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Les nostalgériades. Nostalgie, Algérie, Jérémiades
Agag-Boudjahlat Fatiha
CERF
6,50 €
Épuisé
EAN :9782204153119
La combattante contre l'envoilement nous fait découvrir l'envers du décor. Une plongée dans l'univers des jeunes des banlieues, l'ordinaire des profs, le quotidien des filles partagées entre la réalité d'ici et l'irréalité de là-bas. Un plaidoyer républicain. Nostalgie. Algérie. Jérémiades. C'est par ces trois mots, regroupés en Nostalgériades que s'ouvre le livre de Fatiha Boudjahlat, alternant l'essai politique et le récit autobiographique. Décrivant les naïves croyances des collégiens auxquels elle enseigne chaque jour : " Au bled, ça ne coûte rien ", " Seul Allah guérit ", et la difficulté qu'éprouvent les professeurs à enseigner la colonisation, la guerre d'Algérie ou la Shoah, la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République décrypte la condition féminine, en France, dans ces milieux qu'elle côtoie, comme dans les pays de culture musulmane. Rêvant d'un MeToo mondial, elle affirme dans sa splendide conclusion que si la condition féminine est un malheur, alors " il ne faut pas renoncer à ce malheur ". Sans langue de bois, sans naïveté et sans ressentiment, l'essai flamboyant d'une femme puissante appelé à provoquer le débat
Consacrée en 2017 pour son courage intellectuel et politique, Fatiha Boudjahlat dénonce dans ce nouveau livre nos aveuglements, compromissions et lâchetés, et en appelle au sursaut de la République contre le voile. Les femmes voilées ne sont pas des victimes : telle est l'affirmation sans concession de Fatiha Boudjahlat. Pour elle, ce ne sont pas les femmes voilées qu'il faut combattre, mais plus exactement le " voilement ", acte politique qu'elle dénonce et analyse dans ce livre. Pour Fatiha Boudjahlat, la culture du voilement se répand en France grâce à un soft power d'un nouveau genre. L'essayiste revient d'abord sur le scandale provoqué par la représentante de l'UNEF, et la chanteuse Mennel arborant un voile tout en revendiquant une culture occidentale et faisant ainsi de ce symbole oppressif un élément de la panoplie des filles à la mode... Cet ouvrage de combat est aussi une réflexion sur la place du voilement dans la société. Ainsi, le " droit " pour les mamans voilées d'accompagner des sorties scolaires est une aberration : les femmes s'habillent comme elles veulent, mais l'école est une institution de la République qui, en tant que telle, doit l'emporter sur les revendications particulières. Exemples juridiques, factuels et médiatiques à l'appui, Fatiha Boudjahlat livre ici un discours construit en faveur d'une République exemplaire qui ne doit rien concéder à son exigence de neutralité et d'unicité.
Bringuier Georges ; Agag-Boudjahlat Fatiha ; La Mo
Ce livre est issu de la conférence tenue le 9 décembre 2020 au conseil départemental de la Haute-Garonne dans le cadre des Rencontres de la Laïcité. Il reprendra le texte liminaire du président Georges Méric ainsi que la retranscription amendée sur la forme, des questions et interventions de la salle à l'issue de la prise de parole de Fatiha Agag-Boudjahlat, Frédérique de la Morena et Georges Bringuier. La conférence, synthétisée par les trois auteurs en un texte compact et éclairant, porte sur différents points relatifs aux différentes conceptions de la laïcité dans notre société : laïcité scolaire, laïcité juridique, laïcité dans le sport, mais aussi ailleurs dans le monde. Seront également abordées les questions d'intégrisme religieux et d'équilibre entre communautarisme et universel, à savoir la culture du compromis est-elle fatale au fameux vivre ensemble défendu dans nos sociétés laïques ?
Résumé : Port de l'abaya à l'école, du hijab dans le monde sportif, du burkini à la piscine... Le voile est plus que jamais au coeur des débats et des polémiques. Célébrée depuis des années pour son combat en faveur de la laïcité, Fatiha Agag-Boudjahlat vilipende dans cet essai majeur les démissions politiques, confusions médiatiques et manipulations militantes face au voilement, cet acte qui tend à devenir une nouvelle norme, grâce à la conjonction du soft power islamique et de l'idéologie intersectionnelle. Une analyse indispensable contre le triomphe du communautarisme et l'assignation identitaire. Préface d'Elisabeth Badinter Enseignante, chroniqueuse et essayiste française, militante laïque défendant un féminisme universaliste, Fatiha Agag-Boudjahlat a publié au Cerf Le Grand détournement et Les Nostalgériades. Nostalgie, Algérie, Jérémiades. Elle compte parmi les voix et les consciences d'aujourd'hui.
Résumé : Egalité, mais aussi laïcité et encore droit, justice : ces mots, qu'on croyait universels, sont, chaque jour, détournés de leur sens. Les responsables de cet assaut porté à la langue française ? Les communautaristes de toutes obédiences. C'est pour décrypter leurs méthodes que ce livre a été écrit. Du "féminisme", au nom duquel le voile intégral devrait être autorisé, au "patriarcat" qui n'est combattu que lorsqu'il se présente sous les traits du "mâle blanc", en passant par la "tolérance", invoquée pour justifier l'excision, ou la "culture", qu'on évoque désormais contre la loi de la Nation, c'est l'histoire d'un détournement sémantique qui nous est ici contée. Indigènes réinventés, prétendus antiracistes, vrai-faux identitaires de droite comme de gauche, les nouveaux tartuffes sont démasqués ! Un plaidoyer pour que l'écologie du langage serve à redonner voix à la politique et à la République fraternelle.
Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de " réalité ". Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes, romanciers s'en réclament : seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons ; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. Dans ce livre mordant et salutaire, elle met à nu l'idéologie implicite de certains " réalistes ", elle ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse. Elle nous rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour " fuir la réalité ", mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.
Revue de presse Comment, au royaume morcelé du moi-je, retrouver le sens et la force du nous ? C'est ce défi, peut-être le plus crucial de notre temps, que Régis Debray s'emploie à relever dans ce livre.
La longue marche du salariat Le salariat, en un siècle, était parvenu à endiguer précarité et exclusion. Le retour de ces plaies du travail moderne, qui frappent les plus démunis, marque le délitement de cet édifice. Pas de solutions au chômage dans cette somme minutieuse qui décortique la construction du salariat au fil du siècle qui s'achève. Mais une analyse précise des racines de cette condition qui est passée de celle d"indignité sociale à un statut capable de rivaliser avec celui du travail indépendant et de la propriété. Envisagé et vécu comme une forme moderne du servage - il s'agissait de fixer les émigrants des campagnes -, le salariat s'est petit à petit organisé au gré des rapports de forces et de l'action collective comme un rempart à la précarité et à l'exclusion. Deux fléaux, insiste l'historien sociologue, que nos sociétés industrielles ont certes déjà connus, mais de façon sinon plus brutale, du moins plus mortelle qu'aujourd'hui. Différence notable, note-t-il, l'exclusion hier s'accompagnait de famine. Aujourd'hui, Ed et autres distributeurs à prix cassés sont venus y remédier. C'est pourquoi Robert Castel préfère parler de désaffiliation plutôt que d'exclusion. Et de mettre le doigt sur les zones grises de l'emploi qui se répandent entre l'intégration totale dans l'entreprise, dotée de tout l'arsenal conquis collectivement, et la rue: ce monde flou où se croisent CDD, intérimaires, stagiaires, contrats de réinsertion, érémistes. Un constat qui n'en fait pas pour autant un militant de l'insertion, dont il dénonce les risques de néophilanthropie, proche des tentatives de moralisation de la classe ouvrière au xixe. A ceci près qu'alors les moralisateurs offraient en contrepartie à la bonne conduite une réelle intégration dans le monde du travail, tandis qu'aujourd'hui le bon chômeur ne se voit plus offrir qu'un maigre filet de sécurité avant la marginalisation totale. Sans contester le bien-fondé des analyses qui posent les jalons de la société postsalariale, Robert Castel souligne néanmoins le prix payé par les plus démunis et les plus fragiles pour cette mutation historique. La société salariale, reconnaît-il, n'est pas une entité éternelle. C'est une formation sociale relativement récente, et qui aura une fin. Le problème étant de gérer l'intermède. Le statut du salariat, dit-il, correspondait à une forme de compromis social, à l'acceptation d'une certaine domestication du marché. Le marché s'est réveillé, l'action collective s'est délitée. Elle est sans doute à réinventer, sous d'autres formes, pour l'édification d'un nouveau compromis. --Pascale-Marie Deschamps-- "
Résumé : Les Pouvoirs du sacré pose une question brûlante : celle de la place persistante du sacré et de la religion dans la vie sociale contemporaine. Ni une vision linéaire de la sécularisation comme déclin progressif et mondial de la religion, ni une compréhension mystique du "retour du religieux" ne conviennent pour appréhender ce phénomène complexe. Hans Joas parcourt, synthétise et discute les grands paradigmes qui ont été élaborés par la philosophie et la sociologie, depuis le XVIIIe siècle, pour penser la vie religieuse. En discussion critique avec Max Weber, Joas construit une alternative au récit du "désenchantement du monde". Il estime qu'une compréhension du devenir de la religion ne peut se séparer d'une interprétation des tensions entre le politique et le religieux, l'Etat et les Eglises, qui ont paradoxalement créé des interstices dans lesquels les individus ont pu construire leur liberté et redéfinir leur vie en commun. Il s'agit aussi d'un livre engagé en faveur d'un universalisme des droits de la personne qui se traduirait, au plan théologico-politique, par le double rejet des théocraties et des dictatures laïques, et par une mise en garde contre la tentation d'une "auto-sacralisation de l'Europe" contre l'islam.