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L'Algérie et la démocratie. Pouvoir et crise du politique dans l'Algérie contemporaine
Addi Lahouari
LA DECOUVERTE
20,59 €
Épuisé
EAN :9782707123640
Pourquoi la tentative de démocratisation ouverte en Algérie après les émeutes d'octobre 1988 a-t-elle débouché sur une crise sociale et économique sans précédent et sur une situation politique proche de la guerre civile ? Comment interpréter l'audience croissante de l'islam radical et son basculement dans la violence ? Pour répondre à ces questions, Lahouari Addi propose dans ce livre une analyse en profondeur qui bouscule bien les idées reçues et permet de mieux comprendre l'extraordinaire complexité de la situation algérienne. Il montre ainsi qu'à la différence de la plupart des pays qui ont eu à vivre la sortie d'un régime autoritaire - en Europe du Sud et de l'Est ou en Amérique latine -, la transition démocratique en Algérie s'est heurtée à une accumulation d'obstacles particulièrement redoutable. Il s'agit en effet à la fois d'un pays musulman où la religion conteste encore à l'Etat la prérogative d'édicter des règles de droit ; d'un pays du tiers monde ayant subi l'une des colonisations les plus longues et les plus agressives ; et enfin d'un pays à économie " socialiste " où les bases mêmes de l'accumulation de richesse ont été sapées par la centralisation étatique et la corruption. L'originalité de cette approche est qu'elle combine, en s'appuyant sur une solide armature théorique et sur une excellente connaissance du terrain, deux niveaux d'analyse : celui de la logique du système de pouvoir, qui a cherché à instrumentaliser l'ouverture démocratique pour se relégitimer ; et celui des mutations profondes qui ont bouleversé la société algérienne, tant au niveau social qu'à celui des représentations symboliques.
La sécularisation à laquelle est confrontée la société musulmane concerne la culture et non les textes sacrés. L'expression "religion sécularisée" n'a pas de sens, dans la mesure où on ne sécularise pas Dieu ; mais on sécularise la culture par laquelle la foi est vécue. Pour bâtir une modernité cohérente avec les valeurs religieuses, les musulmans n'ont pas besoin de modifier le Coran ; il suffit qu'ils le lisent autrement, y compris en utilisant la ressource qu'il offre : l'abrogation (en-naskh) de certains versets par d'autres versets. Ici, la phénoménologie peut aider à l'évolution des représentations culturelles : la vraie interprétation humaine du texte sacré n'existe pas ; le texte sacré existe pour soi et non en soi. Pour traduire cette hypothèse dans la vie quotidienne, la transition de Platon à Kant est nécessaire. Ce livre a pour ambition d'apporter un éclairage à cet enjeu consistant à libérer la culture musulmane du dualisme platonicien, comme l'a été auparavant la culture européenne. On objectera que c'est une démarche européocentriste ; elle le serait s'il existait une supposée essence européenne ontologiquement différente d'une supposée essence musulmane. Platon, qui a eu une influence considérable sur la culture musulmane, n'est pas un Arabe et Ibn Roshd qui a eu un impact au nord de la Méditerranée est un Maghrébin. Il n'y a alors aucune raison pour que Kant ne soit pas accueilli en terre d'islam.
Résumé : La violence qui déchire l'Algérie depuis 1992 a frappé l'opinion internationale par son ampleur. Et trop souvent, elle est expliquée comme résultant d'un affrontement entre des islamistes " intégristes " et des élites laïques et modernistes. Mais cette interprétation idéologique est un leurre : elle fait l'impasse sur la complexité d'un système politique marqué par l'autoritarisme, et surtout, elle ignore le rôle joué dans cette crise par les mutations en profondeur de la société algérienne. C'est cette dimension essentielle qu'explore Lahouari Addi dans cet ouvrage original. Combinant les approches sociologique et anthropologique, à partir de solides enquêtes de terrain, il brosse un tableau sans équivalent des transformations sociales dans l'Algérie des années soixante à quatre-vingt, qui éclaire d'un jour singulier deux questions majeures - et intimement liées - à ses yeux : l'évolution de la place des femmes et l'émergence de l'islam politique. L'auteur montre ainsi comment l'exode rural massif des années de l'après-indépendance, en provoquant l'éclatement des familles dans le nouvel espace urbain, a fait naître de profondes frustrations et de nouvelles aspirations : l'effondrement des bases communautaires de la culture patriarcale et de son système de valeurs a poussé des millions de personnes - hommes et femmes - à rechercher dans l'islamisme un modèle de substitution à l'échelle de la société, pour inventer un nouvel " espace public ". Mais nombre d'entre elles n'acceptent pas encore la conséquence principale d'une telle mutation : l'émancipation de la femme. C'est cette contradiction qui est au c?ur des violences actuelles et qui devra, espère l'auteur, être un jour dépassée.
Ce livre traite les domaines mathématiques utiles à l'étude des modèles déterministes utilisés par les biologistes, chimistes et bioingénieurs. Il s'adresse principalement aux étudiants des DUT, BTS, licences et cycles préparatoires dont les domaines de formation sont les suivants : biologie, écologie, chimie, génie de l'environnement, génie des procédés, ingénierie agronomique et agroalimentaire. Il peut également servir d'outil de travail pour les enseignants et chercheurs dans ces disciplines. Les outils mathématiques et les méthodes d'analyse et de modélisation sont présentés avec précision et illustrés par de nombreuses applications en biologie et chimie. Les sujets mathématiques traités sont le calcul différentiel, les suites et récurrences, les équations et systèmes d'équations algébriques, les équations et systèmes d'équations différentielles, le calcul matriciel et la méthode des moindres carrés. Les principales applications concernent les équilibres et la cinétique chimique, les processus biochimiques, la génétique des populations, la croissance en microbiologie, les cycles de vie, les réacteurs chimiques, les bioréacteurs et les systèmes proie-prédateur.
Cet ouvrage est le fruit des réflexions menées dans le cadre des recherches doctorales, puis approfondies à travers des échanges stimulants avec des acteurs majeurs de la décentralisation au Mali. Il apporte sur la base de certaines expériences d'appui étudiées dans les régions de Tombouctou et Koulikoro, une analyse empirique sur la mise en oeuvre de la décentralisation dont la régionalisation en est le nouveau paradigme. Le cadre historique de cette mise en oeuvre atteste un démarrage réel de la réforme sous la 3e République, à la suite notamment de la Conférence nationale de juillet-août 1991, tenue dans le sillage de la Révolution de mars 1991. Enfin, cet ouvrage établit un diagnostic non exhaustif de la décentralisation dans son ensemble et formule quelques préconisations conçues comme des outils d'aide à la décision. Il s'adresse aux décideurs nationaux, aux élus locaux, aux universitaires.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.