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L'église du Saint-Esprit
Afanassieff Nicolas ; Rousseau Olivier ; Drobot Ma
CERF
35,20 €
Épuisé
EAN :9782204099387
C'est au cours de la sombre année 1940-1941 que Nicolas Afanassieff commence L'Eglise du Saint-Esprit, "cet hymne à la gloire de l'Eglise qui seule peut unir par l'Amour au milieu d'une humanité déchirée par la haine". Ce livre, il l'a porté jusqu'à sa mort en 1966, sans pour autant parvenir à lui donner sa forme définitive. C'est sa femme, assistée d'un de ses plus fidèles disciples, qui en acheva la publication. L'ouvrage est le fruit non seulement d'une longue réflexion, mais aussi d'une vie de prière, de méditation et de service de l'Eglise. "On pense généralement, confiait-il à sa femme, que j'écris grâce à mon esprit logique et abstrait et grâce à mon érudition. Certes, ce sont là des choses utiles. Mais je commence à écrire par le sang et les larmes de mon coeur." On retrouve dans ce livre tous les thèmes que le grand théologien russe a développés, tant dans son enseignement à l'institut Saint-Serge que dans ses articles : sa vision d'une "ecclésiologie eucharistique", qu'il avait d'ailleurs esquissée dans une contribution très remarquée à l'ouvrage collectif La Primauté de Pierre dans l'Eglise orthodoxe (1960) ; son sens de la primauté de l'Amour ; enfin, et surtout, sa conviction touchant le caractère charismatique de la vie ecclésiale. Pour lui, l'Eglise commence dans l'Esprit. Elle vit par Lui et en Lui. Les dons de l'Esprit ne sont pas accordés pour eux-mêmes mais en vue d'un ministère dans l'Eglise, pour constituer le Corps du Christ. Il n'est, en effet, pas un principe d'anarchie, mais d'organisation pour l'Eglise. La traduction de cette somme ecclésiologique, préfacée par Olivier Rousseau o.p., l'un des pionniers du mouvement oecuménique, répond à l'un des voeux bien souvent formulés par le père Congar : que la voix de l'orthodoxie se fasse davantage entendre dans la recherche théologique contemporaine. Il n'est donc pas surprenant que la large vision charismatique de l'Eglise qui nous est ici présentée se trouve en profonde résonance avec les mouvements de renouveau spirituel qui se font jour actuellement dans les Eglises chrétiennes.
Un tsarévitch marié à une petite grenouille, un rossignol aux prophéties étonnantes, des oies sauvages voleuses d'enfants, une belle princesse retenue captive par un monstre, sans oublier la terrible sorcière Baba-Yaga, nez cramoisi, mollet noirci. Suivez les personnages extraordinaires de ces contes russes dans un voyage au pays du fantastique.
Les lettres sonores (zvoukovié pis'ma) étaient à la mode en U.R.S.S. au début des années cinquante, époque dont l'euphorie se limitait à l'abondance du caviar. Ce terme évocateur m'est venu à l'esprit au cours de l'enregistrement que je destinais à un ami de Moscou. Je vivais déjà en Occident. Pendant une quinzaine d'années, nous avons échangé des cassettes : leurs avantages sur les autres modes épistolaires nous paraissaient indéniables. J'espère que notre amour mutuel pour Flaubert a préservé ce roman des idées reçues ou grandiloquentes dont les présentateurs de la télévision et la plupart de leurs convives font un usage immodéré lorsque les conversations roulent sur la Russie et le Tiers monde, ou sur la littérature. C'est un roman à clefs, mais ses clefs ouvrent les portes derrière lesquelles se tiennent Montaigne et Sénancour, Tchouang-tseu et Massenet ; et des mots qui n'ont rien à voir avec les mots de Sartre. Derrière ces portes, il y a un homme seul qui parle à un magnétophone. La solitude ne sera jamais démodée.
Voici cinq histoires absolument incontournables tirées de la tradition russe : " L'Oiseau de feu " nous emmène dans le jardin du Tsar qui envoie ses trois fils découvrir le voleur de pomme d'or, " Les sept Siméon " relate l'histoire de sept frères jumeaux invincibles et " Vassilissa la plus belle " nous fait découvrir le destin d'une enfant qui se protège de sa marâtre grâce à sa poupée.
Nietzsche prétend que sans la musique notre vie serait " tout simplement une erreur, une fatigue, un exil ". Il est difficile de contester cette affirmation ; pourtant, j'ai envie de me représenter le monde sans musique, de m'exiler, pour reprendre le terme de Nietzsche. D'ailleurs, je suis habitué aux exils, mais la musique m'accompagne toujours si bien que je ne suis peut-être jamais parti. Imaginer un monde sans musique est une tâche ardue, même pour le Juif errant. Je m'y attellerai un jour car j'aime les défis littéraires. Peut-être la musique a-t-elle besoin de s'éloigner de nous, de se reposer. On la maltraite si souvent et sans raison aucune. Après tout, ceux qui ne savent pas lui rendre hommage peuvent rester à la maison et s'occuper de leur progéniture. Laissons les sphères parler de nouveau ; écoutons-les. Elles ont beaucoup de choses à nous apprendre.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".
Terre mythique, difficile d'accès, interdite aux femmes, le Mont Athos, en Grèce, est un haut lieu de la chrétienté. Perchés à flanc de falaises ou dressés sur le rivage, ses vingt monastères et leur ermitage renferment l'une des plus grandes collections d'art du monde, offerte à la vénération des moines et des pèlerins : iconostases flamboyantes, bibliothèques pleines d'incunables précieux, églises couvertes de fresques dont les plus anciennes remontent au VIIe siècle... Du Mont Athos, Jean-Yves Leloup écrit des lettres à un ami dans un style ouvert, franc et riche. Parlant de son expérience de la vie à la Sainte Montagne, il raconte pourquoi il est un " suiveur du Christ " et comment il est venu à l'hésychasme, spiritualité fondée sur la prière du coeur, chère aux orthodoxes. Un passionnant index historique, théologique et anecdotique du Mont Athos ainsi qu'une chronologie retracent l'histoire du lieu et en révèle la richesse humaine. Ce livre est un vibrant hommage à la force du Mont Athos, à la grandeur de la spiritualité qui l'anime.
L'icône te rappelle constamment l'Ami des hommes et son message pour la vie du monde. Tous ces visages de saints t'invitent à développer en toi l'image de Dieu: Je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait en surabondance (Jn 10, 10). Avec un parcours de magnifiques icônes, souvent rares, l'auteur t'entraîne sur des terres nouvelles: "Ouvre l'?il de ton c?ur! L'invisible surgit dansta vie - Un mystère qui dépasse l'imagination...Contemple cette image, elle sauvegarde ta liberté,Ne laisse pas entrer le voleur, Deviens ce que tu es!, Tu es unique, reste-le!" Au fil des pages, l'icônedévoile son sens profond, ses ramifications jusqu'auc?ur de ta vie quotidienne. Ce beau recueil répond à une demande maintes fois adressée à l'auteur: présenter l'icône, sa vision du monde et le cheminement intérieur qu'elle propose, dans un langage accessible à tous. L'icône, "écrite" comme un texte sacré, invite à la rencontre de l'autre et du Tout Autre.
Résumé : Publié pour la première fois en Russie en 1870, ce petit livre, dont l'auteur est resté anonyme, représente l'un des plus beaux textes spirituels de l'orthodoxie russe. A travers un style qui garde le charme du langage populaire, le lecteur découvre la piété russe, dans ce qu'elle a de frais et de pur. Des épisodes nombreux et colorés le mettent au contact de la Russie ancienne, celle qui a inspiré les grands écrivains du siècle passé. Il rencontre enfin une tradition contemplative remontant aux premiers siècles de l'Orient chrétien, appliquée dans ces Récits du pèlerin par un contemporain de Dostoïevski et de Tolstoï. Une introduction et des notes donnent les commentaires nécessaires à une bonne compréhension du texte.