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Sans adresse. La domiciliation comme enjeu de citoyenneté
Abrous Martine
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782343124407
Demain l'adresse électronique remplacera-t-elle l'adresse du logement personnel ? Les administrations, les employeurs, les banques s'en contenteront-elles pour rester en lien avec les personnes, pour activer, entres autres, leurs droits civiques, civils et sociaux ? Serait-ce une avancée sociale ou la fin du droit au logement que l'Etat peine à appliquer ? Droit qu'il prétend compenser par une politique d'hébergement et depuis 2007 par le droit à la domiciliation. Certes, cette mesure phare du nouveau gouvernement atteint son public cible : des milliers de précaires viennent se faire domicilier dans les mairies pour préserver leurs droits civils, civiques et sociaux. Mais en quoi la domiciliation les aide-t-elle ? Que devient pour eux et selon eux la question du logement ? Cette recherche-action centrée sur les parcours des "sans adresse" dresse un nouveau portrait : loin d'être non qualifiés, ils tentent de monter des projets associatifs de relogement quand les institutions du droit commun ne répondent plus. Soutenue par les services de l'Etat en Seine-Saint-Denis, cette recherche-action ne vient pas seulement combler le manque d'étude sur la population domiciliée.
Les cent vingt-neuf numéros du bulletin de La Ruche, consultés pour les besoins de cette étude, ont permis une meilleure connaissance de cette association féminine érigée en terre kabyle par des Soeurs missionnaires. A la fin des années trente, quatre villages pionniers ouvrent la marche de La Ruche. Ils seront rejoints progressivement par les autres postes, où se sont implantées les Soeurs, pour que le mouvement arbore le nom de La Ruche de Kabylie. L'indépendance de l'Algérie induira, entre autres changements, une nouvelle appellation : La Ruche d'Algérie. Le volet éditorial de La Ruche est particulièrement dense. Le journal de l'association, dit bulletin et paru pour la première fois en 1990, portera aussi les trois noms. Organe permanent au contenu évolutif, le bulletin avait des rôles prédéfinis : support pédagogique qui consolide la formation et lien qui permet des échanges entre adhérentes de différents villages. Par son contenu et sa longévité de trois décennies, il se trouve remplir aujourd'hui d'autres rôles que ceux qui lui étaient assignés : il est le miroir qui reflète l'intérieur d'un rucher où des fillettes et des jeunes filles, majoritairement musulmanes et chrétiennes pour d'autres, reçoivent une formation à la fois respectueuse des traditions et ouverte sur le monde extérieur. Il dévoile le milieu environnant et particulièrement les changements qui affectent le monde féminin de 1940 jusqu'à 1975, année où le mouvement ferme définitivement ses portes. Il est aussi ce curseur qui permet de tracer une Histoire, bien qu'incomplète, d'un mouvement unique dans les espaces algérien et africain, concernés par la mission d'évangélisation menée par les missionnaires d'Afrique. Enfin, ce fascicule de 17 à 20 pages, a figé l'image du milieu kabyle (écologique, culturel, sociétal, linguistique...) par des textes et dessins, décrivant le travail artisanal local, les activités en rapport avec la terre, la transcription du parler kabyle telle qu'adoptée par les missionnaires et le parler local entre autres aspects. Il constitue aujourd'hui un substrat riche en informations que des chercheurs pourraient analyser pour élucider des questions d'ordre culturelles, sociologiques ou linguistiques.
En Algérie, les institutions officielles consacrent peu d'études à l'art et à la culture. Elles récoltent peu d'informations, et quand elles existent, elles sont peu chiffrées, analysées, et inaccessibles comme ressources à la communauté des artistes, universitaires, étudiants et des écoles d'art. Depuis quelques années, un regain d'intérêt est manifeste chez de jeunes artistes, issus des formations arts visuels et titulaires de post-graduation, et chez des chercheurs universitaires, pour la production artistique. Cette dynamique est soutenue par le développement, timide, de départements spécialisés de recherche en art d'institutions universitaires. En l'état actuel de la production d'information sur les arts visuels, de la volonté et de la compétence à en produire, de la capacité à le faire, de l'absence de banques de données, les chercheurs doivent être accompagnés, pour éviter le découragement. Nous construisons donc peu d'outils de savoir, d'informations et d'analyse. C'est une menace sournoise qui corrode le projet culturel. Mon travail s'inscrit dans cette volonté de donner de l'information précise, et de dégager une zone de partenariat, de confort, avec la nouvelle génération de chercheurs universitaires.
A la fin du XIXe siècle, les Missionnaires d'Afrique partent de préférence dans certaines régions de l'Algérie coloniale pour s'y implanter et amorcer la conquête des âmes d'un continent encore peu connu. Quels regards sur l'autre et sur soi offrent les nombreuses photographies qu'ils réalisent dès leur installation ? Le point de vue qui sous-tend cette écriture visuelle est ici interrogé, s'appuyant à la fois sur les images et sur les écrits des missionnaires pour mieux saisir le contexte de production de leurs extraordinaires clichés. Notre ouvrage se compose de huit " carnets " illustrés de 30 à 40 photos anciennes, inédites, issues de nos recherches auprès des Archives Générales de la Société des Missionnaires d'Afrique, et des Archives des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique à Rome. Elles présentent les premiers pas et l'installation des Pères Blancs en Kabylie et dans les Aurès. Leurs photos révèlent leurs découvertes des populations ?, ils adopteront ainsi très vite la manière de s'habiller des habitants afin de se fondre dans l'environnement local ?, elles expriment leur vision des villages, montrent leurs expéditions au Sahara, où ils se déplacent armés, et leur approche des nomades touaregs. Leurs clichés témoignent de leurs fondations (hôpitaux et écoles...) et de leur oeuvre qui ont permis de nombreuses conversions et abouti au changement de style des convertis.
La plateforme emploi-logement n'existe pas, ou plutôt, à ce jour, elle n'existe qu'à l'état d'idée. Ce manifeste entend lui faire sa place. Celle d'une instance locale physique, une alliance entre le monde du logement, celui du travail et les personnes en quête de logement et d'emploi (DEL, demandeurs emploi-logement). Le dispositif présenté dans cet ouvrage a été pensé afin de permettre à un employeur, un bailleur et un demandeur d'emploi-logement de s'engager conjointement et durablement dans un contrat de travail et un bail, et ce, au plus près des besoins de chacun. La plateforme emploi-logement décloisonne, réunit, mise sur les désirs et savoirs des demandeurs d'emploi-logement (DEL) et active des engagements mutuels (DEL, propriétaires, bailleurs sociaux, entrepreneurs, élus, responsables politiques, collectivités locales, etc.). Agissant comme une instance locale qui souhaite révolutionner les circuits établis (services sociaux et d'insertion), c'est un outil incontournable à développer pour être réellement en mesure de lutter contre l'exclusion.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.