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Crise de la représentation. Fable de politique-fiction
Adolphe Jean-Marc
ENTRETEMPS ED
12,00 €
Épuisé
EAN :9782912877284
Grève du spectacle, festivals annulés: le mouvement des intermittents aura marqué l'été 2003. Au c?ur de cette actualité en tant que rédacteur en chef de Mouvement Jean-Marc Adolphe tire de ces événements un fil inattendu27 juin: un accord entre partenaires sociaux, censé réformer le régime des intermittents, met le feu aux poudres. À partir de la signature de cet accord, l'auteur raconte à la façon d'une fable ce qui se joue, à vue et en coulisses, dans cette pièce dont le scénario est celui de la "refondation sociale". Sur un ton volontiers ironique et pamphlétaire, mais toujours très informé, il en plante le décor et la distribution (ministres de la Culture et des Affaires sociales, leaders de la CFDT et du Medef...), évoque l'étrange élection présidentielle de 2002, la réforme des retraites, l'évolution du paysage syndical en France, le rôle très politique du Medef. Mais l'acteur central de cette fable politique n'est autre que le Président Jacques Chirac, spécialiste de "trucs en tous genres", soupçonné de "brader la République" qu'il livre à une "crise de la représentation" majeure. Ce texte enlevé, qui se lit avec gourmandise, est complété de chroniques publiées dans la revue Mouvement
Tout le monde pense connaître le langage. Pourtant une saisie davantage approfondie de cette fonction centrale dans nos existences est souvent étrangère à la plupart des utilisateurs, comme on peut s'en rendre compte en s'entretenant avec eux. Ce petit livre envisage de favoriser une prise de conscience des délicats mécanismes qui assurent la fonction langagière. On répond également à une série de questions fréquemment posées dans le public, mais rarement répondues avec précision, comme celles de l'origine du langage et des langues, et celle des capacités langagières animales. Une information sur les principaux troubles du langage est également présentée.
Lot Laurencine ; Lot Laurencine ; Adolphe Jean-Mar
Laurencine Lot est réputée pour ses photographies de comédiens en scène. Depuis trente ans, elle va de théâtre en théâtre. Basée à paris, elle a photographié des centaines de spectacles. Ceux de Carlotta Ikeda la passionnent et elle n'en a manqué aucun depuis 1978. Laurencine Lot a publié: La Comédie-Française, trente ans de création théâtrale (2002) et Monstres sacrés, sacrés comédiens (2003).
Stiegler Bernard ; Adolphe Jean-Marc ; Lachaud Jea
La construction et la constitution de l'Europe visent à créer un nouveau processus d'individuation psychique et collective au sein duquel puissent se co-individuer des processus d'individuation déjà existants : les nations européennes. Parce qu'ont muté, du fait du développement technologique, les conditions générales de l'individuation à travers l'ensemble du monde industrialisé, il y a aujourd'hui à faire converger les processus d'individuation nationaux, en Europe et partout sur la Terre, vers des processus continentaux et supranationaux : la nation n'est plus un cadre autosuffisant pour assurer de bonnes conditions d'individuation à ses habitants. Mais d'autre part, l'individuation psychique et collective industrielle issue du capitalisme contemporain est devenue autodestructrice. Car elle est rongée par le contre processus d'une ruineuse désublimation, induite par une baisse tendancielle de l'énergie libidinale que détruit sa captation par les médias de masse : c'est le " temps de cerveau disponible " devenu une marchandise comme les autres - ce dont parle M. Le Lay sans vergogne, exhibant ainsi le règne d'une grande misère symbolique et d'une démotivation généralisée. Le modèle industriel dominant tend en effet à détruire cette vergogne dont les Grecs anciens, qui la nommaient aidôs, posaient qu'elle est, avec la justice (dikè), et comme principe sublime, la condition de toute constitution politique. L'Europe ne se constituera qu'à la condition de lutter contre ce qui, dans la société industrielle, conduit à la désublimation comme liquidation de toute vergogne. Cette analyse est développée dans le présent ouvrage sur le plan d'une économie politique et par des considérations de politique industrielle : la protection de la vergogne n'est plus une simple question de morale, ou de " valeurs ", mais d'organisation des échanges symboliques, c'est-à-dire d'abord, de nos jours, d'organisation industrielle de la production et de la consommation. La démotivation qui a été engendrée du côté de la production comme de la consommation par la mise en ?uvre, au XXe siècle, de techniques de calcul des performances et de recherche des motivations, sera le thème du second tome de cet ouvrage, Le motif européen, qui esquissera les bases d'une nouvelle théorie du motif à partir du concept d'individuation, et comme élément crucial d'une civilisation industrielle réinventée.
Résumé : [...] Tout le Tanztheater de Pina Bausch est dans la porosité du visible et du caché, de l'exhibé et du refoulé, du chaste et du grotesque, images qui insistent dans l'entre-deux du rêve et de la conscience, danse de nos images mentales. Les photographies de Guy Delahaye, saisies dans le vif des représentations du Tanztheater Wuppertal, sont autant de précipités d'une fièvre à laquelle Pina Bausch et ses fabuleux interprètes ont donné le corps d'une aventure démesurée, épique et humaine. "C'est beau quand on voit vivre quelqu'un", remarquait simplement Pina un jour qu'elle demandait à ses interprètes "une chose avec [leur] souffle". Contre l'asphyxie du sensible, des images viennent ici respirer, elles quittent déjà les pages qui les contiennent pour poursuivre leur libre voyage dans la mémoire. Jean-Marc Adolphe.
FIGURES DE FEMMES / FIGURES SOCIALESL'histoire du théâtre se construit essentiellement autour de figures remarquables et rebelles qui ont marqué leur époque et dont la trace perdure avec le temps.Ce sont des auteurs, acteurs/actrices, metteur(e)s en scène ou théoriciens - existe-t-il des théoriciennes? - qui ont choisi la scène comme endroit d'expression pour exercer leur art. En France comme en Grande-Bretagne, le rôle des femmes dans la construction d'un parcours artistique original est relativement récent et s'inscrit dans l'histoire de l'émancipation féminine et sociale. Il s'agit d'une lutte de reconnaissance qui s'égrène tout au long des siècles et dont l'aboutissement n'est pas encore écrit. Le monde occidental pense s'enorgueillir d'une libération exemplaire, cependant les étapes demeurent provisoires, incertaines et les acquis constamment précaires. Si l'on perçoit le milieu artistique comme un endroit emblématique de la lecture d'une époque, les femmes n'y occupent qu'une place individuelle, souvent héroïque, mais inscrivent rarement leur présence dans des mouvements ou des dynamiques spécifiques. Si l'on considère le théâtre dans un raccourci panoramique quelque peu simpliste et subjectif mais révélateur, on peut brosser quelques rares parcours que l'histoire accepte de garder en mémoire.En France, il est notable que les comédiennes n'imposent leur présence sur scène qu'à dater de 1577, grâce à Catherine de Médicis et aux Italiens qui admettent les femmes dans leurs représentations de commedia dell'arte.
Une revue professionnelle de la facture instrumentale? Il en existe à l'étranger, mais en France, une revue généraliste sur ce thème n'a pas encore vu le jour. L'objectif principal est d'être utile, et d'abord aux facteurs et aux professionnels des métiers de la musique. Pour être atteint, cet objectif en implique d'autres; en premier lieu participer à la communication des facteurs avec leurs clients naturels, les musiciens, dont beaucoup réfléchissent sur leur instrument et en font profiter les facteurs, artisans comme industriels, accordeus-réparateurs comme distributeurs; ensuite, participer à la communication entre facteurs et spécialistes de tous ordres, scientifiques de toutes disciplines, économistes spécialistes de l'innovation et des métiers d'art, représentants des administrations, sans oublier ceux qui enseignent la facture instrumentale. (...) Dans l'idéal, la revue devrait se trouver bien placée dans l'étal de tous les magasins de musique, diffusant instruments, partitions, livres, disques, et dans les bibliothèques.
Les années soixante-dix ont constitué un tournant dans l'histoire du théâtre vivant. Or, durant cette décennie, une revue, Travail théâtral accompagne cette histoire et en consigne les principaux éléments. Ce livre s'attache à décrire la spécificité de la revue et à montrer qu'elle est le réceptacle et, dans une certaine mesure, le moteur d'un processus de bouleversement culturel. Porteuse, à son origine, de " l'esprit de Mai ", elle adhère à la tradition marxiste anti-stalinienne et se fait la représentante d'un brechtisme non-orthodoxe. Elle se place du côté du " jeune théâtre" et défend sa revendication de donner au théâtre un contenu politique et d'y intéresser le " non-public ". Elle fait entendre des voix singulières : celles d'artistes, d'auteurs et d'intellectuels de son temps. Elle reconnaît et fait connaître les avant-gardes. En donnant à certaines de ces expériences (comme celles menées par le Théâtre du Soleil ou par Augusto Boal) une valeur exemplaire, Travail théâtral ne fait pas simplement écho à ces bouleversements, mais entend y participer et jouer à sa manière un rôle moteur dans la constitution d'un théâtre de l'avenir.
Imaginons un paysage de prothèses, imaginez. De la terre et des pierres, un arbre effondré, des trous. Le drame n'a plus lieu sur la scène, il est dans le décor-paysage : verre, métal, plastique. Comment dire mieux que l'espace se meurt. On entend une radio... " Un homme arrive sur une colline par une nuit d'orage. Il parle à un mannequin qui ressemble à une jeune fille, il parle à un roi mort, à un chien, à un duo comique, à un arbre, à des pierres. Il parle avec les objets, les animaux, les morts. Dans la terre, il trouve un séquenceur. C'est un dispositif numérique, une mémoire exacte qui permet d'enregistrer et d'ordonner les éléments dans une séquence. L'homme joue avec le séquenceur. Il s'abandonne dans le concert de sa voix enregistrée. L'enregistrement a pris la place de la vie. L'échantillonnage met la répétition au coeur du texte, entraînant une perte de sens et en même temps la reconstitution de quelque chose qui se souvient du sens dans les trous de la langue. La machine ne porte plus seulement la mémoire, elle la tord et l'explose. Le théâtre est envahi par ce qui refuse le théâtre : animaux, objets, machines.