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L'univers hébraïque. Du monde païen à l'humanisme biblique
Abécassis Armand
ALBIN MICHEL
29,60 €
Épuisé
EAN :9782226142634
Les racines de l'Occident sont bibliques, c'est-à-dire d'abord juives: c'est en effet la Torah qui, à travers le christianisme, lui a fourni ses principales valeurs. Dans cette synthèse de l'Univers hébraïque, Armand Abécassis remet en cause la conception du progrès linéaire et dialectique de l'histoire intellectuelle de l'Occident, selon laquelle le judaïsme aurait dépassé le polythéisme, le christianisme aurait absorbé et transcendé le judaïsme, la crise du christianisme aurait donné naissance à l'humanisme, et ainsi de suite. À partir du monothéisme biblique, il s'attache à montrer, au contraire, que ce qui se manifeste à la fin est toujours donné à l'origine.Sur le plan de l'interprétation des textes bibliques et sur le plan du contenu et des idées, le dialogue entre la spiritualité hébraïque et l'histoire païenne n'a jamais cessé.Habité par sa tradition et fasciné par le regard que les autres ont porté sur elle, Armand Abécassis se montre avant tout soucieux, au long de cette ample réflexion, de mettre de l'ordre dans le savoir et de ramener l'ensemble de la culture occidentale vers le Livre.
De grands événements bibliques se jouent autour d'un puits, c'est-à-dire dans une proximité essentielle avec l'eau, dans des lieux de conflits et de réconciliation, de relations hostiles ou amicales entre des groupes ou des personnes. Spécialiste de la tradition juive, bon connaisseur du Nouveau Testament et du Coran, Armand Abécassis explore systématiquement ces rencontres inédites autour d'un puits, où s'engage l'aventure de la paix ou de la guerre, de la justice ou de l'injustice, du droit de tous ou de l'inégalité maintenue, de l'amitié ou de la violence, de l'accueil ou du rejet de l'étranger, de la place des femmes. Les divergences entre les trois monothéismes - mais aussi peut-être les moyens de les surmonter - se dessinent déjà là, à travers les deux vocations d'Israël et d'Ismaël, où s'enracine la distinction entre judaïsme et islam, ou encore à travers les deux réponses, juive et chrétienne, à la quête humaine de paix, que l'auteur lit dans la rencontre entre Jésus et la Samaritaine. Du puits de Sodome au puits de Jacob, du puits d'Isaac au puits de Moïse, du puits de Rébecca au puits de la Samaritaine, le partage de l'eau - pour désaltérer, pour arroser, pour purifier - en apprend beaucoup sur l'origine de la violence et l'instauration de la paix.
Résumé : "La civilisation dans laquelle nous vivons aujourd'hui plonge une part essentielle de ses racines dans le judaïsme : que l'on professe l'athéisme le plus radical ou que l'on adhère à l'une ou l'autre des grandes religions monothéistes, il irrigue, souvent à notre insu, nos conceptions et nos représentations. Apprendre à le connaître, c'est nous donner les moyens de nous mieux comprendre et, en ce sens, d'être plus clairvoyants et libres dans nos choix. L'ignorer serait nous méconnaître, avec tous les errements que cela peut entraîner." Armand Abécassis.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Résumé : L'antijudaïsme de l'Église s'exprime de manière virulente dans l'image que Jean a donnée de Judas, le " traître " qui a " livré " Jésus, faisant ainsi porter sur le peuple juif l'accusation de déicide. Si Judas n'avait pas livré Jésus, que serait-il arrivé ? Le fils de Dieu serait-il mort ? Le christianisme serait-il né ? D'après les théologiens de l'Église et déjà les apôtres, le fils de Dieu devait mourir afin d'apporter le salut au monde. Sans Judas, ce projet divin ne se serait jamais accompli. Reprenant les textes des Évangiles, à la lumière des écrits juifs et hébreux, Armand Abécassis nous restitue, dans son époque et son espace, la véritable histoire de Judas et révèle une complicité privilégiée entre le maître et l'apôtre maudit. À l'instar d'un autre " Judah ", qui vendit son frère Joseph afin de le sauver des mains meurtrières de ses frères et pour qu'il accomplisse sa destinée messianique en Égypte, Judas " livra " son maître à l'Institution afin qu'il soit reconnu en tant que Messie. Ce fut un échec. Jésus fut crucifié et Judas mourut tragiquement, le même jour. À la vie, à la mort, tel était le lien unissant l'apôtre véritable à son maître, à son Rabbi. Judas fut bien le disciple préféré, le seul parmi les apôtres à ne pas douter que Jésus fut réellement le sauveur universel. Une réhabilitation fascinante de l'apôtre Judas, maudit par l'Église depuis près de deux mille ans.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin