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La Gröcha
Adam Peggy
ATRABILE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782940329731
Après près de 6 ans d'absence, Peggy Adam fait son retour avec La Gröcha, un drame humain au contour fantastique - et quoi de mieux pour son retour en 2012 qu'une histoire de fin du monde ? Dans un futur proche, quelque part en Suisse. Une maladie décime l'homme inexorablement. D'abord des taches apparaissent, et puis bientôt, sans espoir de guérison, c'est la fin. Les villes sont quadrillées, les sorties et déplacements réglementés. Suite à un drame encore frais, Marc, pour fuir un quotidien étouffant, décide de partir à la montagne, dans le vain espoir d'y trouver un peu de tranquillité, pour faire le point. Il sera vite rejoint, contre sa volonté, par Emma, avec laquelle il partage un lourd secret... Et c'est là, en haut des cimes, au milieu des arbres et d'une nature préservée mais de plus en plus inquiétante, que la vérité, sordide, va éclater... Faux récit de science fiction, mais vrai questionnement sur le rapport entre l'homme et la nature, ainsi que sur la perte d'un être cher, La Gröcha pose des questions qui dérangent : comment vivre quand on est amputé d'une partie de soi-même ? Comment continuer à vivre quand on a commis l'irréparable ? Et si la maladie qui gangrène la Terre, c'était l'homme ? La Gröcha promène le lecteur dans une étrange ambiance mi-réaliste mi-cauchemardesque - l'ouvrage est d'ailleurs parsemé de séquences oniriques réalisées au lavis - et la lente descente aux enfers de son personnage central pourrait se lire comme une métaphore d'une humanité aux abois, peut-être arrivée au terme de son existence.
C'est avec un plaisir jouissif que l'on découvre la comédie sentimentale à laquelle se livrent les personnages de "Plus ou moins... le Printemps" : Marie l'ingénue, Véra l'experte, Joao le tombeur ou Josie le transsexuel, autant de figures attachantes dont la vie affective se croise et se décroise tout au long de cet ouvrage drôle et provocant. Sans vulgarité mais avec un rentre dedans salvateur et des dialogues qui claquent, Peggy Adam parle sans détour et avec un enthousiasme communicatif d'amour et de sexe, tout en dressant en filigrane un constat mordant sur le statut de la femme dans notre bonne vieille société occidentale... Et le tout est emballé dans une bien belle bichromie noir & orange... "Marie et Véra vivent en France. Elles sont plus ou moins jolies, plus ou moins célibataires et entrent dans une période de leur vie plus ou moins décisive. Un extrait de vie de ma génération, avec les choix et les doutes que le statut de femme implique, ce que la norme nous impose et que le regard d'autrui nous refuse. Une petite histoire plus ou moins vécue." Peggy Adam
Résumé : C'est avec beaucoup de plaisir et même une certaine émotion que l'on retrouve Véra, Marie, Célestino, Sylvie et les autres dans Plus ou Moins... L'Hiver, quatrième et dernier volume de cette "série" initiée il y plus de dix ans ! Et malgré les années qui séparent ce volume du précédent, dès les premières pages, les premières cases, les premières bulles, la magie opère et les retrouvailles se font tout naturellement. Les situations concoctées par l'auteure n'ont rien perdu de leur mordant, à l'image de ces premières pages où deux vieilles nourrissent les pigeons à la strychnine. Le virage vers le fantastique amorcé dans Plus ou moins... L'Automne devient ici plus évident, comme le sort de Véra, laissée mal en point, le confirmera. Marie, toujours en Guadeloupe, se retrouvera elle aussi confrontée à des événements étranges liés à certaines croyances locales... Zigzaguant perpétuellement dans son récit entre drame et comédie, Peggy Adam questionne avec toujours autant de pertinence la place de la femme dans notre société en ce début de XXIe siècle, et plus précisément les limites de sa liberté et la violence qui régit souvent son rapport au monde. On vous le promet : les lecteurs patients de Peggy Adam ne seront pas déçus !
Se cacher pour pleurer? Ce n'est pas forcé, je sais. Ce n'est pas honteux de pleurer, et ce n'est pas parce qu'on est un garçon qu'on n'a pas le droit. C'est Magie la première qui m'a dit qu'un homme qui pleure, c'est beau. Que ce soit un petit garçon ou une grande personne. Ça prouve qu'il a des sentiments, qu'il n'est pas un crétin sans coeur, un robot-macho qui roule des mécaniques.
Un été, quelque part en France, avant les réseaux sociaux et les téléphones portables. Il fait beau, il fait chaud, les vacances sont longues, les journées surtout. Où aller quand le décor mélange si peu de verdure et tant de béton, que faire quand on n'a rien à faire. C'est dans cette ambiance de désoeuvrement que l'on rencontre ces sales gosses ; souvent livrée à elle-même, à la recherche du moindre divertissement, la petite troupe se cherche et se tourne autour, se provoque et s'affronte, et petit à petit, se frotte au monde ? bref, fait les quatre cents coups. Fumer une première cigarette ? Fait. Un pétard dans une crotte chien ? Fait. Se planquer dans la cave ? Fait. Et après ? Par petites touches, à travers ces portraits d'enfants, c'est le chaos du monde que l'on devine : l'apprentissage de l'amour, la complexité des sentiments et des relations, la violence physique comme psychologique. Tout est déjà là, mais il manque encore l'indignation, et la révolte est bien timide. Car chaque enfant aborde son quotidien avec ses propre fêlures, ses propres tourments, et derrière, il y a la famille, absente, décomposée ou envahissante, et aussi, parfois, réconfortante, aimante. Peggy Adam se place ici en observatrice amusée de tout ce bruit et cette fureur, mais en démiurge bienveillant, ne tente de faire le procès ni des enfants, ni des parents. A l'instar de Plus ou moins..., Les Sales Gosses est une oeuvre drôle et emportée, qui décrypte avec humour et finesse les relations humaines dans ce qu'elles ont de plus délicat mais aussi de plus compliqué.
On avait découvert Mathilde Van Gheluwe en 2016 grâce à Pendant que le loup n'y est pas, en collaboration avec Valentine Gallardo. Elle revient seule aujourd'hui, sans quitter complètement le monde de l'enfance, avec Funky Town, et confirme ainsi tout l'étendu de son talent. Funky Town se lit comme un conte moderne - et comme tous les contes, se prêtent à plusieurs niveaux de lecture - où l'on suit la jeune Lele, enfant solitaire et écrivain en herbe, qui chaque jour s'enfonce dans la forêt pour rendre visite à Baba Yaga la mystérieuse, et ramener alors une potion vitale à sa chère et imposante mère. Se faisant, elle traverse les rues de Funky Town, étonnante ville dont les habitants semblent voués à un hédonisme chaotique. Petit à petit, il apparaît que Lele pourrait vivre dans le plus complet des mensonges. Evoquant le folklore et les contes russes comme source d'inspiration, mais également Walthéry, Moebius, le Roi et l'Oiseau ou encore Ghost in the Shell, Mathilde Van Gheluwe fait feu de tout bois pour créer une oeuvre aux mille facettes, tour à tour drôle et cruelle, inquiétante et tendre, mais surtout belle, par ses ambitions comme sa réalisation.
Edimbourg, début du XXe siècle. Charles Hamilton a tout pour être heureux : un confort financier qui le met à l'abri du besoin, des nuits bien remplies et des journées oisives juste ce qu'il faut. Et pourtant, après la fête, c'est la descente. Victime de troubles de l'humeur, de hauts et de bas, Charles Hamilton se sent en alternance. Déçu par l'amour, Charles est néanmoins père d'une petite Sophia, mais ne voit pas là de quoi combler ce vide existentiel qui l'habite. Ce qu'il lui faudrait c'est un exemple - un maître, un sage, là, au fond de son jardin. En s'inspirant de l'histoire (réelle) de Charles Hamilton et de son "ermite ornemental" , Gabrielle Piquet traque des maux bien modernes - recherche d'un bien-être perpétuel, positivisme à tout crin - et nous interroge sur cette dictature du bonheur qui voudrait éradiquer de nos vies toute forme d'aspérité, comme si la vie ne pouvait, ne devait être que réjouissance et béatitude. On retrouve dans La Mécanique du Sage toutes les qualités qui faisaient déjà le charme de La Nuit du Misothrope : un dessin aux influences retro tout en élégance, une écriture mélodieuse d'une grande finesse, avec un prime une touche d'ironie et un humour pince-sans-rire du plus bel effet.