Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'éthique interrogative. Herméneutique et problématologie de notre condition langagière
Abel Olivier
PUF
24,34 €
Épuisé
EAN :9782130508069
Nous partageons le problème de savoir comment faire face à autant d'humains si semblables et si différents. A autant d'êtres qui ne peuvent interpréter le fait d'exister sans se comparer les uns aux autres, sans se distinguer les uns des autres, et qui doivent néanmoins cohabiter. Et de savoir comment ces humains peuvent d'autant plus se distinguer qu'ils prennent la place successivement les uns les autres, qu'ils reprennent les mêmes traces et doivent les réinterpréter. La première formulation du problème est plutôt celle de la problématologie, dans la mesure où elle place au centre de la condition humaine le langage ordinaire, l'incessante différence de la question et de la réponse. C'est par elle que les humains mesurent ce qui les éloigne ou les rapproche et qu'ils règlent leurs désaccords. La seconde formulation du problème est plutôt celle de l'herméneutique, dans la mesure où elle place au centre de la condition humaine la condition interprétative, où chaque génération doit réinterpréter le monde où elle se découvre, pour reprendre la conversation rompue par la mort. En exposant ces deux " gestes " élémentaires du questionnement, en construisant l'écart entre deux traditions philosophiques de styles aussi hétérogènes, sans chercher à les subordonner l'un à l'autre, il s'est agi de penser une éthique de l'interrogativité. Ce sens de l'interrogation peut seul orienter nos " éthiques de responsabilité " et nous remettre ensemble dans un monde où nous comparaissons d'autant plus heureux de nous distinguer que nous nous effaçons devant l'autre. Ces deux attitudes font notre civilité.
Quatre grandes figures protestantes ont animé la vie intellectuelle française au cours du XXe siècle, tout particulièrement sa deuxième partie. La philosophie, le droit la théologie, l?écologie et l?histoire ne seraient pas ce qu?ils sont aujourd?hui en France et même au-delà sans les apports de Paul Ricoeur, Jacques Ellul, Jean Carbonnier et Pierre Chaunu. Toutes désormais disparues entre 1994 et 2009, ces quatre personnalités reconnues affichaient des convictions protestantes marquées, sans pour autant les surligner dans le cours de leur existence de chercheur. En 1991, elles s?étaient confiées chacune au philosophe Olivier Abel pour quatre émissions de télévision vouées à présenter leur oeuvre, leur vie et leurs convictions. Cet ouvrage propose la version écrite et retravaillée de ces entretiens. Par-delà les vingt ans d?écarts, leur profondeur et leur actualité sont frappantes. On y lit des trajectoires, des anecdotes et des prises de position qui mettent en lumière des aspects encore peu connus du parcours de ces grandes figures, et surtout des convictions sur la politique, l?histoire ou la société marquées au sceau du prémonitoire.
En trente ans, La justification de l'Europe a bien changé : en 1989, son utopie motrice en faisait une société ouverte. L'Europe attirait ses alentours et tendait les bras aux pays de l'Est. Et ce qui a fait l'originalité de l'Europe, son identité, son idée, c'est que ses sources ont toujours été plurielles, mixtes, entrelacées. Mais aujourd'hui, le fracas de l'Europe se traduit à la fois par des démagogies nationalistes, qui dénient cette mixité, ainsi que par le scepticisme néolibéral et techniciste, qui prétend faire le vide de toute idéologie, de toute utopie, de toute tradition. Comment, dans ce vertige, repenser l'Europe ? Il semble indispensable d'aller désormais au bout de ce pluralisme : pluralisme politique d'un espace commun sur lequel coexisteraient plusieurs Etats et qui inventerait une nouvelle forme de frontière ; pluralisme économique d'un marché qui favoriserait la diversité des formes de vies, de cohabitations, de communs ; pluralisme culturel qui ferait place à la multiplicité inachevée des traditions, langues et imaginaires.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.