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Le cycle des Contrées : Chroniques scandaleuses de Terrèbre
Abeille Jacques ; Berneron Pauline
LE TRIPODE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782370550842
Terrèbre est la grande cité qui règne sur le monde des Contrées. Puissante mais tourmentée par ses désirs hégémoniques et la menace latente des Barbares qui peuplent les limites de son Empire, elle est traversée par des pulsions sourdes. Et laisse vivre entre ses murs, dans la tension des attentes, des histoires plus ou moins scabreuses. Les Chroniques scandaleuses de Terrèbre sont extraits des rapports qu'un modeste enquêteur de la cité, Molavoine, est amené à rédiger au cours de ses filatures nocturnes. Involontairement chargées d'éros, elles éclairent d'une autre lumière le monde des Contrées, et notamment la vie de certains de ses protagonistes apparus dans Le Veilleur du jour. Léo Barthe est un " hyponyme " de Jacques Abeille. C'est sous ce nom que l'auteur signe certains de ses ouvrages érotiques, tels ceux parus aux éditions de la Musardine (Camille, Zénobie).
Barthélemy Lécriveur est un homme sans mémoire et sans passé. Venu du pays des Hautes Brandes, il rejoint la ville de Terrèbre dans l'espoir de pouvoir embarquer vers les îles. Mais une fois dans la capitale de l'Empire, alors menacée par l'invasion de barbares, il rencontre une serveuse ensorcelante qui l'amène à changer tous ses projets. Il se retrouve ainsi mis en relation avec une société d'archéologues à la recherche d'un gardien pour un entrepôt vide, un mystérieux bâtiment bordé d'un cimetière laissé à l'abandon. Barthélemy est convaincu que ce lieu sert à des activités clandestines mais, irrésistiblement attiré par son étrangeté, il accepte le poste. Le pouvoir visionnaire de Jacques Abeille dans Le veilleur du jour justifie le rapprochement fait par la critique avec les oeuvres de Gracq, de Le Guin, de Tolkien.
Un chef d'?uvre maudit, faisant le lien entre Gracq et Tolkien: pertes de manuscrit, faillite d'éditeur, incendie d'entrepôts... Publié par Bernard Noël chez Flammarion en 1982, victime de problèmes de fabrication puis de l?incendie des entrepôts de l?éditeur, Les Jardins statuaires n?a jamais connu de véritable existence en librairie depuis près de trente ans. Récit de voyage, conte philosophique, utopie, roman initiatique et roman d?aventures, le texte déroge aux habituelles catégories littéraires. Jacques Abeille a forgé un domaine fantastique qui rejoint ceux de Mervyn Peake, de Julien Gracq, d?André Hardellet, avec la langue d?un peintre et d?un poète, créant des mondes d?une rare force visuelle. A une époque indéterminée, un voyageur découvre le pays des « Jardins statuaires », un ensemble de domaines, protégés par de vastes enceintes, où la principale activité des hommes consiste à cultiver des statues. Dans ces propriétés où la pierre pousse sans cesse, la vie est réglée d?après une organisation rigoureuse, apparemment ludique et rationnelle, mais aux fondements étranges. Au fil des pérégrinations du voyageur, l?utopie se lézarde...
Résumé : Dans le monde des Contrées, la ville de Terrèbre se retrouve subitement occupée par les troupes barbares d'un mystérieux Prince venu des steppes. La population s'accommode comme elle peut de ces nouvelles conditions de vie. Un modeste professeur d'université, linguiste et seul habitant à connaître la langue des envahisseurs, est un jour enlevé par des cavaliers et conduit auprès du Prince. Celui-ci propose au savant de l'accompagner dans l'ultime périple qu'il prévoit. Commence alors un fabuleux voyage qui les ramènera au pays des Jardins statuaires, à la recherche des légendes d'un monde peuplé de paysans et de chasseurs, de prostituées et d'amazones... Un homme plein de misère nous invite à traverser dans sa totalité le monde des Contrées. On y découvre la barbarie d'une société brutale, cupide, privée de croyances et d'imaginaire... telle que nous pouvons sans trop d'effort la concevoir aujourd'hui.
Résumé : Viens, mon petit, viens nous montrer ce qu'il en est. Elle répondit en soupirant une manière de roucoulement, une plainte perlée et consentante, puis se leva les jambes tremblantes et dans ce mouvement sa jupe retomba. Elle vint vers nous, le visage toujours baissé sur quoi tombait l'ondée de ses cheveux. Il me sembla, cependant, qu'à travers ce rideau elle coulait vers moi un regard chargé d'une supplique ardente et je crois bien qu'il s'agissait de me convaincre de consentir à poursuivre cet entretien auquel je prenais une part si muette. Elle fut contre les jambes de son mari. - Eh bien, va, mon petit, lui dit-il toujours avec la même tendresse. Elle nous tourna le dos et s'agenouilla contre la table de telle manière que son buste s'y étalait de tout son long et dans un si complet abandon qu'on l'eût crue en syncope. - C'est bien, approuva le mari et, se tournant vers moi Voyez.(Sachant recevoir)