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Etudes sur la personnalité autoritaire
Adorno Theodor W. ; Frappat Hélène
ALLIA
25,40 €
Épuisé
EAN :9782844852335
Théoricien de "l'Ecole de Francfort", Théodore W. Adorno (1903 - 1969) fut à la fois philosophe, sociologue et musicologue. A l'avènement du nazisme, il émigre aux Etats-Unis. Rentré en Allemagne, sa critique de la consommation culturelle au sein de la société industrielle acquiert une influence décisive sur la pensée moderne, notamment à travers des ouvrages comme Minima Moralia (1960). Parues en 1950 aux Etats-Unis, ces Etudes sur la personnalité autoritaire constituent la dernière grande oeuvre d'Adorno à n'avoir pas été traduite en français. L'ouvrage a pu être écrit grâce à l'American Jewish Committee, qui finança une vaste enquête sociologique, Studies in préjudice, destinée à évaluer et comprendre les préjugés raciaux, en particulier l'antisémitisme, dans la société américaine. Adorno part de l'hypothèse que les convictions politiques, économiques et sociales d'un individu forment un modèle cohérent, comme si elles étaient reliées par une "mentalité" ou un "esprit" qui est l'expression profonde de sa personnalité. Il s'attache moins aux activités ouvertes des fascistes déclarés, qu'à chercher à comprendre comment certaines structures mentales conduisent à la formation de cette "personnalité autoritaire", qui contient potentiellement le fascisme en germe. C'est une véritable "psychologie du fascisme et de l'antisémitisme" qu'il dessine, décrivant le terrain mental et sociologique favorable à l'implantation des idées antidémocratiques. S'appuyant sur des sondages effectués sur plus de 2000 personnes choisies dans toutes les couches de la société, et à l'aide de différents questionnaires qu'il a lui-même rédigés, de tests, d'échelles permettant de mesurer l'ethnocentrisme, le conservatisme et l'antisémitisme des sujets interrogés, Adorno dresse un tableau effrayant de la société américaine, qui cache derrière son apparente rationalité un abîme de préjugés et de stéréotypes. Mais l'ouvrage est évidemment bien plus qu'un extraordinaire document. Il constitue l'analyse la plus profonde et la plus précise des conditions, qui, en chacun de nous, en toute époque et en tout lieu, sont susceptibles de mener au fascisme (au sens le plus large du terme). En ce sens, il reste plus actuel et nécessaire que jamais.
Le "déploiement de la vérité" : en assignant cette mission à l'art, par épigraphe de Hegel interposée, Adorno ne situait pas seulement la musique hors de la sphère de l'industrie culturelle banale, mais visait sans doute aussi le type de discours qu'on peut porter sur elle. Face à l'invasion des biographies romancées, des vulgarisations douteuses et du colportage promotionnel, qui forment la majeure partie de la littérature musicale d'aujourd'hui, voici un livre qui vise la réalité musicale dans ce qu'elle a de plus essentiel : le parti de composition.Les deux études sur Schönberg et sur Stravinsky, qui, sous le "chapeau" commun d'une brillante Introduction où se résume toute la pensée d'Adorno, constituent la Philosophie de la nouvelle musique, proposent de jauger celle-ci à partir de deux expériences antithétiques, deux types de comportements musicaux traités en forme de paradigmes. Chez l'un, la musique nous interpelle au plus crucial, et les dissonances nous effraient, qui nous parlent de notre propre condition. Chez l'autre, un mythe originel voudrait nous rassurer et permettre l'"accès à la région d'un être absolument "authentique"". Schönberg contre Stravinsky ; le progrès contre la réaction.Livre fascinant, prophétique hier, et aujourd'hui assimilé, plein de finesse et de parti pris, de rigueur et d'injustesses. Les intuitions sont fulgurantes, sur Mahler, sur Berg, sur Wagner. L'étendue de la culture y égale la force de la sensibilité. D'un mot, tel phénomène est défini "en situation" : ainsi des épices dont Adorno crédite la musique de Stravinsky. Livre à lire lentement, à poser, à reprendre, à relire, à ruminer, sans lequel la musique de notre siècle demeure maquis indéchiffrable : bref, une permanente provocation à l'intelligence du lecteur mélomane.
Que signifie l?époque présente face à Hegel? Ni une attaque ni une apologie, ces Trois études sur Hegel sont l?interprétation paradoxale d?une anti-hégélien pour lequel l??uvre de Hegel est incontournable. D?autant plus incontournable que le système hégélien dit, dans sa forme même, la «vérité» du monde dans lequel nous vivons.
Pourquoi tant de gens croient à l'astrologie et lisent régulièrement, tout en s'en défendant, les horoscopes des journaux? Lors de son séjour d'exil aux Etats-Unis, en 1952- 53, le philosophe allemand Theodor W. Adorno entreprend d'étudier la rubrique astrologique du "Los Angeles Times". Faisant appel aux concepts de la sociologie et de la psychanalyse, il en tire une analyse brillante des "superstitions secondaires", cet irrationnel rationalisé qui s'épanouit dans les sociétés modernes. "Les gens auxquels nous nous intéressons tiennent l'astrologie comme quelque chose d'acquis, exactement comme la psychiatrie, les concerts symphoniques ou les partis politiques; ils l'acceptent parce qu'elle existe, sans beaucoup y réfléchir, à la seule condition que leurs propres demandes psychologiques correspondent d'une manière ou l'autre à l'offre. Ils ne s'intéressent guère à la justification du système." Que propose précisément ce système? Une soumission subtile à l'idéologie dominante, une dépendance aux mass media, une acceptation de la division sociale entre forts et faibles - où l'on voit qu'à travers la question de l'astrologie populaire, Adorno offre un essai politique sur une société qui fait de chaque individu un pion.
Au siècle dernier, Theodor Adorno (1903-1969) s'impose comme l'un des rares penseurs à oser prendre parti en faveur de l'art moderne et des avant-gardes. Sans attendre prudemment la consécration que le temps finit parfois par accorder à des oeuvres résolument nouvelles, le philosophe s'engage, dès 1923, dans les controverses artistiques, notamment musicales et littéraires, de l'entre-deux-guerres. C'est ainsi qu'il défend âprement contre ses détracteurs la nouvelle musique classique et les compositeurs Alban Berg, Arnold Schönberg et Anton von Webern. Il se fait l'avocat de James Joyce, de Paul Celan, de Samuel Beckett à qui il dédie la Théorie esthétique. Peu avant sa mort, en 1969, Adorno comprend, toutefois, que sa théorie de la modernité est confrontée au déclin de l'art moderne, à l'apparition de la postmodernité, au triomphe du kitsch et à la suprématie de l'industrie culturelle. Il craint que l'art lui-même ne survive dans la société actuelle que sous la forme d'une culture docile, entièrement soumise aux impératifs de la rentabilisation marchande. Tel est bien, quarante ans après la mort du philosophe, le défi majeur que doit relever une création artistique préoccupée par la sauvegarde de son autonomie et soucieuse de se définir encore comme espace de liberté.
Si les Européens veulent avoir un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une république européenne. Ils se donneraient par là le moyen de prendre en main leur destin commun." Jean François Billeter.
Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.
Résumé : Nous avons perdu notre foyer, c'est-à-dire la familiarité de notre vie quotidienne. Nous avons perdu notre travail, c'est-à-dire l'assurance d'être de quelque utilité en ce monde. Nous avons perdu notre langue, c'est-à-dire le naturel de nos réactions, la simplicité de nos gestes, l'expression spontanée de nos sentiments. Hannah Arendt.
Cette 2e édition actualisée et complétée présente les phénomènes et processus fondamentaux étudiés en psychologie sociale. Ces grandes notions constituent une synthèse claire et pédagogique des sujets abordés en psychologie sociale : elles ne renferment que l'essentiel et sont illustrées à l'aide d'exemples ou d'expériences. Elles constituent ainsi un guide pertinent et un support efficace pour aller à l'essentiel, réviser son cours ou préparer des épreuves d'examen. Sont ici abordées les grandes catégories d'étude de la psychologie sociale : les processus et phénomènes intrapersonnels ; les processus et phénomènes interpersonnels ; les processus et phénomènes intragroupes ; les processus et phénomènes intergroupes.
Résumé : Chaque chapitre de cet ouvrage permet de cheminer avec rigueur dans la compréhension des 20 grandes notions explicitées d'abord par leur définition, puis par l'examen de leurs déterminants et de leurs effets pour le travailleur et son environnement, et enfin par l'indication d'outillages de mesure dans le domaine abordé.
Gustave Le Bon (1841-1931), médecin et sociologue, est connu pour avoir été en France, le vulgarisateur des notions concernant la psychologie collective.
Véritable introduction à la psychologie sociale, cette 6ème édition actualisée et complétée permet de comprendre et d'approfondir les notions essentielles de cette discipline.