Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les deux terres promises. Les juifs de France et le sionisme 1897-1945
Abitbol Michel
TEMPUS PERRIN
9,00 €
Épuisé
EAN :9782262033699
Les deux terres promises analyse l'attitude des juifs de souche française, communément appelés "lesFrançais israëlites", à l'égard du sionisme. Ce n'est donc pas à proprement parler une histoire du sionisme en France, mais une étude sur la manière dont l'idée sioniste fut perçue par la première communauté émancipée d'Europe, de 1897 à 1940, c'est-à-dire de l'affaire Dreyfus au régime de Vichy. Le fil d'Ariane de cet ouvrage est la question que se sont posés la plupart des juifs français durant cette période: est-il préférable d'être juif avant d'être Français? Grâce à de nombreuses archives et à des documents inédits, l'auteur montre que malgré la suspicion dont ils ont toujours été l'objet, ils sont alors profondément patriotes et attachés à la République. En retraçant leur évolution, il montre donc que, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale en tout cas, ils sont majoritairement restés en retrait du mouvement sioniste, tout en étant conscients qu'ailleurs les juifs ne jouissaient pas de la même liberté.
Deuxième volet d'une étude sur l'histoire des Juifs en terre d'islam, couronnée en 2000 par le prix Thiers de l'Académie française, cet ouvrage analyse l'aliénation mutuelle entre Juifs et Arabes tout au long du XXe siècle et jusqu'à nos jours. La disparition des codes culturels et des modes de communication qui avaient permis un minimum de compréhension entre les deux peuples, même aux pires moments de leur histoire, a laissé place aux fantasmes les plus débridés d'un côté comme de l'autre. D'un côté, des défaites militaires successives humiliantes, des problèmes sociaux et économiques insolubles et la débâcle des régimes laïcs nés de la décolonisation, ont précipité un fort sentiment de frustration et de déclin. De l'autre, le "rétablissement" d'Israël dans ses frontières "bibliques", après la victoire "miraculeuse" de la guerre des Six Jours en 1967, a propulsé des militants d'un type nouveau, relisant et bricolant les textes sacrés, à la lumière de l'actualité, pour y chercher des solutions à leurs problèmes identitaires. Le résultat est devant nos yeux: les rapports entre politique et religion n'ont jamais été aussi explosifs dans cette région du monde. Biographie: Michel Abitbol est africaniste et orientaliste de renommée internationale. Professeur émérite de l'Université hébraïque de Jérusalem, il a notamment publié entempus Le Passé d'une discorde, Juifs et Arabes depuis le VIIe siècle.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Résumé : La première histoire globale des juifs, des origines à nos jours. Voici un peuple dont le passé et le présent se confondent avec ceux de l'humanité tout entière, enjambant les siècles, les continents et les civilisations, depuis l'Egypte des pharaons jusqu'à la Russie soviétique, en passant par le monde gréco-romain, l'Europe chrétienne, l'Orient musulman, les Grandes Découvertes, la Révolution française, la Première Guerre mondiale, la Shoah et la naissance de l'Etat d'Israël. Précis et rigoureux, Michel Abitbol retrace cette longue aventure où s'entremêlent événements tragiques et développements heureux, courants religieux, littéraires et politiques, animés par de grandes figures qui ont marqué leur temps. L'auteur nous donne ainsi de précieuses clés pour mieux appréhender l'histoire bien souvent méconnue de ce " peuple-monde ".
De l'arrivée des Magyars sur les bords du Danube au XIIe siècle à aujourd'hui, la constitution de la nation hongroise.Les Magyars, ces envahisseurs redoutés venus des steppes, se sont installés sur les bords du Danube autour de 1100. Encore fallait-il transformer ce territoire, exposé aux menaces russe, ottomane et à la convoitise germanique ou autrichienne, en un pays : la Hongrie.C'est cette histoire que retrace l'académicien Miklós Molnar depuis l'élan fédérateur des XIIe-XIVe siècles, suivi par la mainmise des Autrichiens, des Turcs et la résistance des Palatins, la mise en place de la double monarchie, les convulsions de l'après-1914, l'occupation soviétique jusqu'au nouveau départ de 1990. Une histoire d'abord marquée par la force des conflits, par la complexité et la rigidité des systèmes politiques ou sociaux, mais plus encore par une obsession : l'indépendance et la liberté.Miklós Molnar, professeur à l'Université de Lausanne et à l'Institut des Hautes Etudes internationales de Genève, a écrit une synthèse aussi claire que complète. Il est l'auteur de La démocratie se lève à l'est (PUF, 1999).
Le second Empire, après avoir eu mauvaise presse, est aujourd'hui réhabilité car on reconnaît, sous les cendres de la défaite de Sedan, la France d'aujourd'hui. Avec Napoléon III, travaillent les équipes qui tracent les lignes de chemin de fer, agrandissent les ports, façonnent les grandes villes actuelles, qu'il s'agisse de Paris, Bordeaux, Marseille, Lyon, Le Havre. Le prix de cette modernisation: l'abandon, qu'on croit définitif, d'un régime libéral, le mépris envers un Parlement ramené au niveau d'un conseil général, la toute-puissance de l'administration, le gonflement des effectifs de la police et de l'armée qui doivent mouler la nouvelle société dans un corset d'acier, les classes populaires rassemblées en lisière des villes et la corruption installée au c?ur de l'Etat! La plume de Pierre Miquel donne à ce bilan contrasté le souffle d'une aventure.
Elle croyait à la destinée et elle avait raison ". Mme de Pompadour, cette bourgeoise, promue au rang de maîtresse royale par Louis XV, tient une place très particulière dans l'histoire des grandes favorites : c'est tout à la fois une amoureuse et une femme de pouvoir, dont "le règne" a duré vingt ans. Belle, intelligente, cultivée, douée d'une rare énergie, en dépit d'une santé chancelante, imprégnée de philosophie, amie des encyclopédistes, elle séduit un monarque profondément dépressif. Elle l'entoure d'une chaude tendresse, prévient le moindre de ses désirs et parvient toujours à l'arracher à sa mélancolie. Mais elle comprend très vite que, pour durer, son ascendant doit s'exercer sur l'esprit du monarque plutôt que sur ses sens. A mesure que s'éteint le désir, son influence politique ne cesse de grandir. Moins elle est traitée en amante, plus elle agit en souveraine : elle fait et défait les ministres, conseille les ambassadeurs, s'engage dans les tractations diplomatiques, correspond avec les généraux, exerce son discernement comme protectrice des arts, où elle tient, avant la lettre, le rôle de ministre de la Culture. En ce milieu de siècle où la prééminence mondiale de la France est en jeu, Mme de Pompadour, " l'amie nécessaire " de Louis XV, connaît le destin extraordinaire d'une maîtresse qui ferait office d'épouse, de ministre et de thérapeute.
Résumé : Sans Joséphine, Napoléon ne serait pas tout à fait Napoléon. Initiatrice qui lui révèle l'amour, restauratrice du goût au sortir de la Révolution, elle fut une souveraine accomplie, la plus aimée des Français, la plus marquante des trois impératrices. Née en 1763 à la Martinique au sein de la vieille société créole, devenue vicomtesse de Beauharnais, Joséphine subit de plein fouet la terreur révolutionnaire. En épousant le général Bonaparte, elle connaît une fabuleuse élévation. Couronnée et sacrée à Notre-Dame en 1804, elle rayonne au-delà du divorce pour nécessité dynastique. Quant elle meurt à la Malmaison, en 1815, l'Europe entière est à ses pieds. Figure emblématique, Joséphine, par son élégance, sa finesse politique, sa bienveillance et son urbanité, a non seulement humanisé le règne, mais l'a rehaussé. Ce portrait soigné et inédit la révèle dans sa véritable dimension.