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Adulesco ou La maladie de la vie
Adventus Jean-Michel
BARTILLAT
19,16 €
Épuisé
EAN :9782841002825
Il avait atteint quarante ans. Eteint. Quarante ans, l'âge impardonnable, " car c'est l'âge où nous sommes devenus ce que nous sommes ", disait en un texte posthume un écrivain qui devait mourir à quarante et un ans. L'âge terrible, qui ne se laisse plus tromper par les airs aériens de la jeunesse, l'âge où, si l'on veut on ne trompe plus que soi-même sous le regard ironique, c'est l'âge où il devient temps de " faire dix ans de moins que son âge ", puisque tout le monde sait, c'est l'âge qui vous ramène à terre. Adultus, participe parfait d'adulesco, signifiant grandir. Adulte parfait, conjuguant sa jeunesse au passé. " Adulesco ou La maladie de la vie est un roman de la genèse. Saint-Lô, Normandie, dans les années 1960. Fernand Mesnel grandit et affronte les épreuves de la vie. La révolte en toile de fond, le premier livre " Mûrir, ils disent " fait resurgir l'adolescent que chacun d'entre nous s'est efforcé d'effacer. Vingt ans après, à l'occasion d'un retour initiatique au pays de son enfance, la radicalité de ses jeunes années lui réapparaît, approfondie et fertilisée, comme la seule valeur d'ordre et de légitimation de l'existence face au chaos de la vie et au scandale du monde.
Le monde lui apparaissait tel qu'il était, il voyageait alors avec une sorte d'aisance dans la perspective historique, il sortait de la mélancolie comme un boxeur prêt au combat, renversant de force, gonflé de courage, sans crainte des dangers, ignorant la contrainte sociale, quelles qu'en seraient les conséquences. Alors, comme dans la pratique assidue de la course à pied de fond, il avait l'impression d'ajouter de la vie aux années, et peut-être même de superposer plusieurs vies. Au plus fort de la dépression, s'imposait l'idée que la vie valait d'être vécue. C'était son solstice d'hiver. " Ce roman met en scène un écrivain, Ferdinand, grand observateur de la société, qui porte un regard original et visionnaire sur la fin de siècle que nous venons de traverser. Ferdinand grandit en Normandie avant de s'engager dans les courants gauchistes des années 1960. Son histoire est l'occasion d'aborder toutes les grandes évolutions sociales : les idéologies, le sport de masse, l'environnement, l'alimentation, la sexualité... Les souris apparaissent à plusieurs reprises donnant une touche de tendresse dans un monde violent et cruel. LDT (leçons de ténèbres pour le repos des petites souris), est un roman total, un voyage au cœur de notre monde.
Résumé : Cette édition rassemble pour la première fois l'ensemble des écrits sur l'art que Huysmans publia entre 1867 et 1905, dont 40 textes jusqu'alors inédits en volume. Découvreur de l'Impressionnisme et révélateur de nombreux talents, Huysmans contribua, par sa critique d'art, à l'évolution des idées esthétiques au tournant des XIXe et XXe siècles et à l'émergence de la peinture moderne. Le premier, il a su percevoir l'avenir du courant impressionniste, apprécier ses couleurs vivres et saisir le rôle nouveau conféré à la lumière, comprendre enfin la révolution qui s'opérait brutalement dans la peinture. De l'art flamand et hollandais des XVIIe et XVIIIe siècles (Bosch, Brueghel, Van Dyck, Hals, Rembrandt...) à l'Impressionnisme (Monet, Manet, Degas, Pissarro, Caillebotte, Gauguin, Cézanne, Seurat...), puis du Symbolisme (Whistler, Moreau, Redon, Rops...) à la redécouverte des artistes primitifs (Grünewald, Van der Weyden...), la critique d'art de Huysmans est une promenade à travers les plus riches heures de l'Histoire de l'art. Peintre du langage, Huysmans pulvérise la pensée au delà de toute notion de genre. A la frontière de la critique d'art et de la littérature, ses écrits esthétiques prennent place aux côtés de ceux de Diderot, Stendhal ou Baudelaire et constituent le témoignage singulier d'un esthète du XIXe siècle sur la peinture, en même temps qu'une invitation à relire son oeuvre de romancier à la lumière de sa conception picturale personnelle, à la fois moderne et hors du temps.
Dans l'autobiographie de Victoria Ocampo, le texte consacré à son aventure amoureuse avec Drieu était accompagné de quelques lettres, tirées de leur correspondance, qui donnaient envie d'en savoir plus sur cette brève rencontre entre "deux enfants fascinés et perdus". Rencontre qui saura s'inscrire dans la durée, puisque leur passion initiale se changera en une longue amitié amoureuse, à laquelle la mort de Drieu pourra seule mettre un terme. Voici maintenant l'intégralité des lettres qui nous ont été conservées. On y voit Drieu prolixe en confidences sur les multiples difficultés d'une vie sentimentale intense et compliquée, que Victoria considère avec une bienveillance distante. S'ouvre l'atelier de l'écrivain, engagé dans la rédaction du Feu follet, de la Comédie de Charleroi, de Rêveuse Bourgeoisie, de Gilles. Et c'est aussi, lorsque Victoria, brillante directrice de la revue littéraire Sur, se trouve en Argentine, une chronique très personnelle de la vie artistique et littéraire parisienne. L'affrontement des deux épistoliers sur le fascisme est un moment fort de cette correspondance. Peu soucieuse de politique dans l'absolu, Victoria réagit spontanément en démocrate pour condamner les positions de Drieu, tout en saluant son courage et son intégrité, "même s'il dit ou fait des folies ou des stupidités". De Victoria Ocampo, les Éditions Bartillat ont publié Drieu (2007) et Le Rameau de Salzbourg (2008).
Vingt-cinq femmes admirablement déterminées ! Elles ont osé, créé, innové et travaillé d'arrache-pied pour s'imposer dans le monde de la mode et du luxe. Robes, cosmétiques, parfums, joaillerie... Elles ont aussi tenu tête aux hommes et rien ne leur a résisté ! Elles se sont moquées des tabous et des conventions et leur success story constitue un palpitant tableau de plus d'un siècle de fashion-business. Elles nous entraînent ici dans la grand-messe des collections, nous font assister au lancement d'un parfum, à leurs combats titanesques pour faire jaillir la beauté, que ce soit celle d'une parure ou d'une ligne de maquillage. Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli, Mme Grès, Nina Ricci, Carven, Donatella Versace, Sonia Rykiel, Laura Ashley, Chantal Thomass, Vivienne Westwood, Diane de Fürstenberg, Stella McCartney, Helena Rubinstein, Elizabeth Arden, Estée Lauder, les saurs Carita, Hélène Rochas, Annick Goutal, Gloria Vanderbilt, Lolita Lempicka, Jeanne Toussaint, Paloma Picasso, Victoire de Castellane... chacune a sublimé la femme à sa manière. Mais connaît-on l'envers du décor forgé de sacrifices personnels et d'humiliations ?
Fruit de plusieurs années de recherche, ce livre retrace toute l'histoire de L'Origine du monde, des arcanes de sa création en 1866 jusqu'à son entrée au musée d'Orsay en 1995, sans oublier les plus récentes controverses qui continuent à l'entourer. Conçu à l'origine pour Khalil-Bey, collectionneur ottoman résidant à Paris, le tableau de Gustave Courbet a connu un itinéraire des plus extraordinaires que Thierry Savatier éclaire d'un jour nouveau. L'ouvrage s'appuie sur de nombreuses archives publiques et privées françaises, anglaises, hongroises et américaines, et dévoile un pan secret à ce jour : le transfert du tableau en 1945 de Hongrie vers l'Union soviétique, où, après bien des drames, son propriétaire le baron Hatvany parviendra à le récupérer. Au début des années 1950, L'Origine du monde revient en France, acquis par Jacques Lacan, avant d'être livré au public. De nombreuses personnalités des XIXe et XXe siècles ont croisé le chemin du tableau : Théophile Gautier, Sainte-Beuve, Edmond Goncourt, Sylvia Bataille, Alain Cuny, Marguerite Duras, Claude Lévi-Strauss, Dora Maar, René Magritte... Scandale majeur de l'histoire de l'art, objet de fascination et de répulsion, cette oeuvre, offerte à toutes les interprétations, marque une date de rupture dans l'aventure de la peinture occidentale, qui justifie pleinement cette " biographie " à part entière.