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Aux origines de New York. Femmes et hommes dans la formation d'une société coloniale (1624-1741)
Adane Virginie
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753595712
L'imaginaire associé à New York est dominé par l'urbanité. Remonter à ses origines au XVIIe siècle invite, au contraire, à penser la formation d'une société nouvelle méconnue, d'abord néerlandaise, devenue anglaise à partir de 1664. Territoire parcouru par des nations iroquoises et algonquiennes, c'est en 1624, quinze ans après les voyages exploratoires de Henry Hudson, que la République des Provinces-Unies entreprend d'en exploiter les richesses locales, et d'y fonder une colonie de peuplement organisée autour d'un modèle familial. Hommes et femmes venus d'horizons européens très variés - mais aussi africains - contribuent à y faire prospérer une économie agricole et marchande. Après 1664, la colonie change de souveraineté et est progressivement incluse dans un Atlantique britannique où droit, discours et régulations morales révèlent les tensions coloniales et raciales qui caractérisent le corps social. Explorateurs, colonisateurs, marchands, marins, gouverneurs... : alors que l'histoire coloniale est bien trop souvent narrée à l'universel masculin, cet ouvrage propose d'en restaurer la mixité, incluant et donnant leur visibilité aux femmes autant qu'aux hommes, mais aussi aux normes, aux transgressions sexuelles, aux hiérarchies, aux rapports de pouvoir et aux complémentarités qui en découlent sur la longue durée. Avec le soutien du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique
Résumé : En 1619, deux navires corsaires vendent des captifs africains sur les rivages de la toute récente colonie anglaise de Virginie, en Amérique du Nord. Quatre siècles plus tard, en 2019, l'événement est commémoré aux Etats-Unis comme récit africain-américain des origines de la nation, un an avant les pèlerins du Mayflower , 157 ans avant la Déclaration d'Indépendance. Un récit des origines qu'il nous faut décrypter, mais aussi à inscrire dans le contexte de mondialisations successives. Ce moment, méconnu du public français, ne peut être compris sans être inclus dans les circulations atlantiques des premières décennies du XVII e siècle, dans un monde où les rapports de force entre puissances impériales sont reconfigurés, façonnant les connexions entre humains, marchandises, idées et capitaux. De 1619 à 2019, la construction, la promotion et la discussion d'un lieu de mémoire constitue un bon observatoire des débats politiques et sociaux qui animent les Etats-Unis de ce début de XXI e siècle, mais aussi leurs répercussions globales à une époque de mondialisation des luttes mémorielles. Du national au transnational, une date-charnière permet ainsi de questionner l'écriture de l'histoire, l'intelligibilité donnée au passé, sa construction, ses usages et les débats qu'elle suscite.
LA référence pour la civilisation à l'agrégation d'Anglais Traitant d'un des sujets 2026 de civilisation pour les agrégations externe, interne et spéciale d'Anglais, cet ouvrage propose tout ce dont le candidat a besoin pour passer les épreuves. Comme tous les Clefs-concours Anglais-civilisation, l'ouvrage est structuré en cinq parties : -Introduction ; -Historiographie ; -Repères sur le contexte historique et culturel ; -Thèmes qui structurent le sujet ; -Outils (documents, sources, bibliographie, chronologie, personnages, glossaire, index).
Anne-Marie Adine Diététicienne-nutritionniste, ex-consultante à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Anne-Marie Adine est aujourd'hui conseil auprès de différents organismes. Elle est membre de l'Institut français de la nutrition et de l'Association française des Diététiciennes Nutritionnistes.
L'île dont parle ces poèmes est une terre lointaine : il faudrait remonter les années pour à nouveau y prendre ses quartiers. L'auteur y a séjournéà l'âge où rien n'est encore écrit, avec pour tout espoir celui d'une place où s'amarrer. Les poèmes arriveront plus tard, presque à l'improviste.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.