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L'esprit de la comédie shakespearienne
Abiteboul Maurice
L'HARMATTAN
43,00 €
Épuisé
EAN :9782343008004
L'auteur du présent ouvrage se propose de dégager "l'esprit de la comédie shakespearienne". Il distingue dans le corpus des comédies de Shakespeare quatre grandes catégories : trois comédies couleur farce, portées sur un comique parfois grossier, sept comédies romanesques et festives (ou comédies du bonheur), pleines d'effervescence et de joie de vivre, trois comédies dramatiques (tragicomédies), d'une tonalité plus grave, et enfin les quatre drames romanesques (ou fantaisies dramatiques) de la dernière période, empreints de spiritualité. La comédie shakespearienne, surtout, est marquée par une double quête : la quête du bonheur - qui s'exprime à travers la jouissance de l'instant, l'exercice d'une liberté sans contrainte, le goût de la fête et du jeu, l'exubérance et la joie de vivre -, la quête d'une sagesse - vers laquelle on ne peut cheminer qu'en consentant à un effort de lucidité (qui ne portera ses fruits qu'à plus long terme et conduira à une tolérance sereine, à l'ouverture sur les autres et à la générosité).
Le propos de ce livre est d'offrir au lecteur une vue d'ensemble des divers aspects de la femme tels qu'ils apparaissent dans une oeuvre spécifique, de présenter l'image d'Eve éternelle considérée à travers le prisme du théâtre de Shakespeare. L'auteur s'attache ainsi à esquisser, dans leurs grandes lignes, les différents visages de la femme que le grand dramaturge donne à voir dans son théâtre. La femme dans tous ses états, pucelle en proie aux premiers émois, timide et innocente amoureuse, amante sensuelle, maîtresse voluptueuse, épouse loyale, fidèlement résignée quelquefois, femme adultère - parfois présumée incestueuse -, femme violée, femme répudiée, femme torturée, mère émouvante, protectrice, ou mère dénaturée, veuve éplorée ou veuve joyeuse, grand-mère attendrie ou grand-mère impitoyable : telle apparait, dans sa grande diversité, la femme dans le théâtre de Shakespeare. Toute la société élisabéthaine se trouve représentée dans ce théâtre du monde : reines et princesses, duchesses et comtesses, gentes dames et fières bourgeoises aussi bien que bergères, paysannes et femmes du peuple. On y trouve aussi des femmes savantes et des courtisanes, des mégères et des épouses soumises. La nature humaine - et féminine notamment - est illustrée ici par toutes sortes de caractères : il y a les jalouses et les ambitieuses, les rancunières et les voluptueuses, les avides et les orgueilleuses - autant de types que les Moralités médiévales avaient classés dans les catégories de la chair, du monde et du démon. Il revenait naturellement à Shakespeare - et à ses contemporains - de leur donner la vie nécessaire à toute transfiguration théâtrale. Cette étude, en vérité, consiste essentiellement à aborder son sujet sous l'angle de la diversité, s'appuyant moins volontiers sur une analyse détaillée de chacune des oeuvres que sur des illustrations appropriées destinées à tirer leur force de persuasion de la richesse et de la variété des exemples choisis.
A la fois éducation sentimentale et éducation intellectuelle, ce roman entremêle le passé et le présent du héros, Jérôme - dans une structure qui bouscule la chronologie et fait basculer le lecteur d'une époque à l'autre, d'un lieu à un autre, de l'Algérie de l'enfance et de l'adolescence des années cinquante à la Provence de l'âge adulte, l'arrachant de son présent éphémère pour lui faire effleurer des instants d'éternité qui donnent tout son prix à une vie. Du printemps aux douceurs fragiles, jusqu'à l'été dans sa plénitude, puis l'automne, et l'hiver qui va sonner l'heure des bilans, sont évoquées ici, laissant un goût doux-amer, les saisons de la vie.
Depuis quelque temps, les algorithmes sont sur toutes les langues. Et ils inquiètent. Des métiers disparaissent par leur faute, des gouvernants s'en servent pour restreindre nos libertés, des entreprises privées les utilisent dans leurs calculs cyniques. Bientôt des "algorithmes intelligents" nous asserviront... Et si, avant de souscrire à cette vision pessimiste, dans laquelle nous n'avons pas voix au chapitre, nous examinions la situation d'un peu plus près ? Après tout, les algorithmes sont des créations de l'esprit humain. Ils sont ce que nous avons voulu qu'ils soient. Les algorithmes sont avant tout des solutions, mais ces solutions ne sont pas neutres. S'ils sont à l'origine de transformations radicales des notions de travail, de propriété, de gouvernement, de responsabilité, de vie privée et même d'humanité, c'est donc à nous de décider de quel côté faire pencher la balance. Pour cela, il faut cesser de les subir en cherchant à les comprendre. C'est ainsi que nous pourrons être maîtres de notre destinée.
Suhamy Henri ; Abiteboul Maurice ; Barbé-Petit Fra
Cet ouvrage collectif, qui fait suite au fascicule intitulé Première leçon sur The Tragedy of King Lear, est composé de 20 articles, à savoir 16 essais et 4 exercices, plus six plans d'exposés, rédigés les uns en français, les autres en anglais, chacun portant sur un sujet différent, quoique groupés par centres d'intérêt. L'ensemble a été conçu comme une présentation critique et pédagogique de cette pièce de Shakespeare, qui occupe une place particulière dans la prestigieuse série des quatre grandes tragédies légendaires de son auteur, car elle semble être à la fois la plus antique et la plus moderne de toutes, rappelant aussi bien le théâtre grec que le drame moderne. Les auteurs, qui connaissent les derniers états de la critique sur cette ?uvre, ont rédigé des analyses à la fois personnelles et sérieusement étayées sur le texte, sur la connaissance du contexte historique, peu après l'avènement en Angleterre du premier des Stuarts, ainsi que sur les notions les plus actuelles en matière de critique littéraire et théâtrale. Ils n'ont pas oublié que ce livre s'adresse aussi et en priorité à des étudiant(e)s et candidat(e)s aux concours de l'Agrégation et du C.A.P.E.S. d'anglais. C'est pourquoi il se termine par quatre exercices d'application, deux compositions françaises et deux commentaires de textes en anglais, suivis des plans d'exposés mentionnés plus haut, ainsi que d'une bibliographie. La destination pédagogique de l'ouvrage, qui porte sur une des ?uvres les plus impressionnantes et profondes de Shakespeare, n'implique aucune condescendance ni superficialité, mais au contraire une exigence de rigueur et de clarté.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.