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Des verts et des pas mûrs. Chroniques d'écologie et de philosophie animale
Afeissa Hicham-Stéphane
PUF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782130626213
La critique et l'art peuvent se montrer également difficiles, en ce qu'il n'est en réalité pas plus commode d'écrire un livre que d'écrire sur ceux qu'écrivent les autres. Dans ce recueil de chroniques portant sur des ouvrages récemment publiés, en France comme à l'étranger, en philosophie environnementale et animale, l'auteur s'efforce d'examiner les propositions qui y sont avancées, souvent pour en apprécier la force et l'originalité, parfois pour en indiquer les limites et les faiblesses, et autant que possible pour leur donner un prolongement et un développement dans la réflexion qu'il élabore pour son propre compte. De cette confrontation naissent d'autres propositions, à leur tour offertes à la discussion, telles que celle relative à « l'invisibilité des animaux » dans le cadre de la philosophie politique contemporaine, celle ayant trait à l'élaboration d'une nouvelle méthode permettant de déterminer la différence métaphysique entre l'homme et l'animal, ou encore celle visant à cultiver un sens de l'utopie au titre de principale ressource de l'écologie politique.
Résumé : L'ardeur des pillards, pour reprendre la belle expression d'Arthur Rimbaud, désigne la posture inflexible de cette espèce prédatrice entre toutes qu'est l'humanité, aussi bien à l'égard des autres espèces animales que des ressources de la Terre. De la domination des animaux domestiques à l'exploitation et à la mise à mort des animaux d'élevage en passant par la mise à sac capitaliste des richesses naturelles, la dégradation des paysages et l'acharnement à rendre inhabitables les villes et les campagnes, les effets de cette rapacité sont partout manifestes. L'ambition de cet ouvrage est d'entreprendre d'en élucider les causes et les conséquences, d'examiner également les solutions qui ont pu être avancées, ici ou là, pour tenter d'y mettre un frein, et de formuler au besoin des propositions alternatives. Organisé autour de quatre thématiques centrales (philosophie animale, écologie politique, esthétique environnementale, écosophie), il présente une perspective d'ensemble permettant d'aborder quelques-uns des sujets clés de philosophie environnementale et animale.
Résumé : Le rapport que l?homme a au monde environnant comporte deux traits originaux. Le premier consiste en ceci que le monde est pour lui l?objet d?une expérience singulière qui le vise dans sa totalité, non pas par addition des différents aspects perçus mais comme ensemble total qui est appréhendé dans son unité. Le second consiste en ceci qu?il fait lui-même partie du monde, en étant à la fois celui pour lequel et celui par lequel le monde apparaît comme un tout. L?élucidation de ce rapport original au monde, effectuée à la lumière de Kant et de Husserl et dans un dialogue de l?un avec l?autre, permet de dégager les premiers éléments d?une philosophie de l?environnement qui vise à modifier la façon dont la figure de l?homme est traditionnellement pensée pour en faire un habitant du monde.
Hicham-Stéphane Afeissa est agrégé et docteur en philosophie. Après avoir longtemps étudié Kant et Husserl, il s'est tourné vers la philosophie environnementale et animale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dans ce domaine et collabore régulièrement à de nombreuses revues.
À trop vouloir en faire le discours écologique ne risque-t-il pas d exaspérer, d éveiller la méfiance et de décourager toutes les bonnes volontés? S il y a un sens à vouloir préserver la planète pour les générations futures et à prendre soin de ne pas épuiser les ressources non-renouvelables, n est-il pas tout simplement grotesque de parler de « devoirs » envers la nature, du « respect » qu il lui serait dû, et à élaborer une « éthique environnementale », comme si les problèmes environnementaux constituaient une nouvelle sorte de problèmes de moralité? L objectif de ce livre est de prouver que cette approche des problèmes qui s est développée en Amérique du Nord depuis plus d une trentaine d années n a non seulement rien d absurde, mais qu elle dispose de moyens théoriques raffinés permettant de comprendre les enjeux de la crise écologique à laquelle nous sommes confrontés en s interrogeant sur ses causes profondes. L auteur entreprend tout d abord de réfuter les lectures de mauvaise foi qui ont vu dans l éthique environnementale l émergence d un « nouvel ordre écologique » menaçant les valeurs humanistes traditionnelles, puis de défendre l idée selon laquelle une communauté morale réunissant les êtres humains et les êtres de nature (tels que les animaux, mais aussi d autres entités du monde naturel) peut exister sur le fondement des « intérêts » qu ils partagent, et enfin de montrer que la considération morale que l ensemble de ces êtres exige doit se décliner selon une pluralité de critères qui n impliquent en rien de confondre les devoirs que nous avons envers un être humain avec ceux que nous avons envers les autres êtres de nature.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.