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Le verbe en chair
Abou Bakr missoune ; Othman Farhat
ERICK BONNIER
9,00 €
Épuisé
EAN :9782367602042
Poésie saoudienne Le verbe en chair est une femme du crépuscule et qui s'enivre du vent. En démon, elle jaillit dans la soif du temps... Elle n'est semblable à aucune autre femme, affirme-t-elle. Elle n'est qu'elle-même, femme de lumière dotée de poésie habitée ; les éclairs sont sa voûte céleste, les prairies sont sa terre. C'est une femme qui soumet son corps à la loi de la tribu, l'offrant de force au premier guerrier venu avec sa dot. Car elle persiste et signe qu'au nom de l'amour, vivante, elle a été enterrée, et elle s'attache à n'associer personne à son coeur. Aujourd'hui, cette femme de caractère, voguant sur les mers, logeant dans l'appartement de la liberté ou dans les vastes tentes des Abs, partage sa belle poésie avec les amoureux de la langue de Voltaire. " En fan des belles-lettres arabes, j'ai été particulièrement enchanté et ravi de traduire cet opus poétique, sixième recueil de la défenseuse des belles rimes et de l'information éthique -mon infothique -, des médias culturels, s'inscrivant dans la riche tradition arabe de l'art inimitable du verbe, en vers et assonances ici, Maysoon Abubakr. Fiat lux ! " Farhat Othman
Cet ouvrage présente trois contes inédits des Mille et Une Nuits tirés d'un manuscrit du XIXe siècle conservé à la Bibliothèque de l'Université de Strasbourg. Un vieux poète, un calife, un moine voleur et assassin, un boucher naïf, la favorite du sultan, un esclave peu scrupuleux, un enfant aux pouvoirs magiques et des tailleurs avides et lubriques en sont les nouveaux héros. Trois contes qui, au-delà de leur aspect étrange, constituent un témoignage vivant, et parfois satirique, sur la société égyptienne du XVIIIe siècle. Ils viennent enrichir le corpus des Mille et Une Nuits, texte emblématique de la culture arabe et de la littérature universelle.
Chraïbi Aboubakr ; Bizri Hisham ; Brémond Claude ;
Tous les travaux contenus dans ce livre célèbrent le tricentenaire de la traduction par Antoine Galland, en 1704, des Mille et Une Nuits. La plupart des spécialistes internationaux des Nuits y participent, traitant des différents aspects techniques de l'ouvrage, mais aussi de son rapport à des écrits tels que l'épopée mésopotamienne de Gilgamesh, la poésie juive andalouse ou encore certaines ?uvres d'auteurs contemporains arabes, grecs ou japonais. Et bien entendu, il y a cette image de l'Orient que Les Mille et Une Nuits de Galland ont façonnée directement ou à travers les récits qui s'en sont inspirés. Une image plurielle, comme le montre nombre de ces travaux, tantôt vivifiante, littéraire et poétique, tantôt réductrice et idéologisée. Une chose est sûre Les Mille et Une Nuits surprennent encore et, parce qu'elles engagent des rois, des génies, des puissants de ce monde qui massacrent plus faibles qu'eux au nom d'une justice incertaine, sont plus que jamais d'actualité. Cet ouvrage est composé des actes du colloque "Mille et une nuits en partage" (Paris, du 25 au 29 mai 2004) auquel ont participé trente-cinq intervenants internationaux. Ce colloque a eu lieu sous le patronage de l'Unesco, avec la Fondation Singer-Polignac et le Cercle arabisant de recherche sur le monde arabe de l'INALCO.
En mai 2007, un colloque a été organisé à Paris (INALCO, Fondation Singer-Polignac, Sorbonne-Paris IV) sur la reconnaissance, l'interprétation et, surtout, la classification des récits. Les différentes interventions ainsi que les débats qui ont suivi forment l'essentiel de ce livre : la 1ère partie propose quelques approches théoriques, comme celle de Claude Bremond ou de Gerald Prince ; la 2e des études pratiques sur la littérature arabe médiévale et la littérature persane ; la 3e est consacrée à un projet sur les exempla médiévaux qui refuse, en quelque sorte, la classification et lui préfère l'indexation (Marie Anne Polo de Beaulieu et Jacques Berlioz) ; la 4e et dernière partie est consacrée principalement aux contes du folklore (Nicole Belmont, Hasan El-Shamy, etc.). Particularité de cet ouvrage : toutes les contributions ou presque sont suivies d'un commentaire critique, relativement bref, écrit par un spécialiste du domaine concerné ou bien d'un domaine voisin, et ce commentaire est lui-même suivi de la réponse de l'auteur. C'est cet ensemble particulièrement riche, représentatif de travaux innovants, qui compose ce livre.
Poètes de la décolonisation de leurs pays, Léopold Sédar Senghor et Walt Whitman, que de prime abord rien ne rapproche, sont motivés par l'ambition d'une Civilisation de l'Universel. L'universalisme des deux auteurs part de la base de l'échelle sociale pour mieux se fonder ; il va du sublime de ceux qui sont en bas. C'est l'homme "ordinaire" qui y est sublimé ; il devient alors une valeur universelle placé au centre de l'univers. Mais c'est à l'univers dans sa totalité que les deux poètes font leur déclaration d'amour. Pleinement impliqués dans les débats et les combats de leur temps, l'un et l'autre des deux poètes ont cependant choisi de faire de la poésie pour la vie, car ils sont convaincus que la poésie transcende le politique. C'est par un acte de culture que les deux poètes arrivent à conférer à leur oeuvre une dimension universelle et c'est la préoccupation universaliste qui fait que leur oeuvre est encore de notre temps. La poésie est un acte inaugural et transcendant. C'est à la fois un acte de langage et un moyen d'action qui doit servir d'aiguillon pour le triomphe des valeurs de vie. Elle est bien l'articulation d'une vision du monde qui est destinée à inspirer l'action. Léopold Sédar Senghor et Walt Whitman vaticinent l'espoir d'une humanité pacifiée qui fait un usage plus raisonnable des produits et autres commodités qu'offre en général le progrès technologique de notre temps. Et c'est par des liens humains resserrés que l'on arrive à une communauté humaine unifiée, en somme l'idéal humaniste universel.
L'aventure religieuse qui traverse vingt siècles est exceptionnelle, hantée par l'idée d'un messager du ciel qui veille sur elle, mais aussi par celle d'une femme de terre qui renait sans cesse pour parler d'amour, Magdala.
Le présent livre se veut un ouvrage de référence sur l'islam en tant que religion. Le lecteur y trouvera un accompagnement en profondeur, sûr et fondé sur les bases scientifiques les plus solides, pour aller à la découverte d'une religion méconnue et souvent mal comprise. A la fin de chaque chapitre, une bibliographie raisonnée et ciblée permet d'élargir l'horizon en fonction des intérêts du lecteur. Il ne s'agit pas d'un livre polémique, mais d'un ouvrage d'histoire des religions qui tente une présentation honnête de l'islam. La méthode de l'histoire des religions s'abstient de tout jugement de valeur sur les thèmes qu'elle étudie. Elle attache une grande importance à présenter toute religion de l'intérieur, en respectant sa structure propre, en laissant parler le plus possible les textes fondateurs, et en mettant le plus possible à distance nos préjugés et nos a priori. C'est ce que l'auteur s'est efforcé de faire ici, en présentant et en commentant des textes du Coran, des textes de la Sunna, de la Sira, ainsi que l'intégralité de la liturgie de la prière quotidienne et de larges extraits de la liturgie de la prière du pèlerinage au Mont Arafât.
Elle, Odette, Bretonne, fille d'ostréiculteurs, diplômée mais pas que, travaille à la Sorbonne, milite pour des causes nobles, justice sociale, droits de l'Homme, liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes. Nous sommes en 1950. Lui, Mohand, Algérien, grand, balèze, déteste l'hypocrisie et les esprits tordus. Né en Kabylie, montagnard de père en fils, berger ayant le certif en poche, il s'expatrie. Motif récurrent, gagner un peu de monnaie. Lieu de leur rencontre, qu'ils n'ont pas choisi, Paris. Rencontre abracadabrantesque. Tout de suite, elle lui saute au cou. Puis, très amoureuse, elle veut qu'ils se marient. Lui acquiesce. La noce, précipitée, fut célébrée en Bretagne, chez les parents d'Odette. Mohand découvre la dégustation des huîtres vivantes. Il fait la grimace mais il finit par reconnaître que c'est bon. Rien à voir avec les cuisses de grenouilles auxquelles il a refusé de goûter. Pauvres bestioles. Le coup de foudre d'avant-avant hier s'étiole dès la naissance du premier bébé. Odette se pose alors des questions. S'est-elle gourée en épousant le Viking du Djurdjura ? Le mariage mixte est-il responsable de la débâcle de ce couple ? Congé lui est donné. Jamais il ne s?est insurgé. Jamais il n?a élevé la voix. Odette l?a façonné, l?a cultivé, le poussant à lire, puis elle l?a chassé. Ne sachant que faire, Mohand reste à Paris jusqu?à sa retraite. Puis il retourne en Kabylie.
Qui sommes-nous ? " : cette question continue d'agiter l'esprit des Libanais, qui s'interroge sur leur identité, sur la légitimité historique du Liban et sur le rapport de ce dernier avec la Syrie, si proche et si lointaine. Ce livre revient sur la proclamation du Grand Liban par le général Gouraud en 1920, qui deviendra six ans plus tard la République libanaise. Après avoir présenté tous les projets territoriaux en compétition à l'époque de la partition du Levant, François Boustani nous entraîne sur les circonstances de la naissance de l'entité libanaise et nous raconte la réaction des différentes communautés face au projet libanais. Cette identité libanaise en construction est traversée depuis un siècle par des conflits, des dissensions, mais aussi par l'altérité et la négociation entre les communautés, qui aboutissent actuellement sous nos yeux à une volonté de vivre ensemble. Dans cette Histoire du Liban se trouve une page méconnue de l'Histoire de France : celle des écoles des congrégations catholiques françaises au Levant qui ont contribué à l'émancipation des Libanais, celle du commerce de la soie avec Lyon qui a développé l'économie de la Montagne libanaise, enfin celle du mandat français qui a permis, en vingt-cinq ans, l'édification de l'Etat libanais. De cette rencontre féconde est né un espace de liberté et un foyer de rayonnement de la culture française sur les rivages orientaux de la Méditerranée, qu'il convient de préserver.