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Théorie esthétique. Paralipomena, théories sur l'origine de l'art, introduction première
Adorno Theodor W.
KLINCKSIECK
34,00 €
Épuisé
EAN :9782252026465
Au siècle dernier, Theodor Adorno (1903-1969) s'impose comme l'un des rares penseurs à oser prendre parti en faveur de l'art moderne et des avant-gardes. Sans attendre prudemment la consécration que le temps finit parfois par accorder à des oeuvres résolument nouvelles, le philosophe s'engage, dès 1923, dans les controverses artistiques, notamment musicales et littéraires, de l'entre-deux-guerres. C'est ainsi qu'il défend âprement contre ses détracteurs la nouvelle musique classique et les compositeurs Alban Berg, Arnold Schönberg et Anton von Webern. Il se fait l'avocat de James Joyce, de Paul Celan, de Samuel Beckett à qui il dédie la Théorie esthétique. Peu avant sa mort, en 1969, Adorno comprend, toutefois, que sa théorie de la modernité est confrontée au déclin de l'art moderne, à l'apparition de la postmodernité, au triomphe du kitsch et à la suprématie de l'industrie culturelle. Il craint que l'art lui-même ne survive dans la société actuelle que sous la forme d'une culture docile, entièrement soumise aux impératifs de la rentabilisation marchande. Tel est bien, quarante ans après la mort du philosophe, le défi majeur que doit relever une création artistique préoccupée par la sauvegarde de son autonomie et soucieuse de se définir encore comme espace de liberté.
Que signifie l?époque présente face à Hegel? Ni une attaque ni une apologie, ces Trois études sur Hegel sont l?interprétation paradoxale d?une anti-hégélien pour lequel l??uvre de Hegel est incontournable. D?autant plus incontournable que le système hégélien dit, dans sa forme même, la «vérité» du monde dans lequel nous vivons.
Adversaire déclaré de tout positivisme. Adorno procède toujours par des démarches dont chacune en un sens se suffit, mais dont l'ensemble se complète sans se répéter. Théorie critique de l'art, c'est-à-dire d'un domaine fondamentalement opposé à la société globale et à son discours institué, l'esthétique ne pouvait être pour Adorno que l'occasion d'essais, voire d'aphorismes, si bien que ce volume, publié par l'éditeur allemand dans le même tome que la Théorie esthétique, n'en est séparé que pour des raisons matérielles. Maintes formules. Ici plus cinglantes, apportent au texte précédent d'indispensables éclairages.
Ce livre d'Adorno sur Berg - le dernier qu'il ait publié de son vivant, en 1968 -, s'il n'est pas un des ouvrages majeurs du philosophe, en est l'un des plus attachants. Sa qualité toute particulière tient sans doute, comme Jean-Louis Leleu le souligne dans sa présentation, à la convergence de raisons différentes.Il y a d'abord la compétence qu'Adorno tire de son expérience de compositeur et de sa formation au sein de l'École de Vienne ; être l'élève de Berg, c'était recevoir indirectement l'enseignement de Schönberg, avec ce qu'il impliquait d'exigence et de responsabilité dans le rapport au matériau musical.Il y a d'autre part la distance critique qu'un regard de philosophe rompu à la dialectique lui permet d'avoir à l'égard de cette École, et notamment de Schönberg lui-même, distance dont témoigne avec éclat la Philosophie de la musique nouvelle et qui lui permet de mettre Alban Berg à sa juste place.Il y a surtout l'amitié que depuis leur rencontre en 1924 Adorno vouait à l'auteur de Wozzeck et qui donne à tous ces écrits leur «tonalité propre». Il s'est appliqué à établir un lien étroit entre la «physionomie musicale» de l'?uvre et la manière d'être dans la vie de celui qui l'a produite. De là la cohérence profonde de ses analyses et la force de son portrait.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.