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Qui veut la peau de Vénus ?
Aboudrar Bruno Nassim
FLAMMARION
20,00 €
Épuisé
EAN :9782081358089
C'est une femme nue, allongée de dos, qui, dans le plus tranquille naturel, offre au regard ses courbes voluptueuses. Avec un sourire énigmatique, elle se contemple dans un miroir au cadre d'ébène, semblant à peine souffrir des sept entailles qui lacèrent son corps parfait, de la nuque jusques aux fesses. Nous sommes en 1914 : l'un des tableaux les plus célèbres de l'histoire de l'art, la Vénus au miroir de Velazquez, vient d'être vandalisé par la suffragette Mary Richardson. Pourquoi la féministe s'en est-elle prise à un tableau ? A celui-ci plutôt qu'à un autre ? C'est ce que cherche à comprendre Bruno Nassim Aboudrar en reconstituant minutieusement la "scène du crime", et en contant le destin hors norme d'une toile subversive, seul nu connu à ce jour dans la peinture espagnole du XVIIe siècle. Tour à tour passent sur l'ouvre, pour mieux la révéler, les mains de la profanatrice, d'un restaurateur de tableaux, du conservateur en chef de la National Gallery ou encore d'un professeur de chimie interrogeant pigments et vernis. De l'Angleterre puritaine de 1914 à l'Espagne austère et pieuse de la cour de Philippe IV, c'est aussi à une méditation sur la représentation du corps féminin que ce voyage nous convie : un corps tour à tour sacralisé et mortifié ; à la fois caché, contraint, brimé, et célébré dans le secret des alcôves et des galeries bien gardées. Mêlant l'enquête à l'analyse érudite, Qui veut la peau de Vénus ? nous fait entrer dans l'intimité trouble d'un tableau : son aura de rêveries et de fantasmes qui fait de la puissance d'une oeuvre, aussi, la condition de sa vulnérabilité.
Résumé : Quel point commun entre la visite guidée d'une exposition d'art contemporain, un atelier d'initiation à la musique baroque organisé au cours d'un festival et un ciné-club de quartier ? Le médiateur culturel. Son rôle ? La transmission. Sa raison d'être ? Permettre au plus grand nombre d'avoir accès à l'art.Pendant longtemps, la médiation culturelle est restée informelle. Aujourd'hui, elle se professionnalise. Bruno Nassim Aboudrar et François Mairesse dressent le portrait d'un acteur méconnu et pourtant indispensable à la démocratisation de la culture. Où l'on verra que ce métier, au coeur des questions sociales, politiques et économiques contemporaines, est promis à un bel avenir.
Biographie de l'auteur Bruno Nassim Aboudrar est professeur d'esthétique à l'université Paris 3 - Sorbonne nouvelle, il est l'auteur de plusieurs essais, notamment Nous n'irons plus au musée(Aubier, 2000), ainsi que d'un roman : Ici-bas (Gallimard, 2009).
Résumé : L'assassinat du professeur Samuel Paty nous le rappelle dramatiquement : on tue aujourd'hui pour des images. Qu'il s'agisse de la figure du Prophète, ou de vidéos mettant en scène la destruction de sites historiques comme Palmyre ou Bamiyan, les représentations imagées se trouvent de plus en plus souvent au coeur de conflits, suscitant des réactions individuelles violentes ou soudant par la colère ou la peine des communautés outragées. D'où vient que les images ont acquis une telle puissance ? Peut-on, pour le comprendre, se contenter d'opposer à un islam qui serait traditionnellement iconoclaste les libertés démocratiques de notre héritage laïc ? Puisant notamment dans l'histoire de l'art, Bruno Nassim Aboudrar interroge le régime de visibilité de ces images. Ce qui lui permet de débusquer un malentendu : ainsi, caricaturer Jésus ou Mahomet ne blesse pas les chrétiens et les musulmans de la même manière, pour des raisons qui tiennent non à l'intention de leur auteur, mais à l'histoire visuelle des figures respectives des deux prophètes. Il explique également l'indignation paradoxale d'occidentaux laïcs, blessés eux aussi par la destruction d'images qu'ils rattachent à un " patrimoine de l'humanité ", lequel est lui-même tributaire d'une certaine vision de l'" Orient ". Sans minorer les apports de la géopolitique, de la sociologie ou de la théologie, mais déplaçant le sujet hors de la sphère politique ou religieuse, cet essai novateur interroge nos réactions émotionnelles aux images et révèle comment, à l'aube du XXIe siècle, nous pourrions être tous devenus idolâtres.
L'art ancien jouirait des faveurs du " public " : les foules au musée en témoignent ; l'art contemporain, avec ses provocations, mériterait l'indifférence, quand ce n'est la haine où on le tient. Il n'est pourtant pas certain que la déférence ou l'idolâtrie soient une relation à l'art plus heureuse que le mépris. Ce clivage de l'art, qui en exile une partie au sommet de notre culture, une autre à ses marges, est le signe d'un malaise : nous ne savons que faire de notre art, comment nous comporter avec lui, quelle place lui ménager dans notre société, qu'éprouver dans la présence de ses ?uvres. Ce livre trouve l'origine de ce malaise - dont le musée et son succès équivoque n'est qu'un aspect, fondamental - dans ce qui a été ces deux derniers siècles la grande affaire de l'esthétique : l'autonomie de l'art. Formés à ses principes, nous avons délesté l'art de toute nécessité comme de tout pouvoir, nous condamnant à errer d'?uvres saugrenues en chefs-d'?uvres inaccessibles. Mais l'art va très bleu : jamais il n'y a eu tant d'?uvres disponibles ni en meilleur état, jamais tant d'artistes n'ont ?uvré. Aussi cet ouvrage n'en appelle-t-il pas à une réforme de l'art, mais réfléchit aux conditions philosophiques, sociales et morales d'une nouvelle relation à ses ?uvres qui en restituerait la proximité, la quotidienneté et - surtout - la nécessité. Car nous avons besoin de l'art...
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.