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Ordre social, désordre électoral. Une sociologie du vote de 2017
Agrikoliansky Eric ; Achin Catherine ; Aldrin Phil
PU SEPTENTRION
28,01 €
Épuisé
EAN :9782757439890
Le vote n'est-il qu'une affaire de chiffres ? C'est l'impression que peut donner une chronique de l'élection focalisée sur la courbe des intentions de vote ou sur les pourcentages de composition ou de distribution des voix. Pourtant, si le vote demeure fondamentalement une opération de comptage et de décomptage, il ne suffit pas de compter les voix pour comprendre comment les électrices et les électeurs perçoivent l'offre électorale, interprètent ses enjeux et font finalement leur choix. A partir d'une longue enquête réalisée au plus près des citoyens, à la fois qualitative et quantitative, les contributions de ce livre interrogent le poids des trajectoires sociales et des contextes de leur existence sur les façons de voter. Menée tout au long de la séquence électorale de 2017, l'enquête montre la persistance de l'ancrage social du vote face à un désordre inédit de l'offre électorale. Elle propose de renouveler la sociologie des variables sociales qui façonnent les préférences électorales.
Agrikoliansky Eric ; Aldrin Philippe ; Lévêque San
Ce livre rassemble quatorze portraits d'électrices et d'électeurs. Construit à partir d'entretiens approfondis et répétés, menés par une équipe de politistes et de sociologues entre 2016 et 2021, chacun de ces portraits raconte une existence et une façon d'être électeur dans la France contemporaine. A rebours des analyses qui font de l'acte de vote une évidence, ces portraits retracent le cheminement, à la fois singulier et collectif, parfois tortueux et jamais simple, que suppose la décision de donner sa voix à tel candidat plutôt qu'à un autre. Les quatorze itinéraires de vie qu'explore ce livre sont diversement articulés à la politique. Ceux qui se sont prêtés au jeu de l'enquête ont fait part de leurs convictions, et de leurs hésitations, des petites raisons ou des grandes résolutions qui ont progressivement donné sens à leur vote. Un sens souvent machinal, traduisant la persistance de préférences politiques anciennes que la configuration des options proposées peut toutefois mettre à l'épreuve. D'autres fois, un sens moins prévisible, exprimant une inclination nouvelle voire inattendue, qui se cristallise dans la tension du moment électoral et se dissipera peut-être avec elle. Mais, il ressort de chaque portrait tout ce que ce "choix" , en apparence intime, doit à l'univers de vie, aux sociabilités, à la trajectoire biographique, bref à la place qu'occupe chaque électeur dans la société.
Alors que le poids des partis n'a jamais été aussi fort sur la vie politique, cet ouvrage : • présente l'histoire des forces partisanes françaises depuis le début du 20e siècle ; • analyse les principales évolutions qui affectent le phénomène partisan ; • propose des outils pour une analyse sociologique de la vie politique.
Un constat semble faire consensus aujourd'hui : la distance des citoyens à la politique, aux élus et aux élections, serait devenue la norme dans la France des années 2020. Pourtant, à y regarder de plus près, cette dépolitisation n'a rien d'évident et pourrait même relever de l'illusion. Les enquêtes réunies dans cet ouvrage ont été réalisées au moment des élections de 2022, pendant plusieurs mois, ou plus près des électeurs et des électrices. Elles montrent que l'intérêt pour la politique ne s'est pas évanoui, mais que la politisation s'est métamorphosée. Elle ne se déploie plus seulement dans les institutions de la démocratie représentative (les partis politiques et leurs relais), mais au coeur de la vie quotidienne, au sein de la famille, des réseaux amicaux, des relations de voisinage, au travail, etc. Ces formes ordinaires de la politisation ne sont pas inédites, niais elles sont plus visibles précisément parce que les institutions politiques n'effectuent plus le travail qu'elles réalisaient auparavant.
La défense des droits de l'homme constitue depuis les années 1970, en France et ailleurs, une alternative à l'engagement partisan ou syndical qui semble attirer un nombre croissant de militants. Comment rendre compte de cet intérêt pour la lutte en faveur des droits et comprendre corrélativement l'importance prise par ce thème dans le débat public contemporain ? Comment saisir, du coup, les conditions sociales et historiques d'un tel engagement civique et " moral " ? À partir de l'étude du cas de la Ligue française des droits de l'homme et du citoyen (LDH) et en utilisant notamment les concepts issus de la sociologie des mobilisations, cet ouvrage propose plusieurs pistes de réflexion. La première concerne l'histoire culturelle et sociale de cette forme de mobilisation, et vise notamment à comprendre comment s'est pérennisé après 1945 le modèle, forgé au cours de l'affaire Dreyfus, de l'intellectuel défenseur des droits. L'étude des trajectoires des militants de l'association, en particulier dans les années 1980 et 1990, constitue une seconde perspective de recherche, en terme de " carrières militantes ", qui met l'accent sur le poids des itinéraires politiques (notamment les reconversions et les ruptures qui le ponctuent) et des trajectoires biographiques dans le processus d'engagement. En prenant, enfin, comme objet l'usage du droit pour la défense des droits, ce travail se propose de comprendre comment les normes juridiques peuvent constituer pour une association comme la Ligue un instrument d'action et de revendication dans l'espace public permettant de porter concrètement secours à des individus victimes d'injustices civiques.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.