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Penser le monde de demain. Académie des sciences d'outre-mer 1922-2022
Barjot Dominique ; Loiseleur des Longchamps Hubert
CERF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782204149181
Réponse à l'engagement fondateur " d'étudier sous leurs aspects scientifiques, politiques, économiques, techniques, historiques, sociaux et culturels, les questions relatives aux pays situés au-delà des mers ", voici le livre-événement du centenaire de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Pour célébrer son centenaire (1922-2022), l'Académie des sciences d'outre-mer a choisi de se projeter dans un nouveau siècle, avec confiance et lucidité. Fiers et reconnaissants de leur héritage, vingt-sept académiciens ont entrepris de déchiffrer les grands défis auxquels le monde de demain sera confronté. Le paysage international va-t-il changer ? Quelles grandes puissances politiques et économiques vont-elles émerger ? Un bouleversement démographique sans précédent modifie les rapports entre les nations, le monde apparaît vulnérable malgré les progrès scientifiques et médicaux, la démocratie est remise en question. Les ressources naturelles se raréfient, les défis écologiques semblent hors de portée, menaçant les aspirations des populations à un développement économique et social à repenser. Le partage du savoir est plus nécessaire que jamais, et la redéfinition des rôles respectifs de l'Etat et des nations conditionne la capacité des habitants de la terre à vivre ensemble dans la paix, le progrès et la sécurité. Fidèle à sa vocation, l'Académie examine aussi les liens entre science et progrès, la proposition de transcendance offerte par les religions, et l'importance de la création artistique et littéraire, notamment francophone. Cet ouvrage s'adresse à tous les publics, notamment à la jeunesse, pépinière des futurs académiciens. Il ouvre un débat sur des questions fondamentales et vitales, et constitue le programme de travail de l'Académie pour les années à venir.
La première moitié du XXe siècle a été marquée par deux conflits mondiaux d'une gravité exceptionnelle au point que l'historien G. L. Mosse a pu parler d'un processus de "brutalisation" de la guerre. Celle-ci, à la fois dans ses réalités et ses représentations, s'est accompagnée de mutations sociales d'une ampleur inconnue jusqu'alors: pertes militaires et civiles jamais vues pendant un laps de temps aussi court, utilisation grandissante d'armes de destruction massive, mobilisation quasi totale des économies, déplacements eux aussi massifs de population, déportations, emploi de plus en plus systématique du travail forcé et, par-dessus tout, extermination délibérée de certains peuples - au génocide arménien, dès le premier conflit mondial, a fait suite, à un niveau d'horreur jamais égalé, celui des juifs et des tziganes. À cet égard, il existe un devoir d'histoire, qui, en soi, justifie le choix de la question traitée dans le présent ouvrage. Ce devoir d'histoire a suscité une immense production historiographique dont le livre se fixe pour objectif d'exposer, à propos de chacune des grandes nations concernées (Allemagne, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie-URSS) les grands débats et les conclusions essentielles
Américanisation... un mot entré de plus en plus dans le langage courant : il exprime cependant des réalités fort diverses. Au sens large, il traduit une réalité culturelle profonde, celle de la généralisation d'un mode de vie, d'une civilisation née outre-atlantique par fusion d'apports multiples venus pour l'essentiel d'Europe. Cette américanisation résulte d'un transfert vers l'Europe occidentale des méthodes de production, des modèles de consommation, du mode de vie, des pratiques socioculturelles ou des cadres de pensée nés ou adoptés originellement aux États-Unis. Notamment parce qu'il n'a pas de concurrent à l'échelle globale, le modèle de modernisation américain s'est progressivement imposé en Europe, malgré de notables résistances, comme le prélude à la modernité conquérante. À cet égard, aujourd'hui l'Europe devient " génératrice d'américanité ". Issus d'une université d'été européenne tenue à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), les travaux rassemblés dans cet ouvrage livrent un aperçu des apports les plus récents de la recherche. La perspective adoptée est celle de la longue durée, à l'échelle du XXe siècle européen, mais aussi de la confrontation du mythe et de la réalité. Dans une première partie est évoqué le projet de l'Amérique. Passés selon les uns de l'isolationnisme au néo-impérialisme, les États-Unis sont à l'origine d'une certaine vision de l'Europe, mais aussi d'un vaste mouvement d'apprentissage des techniques et du management américain. La seconde partie de l'ouvrage évoque la question des relations entre l'Europe et l'Amérique. L'américanisation de l'Europe, dans ses diverses formes, a sans doute été accélérée par l'antagonisme Est-Ouest. En outre, l'américanisation ne s'est pas limitée à l'Europe des Six, comme le montre le cas de l'Espagne. Elle a pris des formes très diverses : politique autour du thème de la fédération, financière dans le cas de la City de Londres, militaire dans le cas de l'industrie française d'armement. L'américanisation a été économique et technologique, comme le montre la troisième partie de l'ouvrage. Visible au Maroc, elle a y été apprivoisée, de même que dans l'industrie pharmaceutique française. Elle s'est heurtée à des résistances comme le montre l'exemple de l'informatique en France. Enfin elle obéit à des processus complexes mettant en jeu de nombreux acteurs. En définitive, plutôt qu'une américanisation, il y a eu des américanisations. À cet égard, le livre constitue une contribution importante à l'une des problématiques essentielles du XXe siècle.
Barjot Dominique ; Chaline Jean-Pierre ; Encrevé A
Présentation de l'éditeur Ce manuel est divisé en deux parties, de part et d'autre de 1848, distinguant une France « romantique » encore massivement rurale d'une France s'ouvrant progressivement à l'industrie et à la démocratie. Il en dresse le tableau économique, démographique et social, scientifique et culturel.Un ouvrage essentiel pour comprendre l'originalité de la France du XIXe siècle, la portée de son rayonnement dans le monde et les raisons de sa perte de vitesse.