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Rêve 78
Aggoune Hafid
JOELLE LOSFELD
9,65 €
Épuisé
EAN :9782070787548
C'est un jeune garçon et sa mère que révèle une photo prise au bord de l'océan durant l'été 1978. Le garçon a maintenant trente-quatre ans et contemple ce cliché qu'il a toujours possédé sans vraiment y prêter attention. Il s'ensuit une évocation ardente, nostalgique et tendre de cette mère dont il fut séparé par un exil forcé en Algérie qui dura deux années. Comment a-t-il grandi? Comment, alors qu'il est à l'aube d'avoir un enfant, s'est-il arrangé avec ce manque, cette absence? C'est au prix de cette introspection, de ce retour vers l'enfance, et seulement à ce prix, qu'il consentira à devenir père. Biographie de l'auteur Hafid Aggoune est né à Saint-Étienne en 1973. Il réside à Paris, où il s'est installé après ses études. Il est l'auteur de trois romans publiés chez Farrago puis aux Éditions Denoël. Le dernier, Premières heures au paradis, a paru en 2008.
Les réflexions contemporaines sur la portée de la Loi religieuse, les travaux sur l'éthique et les débats sur la reformulation d'un humanisme islamique, offrent depuis un siècle et demi un matériau riche, dynamique, évolutif qui n'a été que peu exploré en tant que tel, indépendamment des crises les plus visibles. Si l'islam est perçu de façon partielle, c'est sans doute parce que le religieux y est étroitement articulé à une loi, à la fois suffisamment forte et souple pour s'adapter aux situations et aux changements. Cet ouvrage tente de combler une lacune en étudiant le discours religieux en relation avec la religion, sans négliger les pratiques culturelles, politiques, institutionnelles et sociales au cours de la période contemporaine, afin de contribuer notamment à la compréhension des évolutions présentes et à venir.
Samuel Tristan est né à quinze ans en quittant pour toujours sa famille. Depuis il vit à contre-jour, aimant la nuit comme une renaissance. Sous une nouvelle identité, il parcourt l'espace: Sidi Ifni, Djerba, Alexandrie, Beyrouth, Jérusalem, Venise enfin. Sur une île abandonnée, il débroussaille un sentier rongé de ronces hostiles, une façon de se retourner sur son passé, ses fuites, ses choix... Dévoré d'absolu, son destin est à la hauteur du vertige noctambule qui le meut.
Résumé : Un homme sort d'une prostration de soixante années dans la clinique psychiatrique de l'île de Luz. Ce retour à la réalité a été provoqué par le suicide d'un autre pensionnaire, qui se rêvait peintre et en accomplissait chaque jour les gestes. Pierre Argan redécouvre alors un passé brutalement arrêté en 1942 : pendant l'Occupation, il a vécu une grande histoire d'amour avec une jeune fille juive, qui était peintre. Depuis cette date, hantée par une peinture invisible, la vie de Pierre s'est figée sur le quai d'une gare imaginaire, dans l'attente d'une Margot secrètement espérée. Réveillé de cette longue absence, le vieil homme qu'il est devenu peut retracer enfin le récit de son enfance et celui de son premier et unique amour, redevenir un homme vivant...
La violence qui a ravagé l'Algérie à partir de 1992 nous a été présentée comme une guerre d'intégristes islamistes contre des militaires se battant pour sauver la démocratie. Quant à la France, elle se serait contentée d'une bienveillante "neutralité". Comme le montrent, preuves à l'appui, les auteurs de ce livre explosif, ce scénario est en fait une vaste construction médiatique. En s'appuyant sur six ans d'enquête, en Europe et Algérie, des dizaines de témoignages et des centaines de sources, ils expliquent comment, dès 1980, un petit groupe de généraux algériens a conquis progressivement le pouvoir, tout en développant les réseaux de corruption de la "Françalgérie". Ces hommes ont ensuite instrumentalisé l'islamisme radical, avant de lancer une terrible "troisième guerre d'Algérie", en multipliant les opérations "attribuées aux islamistes": assassinat du président Boudiaf, meurtres d'intellectuels, massacres de civils et de militaires... Pour faire pression sur la France, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires et meurtrières actions de "guerre psychologique" contre des citoyens français, en Algérie comme dans l'Hexagone. Pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l'extraordinaire machine de mort et de désinformation conçue par les généraux algériens ainsi que les complicités dont ils ont bénéficié en France.
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.
Résumé : Charlie est affublé d'un surnom particulier, gamal, qui vient du vieil irlandais et qui signifie idiot, retardé. Bien qu'étant un adolescent un peu spécial, Charlie est pourtant tout sauf stupide. Poussé par son psychiatre, le Dr. Quinn, qui lui a conseillé d'écrire mille mots par jour, Charlie relate, dans son journal, les événements traumatisants qu'il a vécus. Mais il ne sait pas par où commencer, il n'est pas certain non plus de vouloir revivre l'histoire horrible de ses deux meilleurs amis, Sinéad et James. Charlie rechigne à la tâche, il n'arrive pas à écrire, ne voulant pas retomber dans un passé douloureux, encore présent. Où commence réellement son histoire ? Quand Sinéad l'a défendu devant tous leurs camarades pour la première fois ? Quand elle, est tombée amoureuse de James, brisant ainsi le coeur de tous les autres garçons de la classe ? Ou quand Charlie a été accusé d'un crime qu'il n'a pas commis ? La narration extrêmement intelligente et pleine d'humour de l'auteur rend le personnage de Charlie très attachant, malgré l'histoire tragique qu'il nous raconte.
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.