-coopération, la constance de la guerre mais aussi les espérances géopolitiques de convergence dans la Noosphère, ont été longuement développées dans plusieurs conférences réunies ici. La mise en perspective des événements et des conflits de cette Grande Guerre montre comment Teilhard avait bien compris les mécanismes à l'oeuvre dans ce long combat, toujours actuel, des forces d'union et de désunion. A l'occasion du centenaire de la Grande Guerre, l'Association des Amis de Pierre Teilhard de Chardin a organisé à Reims le colloque international dont voici les Actes. La venue à Reims en 2017, 100 ans plus tard, a été l'occasion de rendre hommage au grand jésuite et a constitué un acte mémoriel important. Reims est en effet devenue ville emblématique, avec Verdun, de la réconciliation franco-allemande, au moment de la visite conjointe du Chancelier Adenauer et du Général de Gaulle, le 8 juillet 1962, annonçant la signature d'un traité d'amitié (Traité de l'Elysée), l'année suivante.
Créée dans le grand élan culturel du romantisme, la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers est l'héritière de l'Académie royale disparue en 1793. Elle a tenu son rang au coeur de la vie culturelle de la ville et du département de sa création, en 1828, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1946. L'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Angers en est aujourd'hui la descendante. A cette époque, ses membres appartiennent à l'élite de l'Anjou catholique et conservateur. Ils possèdent des terres et des hôtels en ville, ils tiennent une place sociale dominante, ils exercent des responsabilités territoriales ou politiques, locales ou nationales. Ils sont médecins, juristes, professeurs, ingénieurs, artistes, écrivains, historiens, et ont, ensemble, laissé une oeuvre considérable, toujours visible. Ils investissent tous les domaines. Celui de l'Agriculture et de la Botanique avec le Comice horticole à l'origine de l'épanouissement floral et arbustif de la province, l'Art et l'Histoire, avec le roi René ressuscité par David d'Angers et le comte de Quatrebarbes, et Godard-Faultrier qui enrichit ses Musées, et inventorie ses monuments , le sauvetage de l'Apocalypse par Mgr. Angebault, et l'engagement déterminant du chanoine Urseau, font de la ville la capitale de la tapisserie en France , les Lettres brillent avec René Bazin, redécouvert aujourd'hui. Et avec eux, un nombre impressionnant personnalités de grande valeur, les Pavie, Léon Cosnier, Guillaume Bodinier, et tant d'autres dont les noms, trop souvent méconnus, sont restés sur les plaques de nos rues , et dans les pages de ce livre...
Pouvelle Maxime ; Donnadieu Gérard ; Haddad Philip
Résumé : Ce livre vise à travers une analyse historique à identifier la part des évènements politiques et sociaux dans laséparation du Judaïsme et du Christianisme. Cette part souvent méconnue a joué un rôle considérable dans cette scissionconduisant à deux religions d'apparence distincte.Les invasions successives des trois empires, Assyrobabylonien,Grec et Romain vont avoir une influence clef sur ce premiersiècle dans la province de Judée. Cette influence va toucher la langue, l'écriture, la pensée, la religion, et façonner les différentsgroupes sociaux de la Judée du Ier siècle. Dix étapes ont pu être définies entre 30 et 135 après J.C.dessinant cette séparationprogressive.Ce parallèle entre Histoire et Religion permet aussi un éclairage des aspects historiques dans la rédaction de l'Ancien (Biblehébraïque) et du Nouveau Testament. Comment bien comprendre les évangiles par exemple sans connaitre les communautésqui les ont rédigés et leur environnement spécifique ? Une grande partie de l'antijudaïsme ou du sentiment " antiJuif" peuts'expliquer par cette méconnaissance de l'Histoire et de la pensée hébraïque.Ce livre a pour ambition d'éclairer la lecture du texte biblique et de ce fait à mieux comprendre la proximité entre Juifs etChrétiens A propos de l'auteur : Docteur en Médecine, spécialiste en Santé Publique, diplômé de SciencesPo, Maxime Pouvelle a effectué de multiples recherches historiques et théologiques sur l'Histoire des religions depuis le début des années 2000. De 2014 à 2020, il a reçu une formation en théologie à travers de nombreux cours au Collège des Bernardins à Paris. Il a rédigé des ouvrages sur les rapports entre sciences, Histoire, raison et foi.
Cet ouvrage étudie les mémoires d'attachements précoces du petit enfant. Il nous mène au coeur de l'embryon en gestation et se trouve enrichi par les récentes découvertes en neurosciences. L'ambiance vécue in utero ainsi que la naissance s'imprime profondément en chaque être qui naît. Il est dès lors aussi question de la gestation pour autrui (GPA) et de la réalité des mères porteuses. Anne Schaub ramène le débat vers celui qui n'a pas de voix pour se dire : l'enfant. De quel " cri " s'agitil ? L'auteure pose la question de savoir si le désir d'enfant chez des adultes aimants, justifie les pratiques de GPA. Il existe assez peu d'ouvrages évoquant les conséquences sur chacun qu'entraînent les circonstances de sa conception et de sa gestation. Des histoires passionnantes glanées dans le cabinet psy, jalonnent les pages et invitent à prendre conscience de la réalité d'une vie naissante.
Sans prétendre à l'exhaustivité, ce livre propose au lecteur, une initiation, une vue d'ensemble de l'Histoire de la philosophie, depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours, à la lumière de la Foi. Dans ses célèbres Pensées, Blaise Pascal a écrit " L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature? mais c'est un roseau pensant. Une vapeur, une goutte d'eau, suffisent pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce que lui sait qu'il meurt. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de toutes choses." Selon celui qui est incontestablement un des plus grands noms de la Philosophie, l'homme, tiraillé entre son infirmité et immensité du monde, n'aurait pour seul outil réel que son esprit. Il est, par conséquent, devant une exigence terrible : celle d'en faire bon usage. Les civilisations les plus éloignées dans le temps et l'espace semblent attester de cette " quête de sens " et de cette activité rationelle, généralement définie comme la faculté propre à l'homme, par laquelle il peut connaître, juger et se conduire selon des principes. Et il va sans dire que l'homme préhistorique lui même savait user de sa raison et donner du sens à chacune de ses actions. L'apparition des grands monothéismes a, dans certains domaines, représenté une évolution considérable dans le rapport de l'humanité aux grandes questions rationnelles et existentielles. Comprendre le monde dans lequel l'existence humaine va se dérouler (théoria, la contemplation du monde), la question fondamentale de l'éthique (qu'estce qu'une vie bonne ? ), et la question de la finalité : ces grands fondamentaux de la philosophie ont, à travers les grands monothéismes, pris une dimension nouvelle. La plupart des grandes religions ont condamné un fidéisme aveugle (une religiosité qui ferait abstraction de toutes intelligence), tout en condamnant parallèlement une " raison raisonnante " qui, se justifiant elle même, est capable des pires impasses, des pires contradictions, voire des pires monstruosités. S'il existe de fait une philosophie " irreligieuse ", voire antireligieuse, nous verrons au cours de cet ouvrage que la philosophie, non seulement a pu parfaitement s'accorder au fil des siècles avec la quête religieuse de l'Homme, mais également devenir un outil intellectuel au service de la foi et de la théologie, voire un outil philosophique contre les philosophies irreligieuses.