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La Ligue française des Droits de l'Homme et du Citoyen depuis 1945. Sociologie d'un engagement civiq
Agrikoliansky Eric
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782747529723
La défense des droits de l'homme constitue depuis les années 1970, en France et ailleurs, une alternative à l'engagement partisan ou syndical qui semble attirer un nombre croissant de militants. Comment rendre compte de cet intérêt pour la lutte en faveur des droits et comprendre corrélativement l'importance prise par ce thème dans le débat public contemporain ? Comment saisir, du coup, les conditions sociales et historiques d'un tel engagement civique et " moral " ? À partir de l'étude du cas de la Ligue française des droits de l'homme et du citoyen (LDH) et en utilisant notamment les concepts issus de la sociologie des mobilisations, cet ouvrage propose plusieurs pistes de réflexion. La première concerne l'histoire culturelle et sociale de cette forme de mobilisation, et vise notamment à comprendre comment s'est pérennisé après 1945 le modèle, forgé au cours de l'affaire Dreyfus, de l'intellectuel défenseur des droits. L'étude des trajectoires des militants de l'association, en particulier dans les années 1980 et 1990, constitue une seconde perspective de recherche, en terme de " carrières militantes ", qui met l'accent sur le poids des itinéraires politiques (notamment les reconversions et les ruptures qui le ponctuent) et des trajectoires biographiques dans le processus d'engagement. En prenant, enfin, comme objet l'usage du droit pour la défense des droits, ce travail se propose de comprendre comment les normes juridiques peuvent constituer pour une association comme la Ligue un instrument d'action et de revendication dans l'espace public permettant de porter concrètement secours à des individus victimes d'injustices civiques.
Agrikoliansky Eric ; Aldrin Philippe ; Lévêque San
Ce livre rassemble quatorze portraits d'électrices et d'électeurs. Construit à partir d'entretiens approfondis et répétés, menés par une équipe de politistes et de sociologues entre 2016 et 2021, chacun de ces portraits raconte une existence et une façon d'être électeur dans la France contemporaine. A rebours des analyses qui font de l'acte de vote une évidence, ces portraits retracent le cheminement, à la fois singulier et collectif, parfois tortueux et jamais simple, que suppose la décision de donner sa voix à tel candidat plutôt qu'à un autre. Les quatorze itinéraires de vie qu'explore ce livre sont diversement articulés à la politique. Ceux qui se sont prêtés au jeu de l'enquête ont fait part de leurs convictions, et de leurs hésitations, des petites raisons ou des grandes résolutions qui ont progressivement donné sens à leur vote. Un sens souvent machinal, traduisant la persistance de préférences politiques anciennes que la configuration des options proposées peut toutefois mettre à l'épreuve. D'autres fois, un sens moins prévisible, exprimant une inclination nouvelle voire inattendue, qui se cristallise dans la tension du moment électoral et se dissipera peut-être avec elle. Mais, il ressort de chaque portrait tout ce que ce "choix" , en apparence intime, doit à l'univers de vie, aux sociabilités, à la trajectoire biographique, bref à la place qu'occupe chaque électeur dans la société.
Fillieule Olivier ; Agrikoliansky Eric ; Sommier I
Olivier Fillieule est professeur de sociologie politique, directeur de l'Institut d'études politiques et internationales (IEPI) de l'université de Lausanne, membre du Centre de recherche sur l'action politique de l'université de Lausanne (Crapul) et directeur de recherche au CNRS. Eric Agrikoliansky est maître de conférences en science politique à l'université Paris-Dauphine et membre de l'Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO). Isabelle Sommier est professeure de sociologie à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
Résumé : Qu'est-ce qu'un parti politique ? Et plus encore, qu'est-ce qu'un parti politique en France ? De la création des premiers groupes organisés jusqu'aux structures les plus récentes, ce livre présente les cadres dans lesquels s'est exprimée, sur plus d'un siècle, la vie politique en France. Cette étude historique et analytique permet de mieux comprendre la naissance, l'évolution, les orientations, les mécanismes et les mutations des partis politiques français.
Un constat semble faire consensus aujourd'hui : la distance des citoyens à la politique, aux élus et aux élections, serait devenue la norme dans la France des années 2020. Pourtant, à y regarder de plus près, cette dépolitisation n'a rien d'évident et pourrait même relever de l'illusion. Les enquêtes réunies dans cet ouvrage ont été réalisées au moment des élections de 2022, pendant plusieurs mois, ou plus près des électeurs et des électrices. Elles montrent que l'intérêt pour la politique ne s'est pas évanoui, mais que la politisation s'est métamorphosée. Elle ne se déploie plus seulement dans les institutions de la démocratie représentative (les partis politiques et leurs relais), mais au coeur de la vie quotidienne, au sein de la famille, des réseaux amicaux, des relations de voisinage, au travail, etc. Ces formes ordinaires de la politisation ne sont pas inédites, niais elles sont plus visibles précisément parce que les institutions politiques n'effectuent plus le travail qu'elles réalisaient auparavant.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.