La date du 11 septembre renvoie depuis deux décennies aux attentats de 2001 dont l'image des tours jumelles en flamme a saturé l'espace médiatique. Depuis, on en oublierait le chagrin des Chiliens qui ont perdu leurs proches et leur liberté après le coup d'Etat du 11 septembre 1973. La pages n'est n'est pas encore totalement tournée, l'opportunité de changer la constitution du Chili héritée de la dictature vient juste de s'offrir à eux. Le processus historique est en cours. Quant aux Catalans, chaque 11 septembre, un à deux millions d'entre-eux se retrouvent dans la rue avec l'espoir, qui n'est pas partagé par tous, de voir leur pays obtenir son indépendance. Le géopolitologue Cyril Trépier nous explique les ressorts de ce mouvement, à ce jour, inabouti. Cet ouvrage nous raconte aussi qu'il existe, ailleurs dans le monde, d'autres 11-Septembre, moins médiatiques mais tout aussi prégnants localement, en Ethiopie, en Ecosse, en Russie, au Brésil, en Lettonie, au Pakistan, en Argentineâ¦
Deux mois avant le début de la Coupe du monde de football de 1958, trente joueurs professionnels du championnat de France, dont plusieurs devaient jouer la Coupe du Monde, quittent l hexagone en vagues successives pour rejoindre le FLN à Tunis. Le 15 avril 1958, toute la presse française et internationale titrait sur l étrange disparition de Rachid Mekhloufi (AS Saint-Étienne), qui avait qualifié l équipe de France pour la compétition et faisait partie des quarante présélectionnés pour la Suède, de Zitouni, Boubekeur, Bentifour, et Bekhloufi (tous les quatre opérant à l AS Monaco), de Rouaï d Angers, de Bouchouk et Brahimi (Toulouse FC), et de Kermali de l Olympique lyonnais. Neuf joueurs algériens qui avaient décidé de rallier Tunis, où était installé le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), laissant derrière eux des carrières prometteuses.Leur épopée méconnue a eu un impact très fort alors que l on est à un tournant de la guerre d Algérie; retour du Général De Gaulle aux affaires et le début de la bataille d Alger.Cet acte marque la naissance du football algérien et l équipe constituée autour des joueurs deviendra l ambassadrice de l Algérie jusqu à l indépendance en 1962. Entre 1958 et 1962, alors que la France et la FIFA font pression sur les pays qui inviteront l équipe du FLN, cette équipe jouera tout de même 91 matches, dont 65 victoires. Biographie: Kader Abderrahim, journaliste a TV5 Monde, chercheur a l Institut des relations internationales et strate giques (Iris) est specialiste du Maghreb et auteur de nombreux articles sur cette region.
Résumé : Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Quel est leur projet ? Surmédiatisée et méconnue à la fois, l'Organisation de l'Etat islamique s'est imposée comme un acteur central au Moyen-Orient. L'auteur remonte le fil d'un siècle d'histoire, de la création de la confrérie des Frères musulmans au terrorisme, en passant par l'enracinement des islamistes dans les sociétés arabes. Pédagogique, cet ouvrage donne des clés de compréhension sur l'islam, l'islamisme, les rivalités régionales, les antagonismes ethniques ou confessionnels et le jeu des puissances occidentales. Accessible, il propose plus de 40 fiches pour décrypter la stratégie et les problématiques de Daech.
Repères et clés pour décrypter l'actualité Comment Daech s'est-il imposé au Moyen-Orient ? Quel impact a-t-il eu localement et à l'échelle mondiale ? Comment les Etats luttent-ils ? Ces questions traversent l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Inspiré des recherches les plus récentes sur le sujet, il propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de ce phénomène mondial. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux. "Ce livre constitue une précieuse mise en perspective. Il permet d'appréhender le phénomène Daech dans sa globalité, d'en saisir les nombreuses ramifications et d'en comprendre les multiples impacts."Pascal Boniface
Renvoyées dos à dos, foi et sciences sont-elles farouchement antithétiques? De la croyance au savoir, y a-t-il nécessairement solution de continuité? Ces questions, qui remettent en cause les limites établies, servent implicitement de tremplin à lessai dA. Ayadi qui confronte les connaissances et avancées scientifiques contemporaines au texte coranique. Investissant tout autant le macrocosme (cosmologie, astrophysique) que le microcosme (chronobiologie), lauteur mène une entreprise audacieuse et minutieuse dont les conclusions sont à même de renverser les traditionnelles lignes de démarcation. Conjuguant synthèse scientifique et exégèse coranique, la réflexion comparative dA. Ayadi aboutit à une totale dilution de lopposition entre religion et sciences. Ainsi, cet ouvrage, mené avec une indubitable sensibilité aux sourates du Coran et un profond discernement, éclôt sur une réconciliation des deux champs et réinjecte un sacré perdu dans les rouages du cosmiques et de lhumain.
Les Roumains sont relativement peu nombreux à s'être établis en France mais ils lui ont apporté nombre de personnalités importantes comme la poétesse Anna de Noailles, au XIXe siècle, ou l'actuelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu. Les Français originaires de Roumanie ne se limitent pas à Cioran, Brancusi, ou Popesco, on peut aussi citer Henry Negresco, le fondateur du palace niçois, ainsi que Michel Drucker, Elisabeth Roudinesco, Jean-François Copé, trois enfants de médecins venus exercer en France... Si on élargit à l'actuelle Moldavie, on intègre la famille de Robert Badinter, ou celle de la chanteuse Barbara, ou encore André Ciganer, le père de l'ex-Cécilia Sarkozy. On peut aussi citer Serge Klarsfeld, originaire de Braïla, comme Serge Moscovici, le père de l'ancien ministre... sans oublier les transfuges de l'Est, Vladimir Cosma, Doïna Tranbadur, danseuse et mère de Michèle Laroque, Radu Mihaileanu... Autant de trajectoires individuelles qui s'inscrivent dans l'Histoire.
La première grande vague d'immigration vers la France, on l'a oublié, est venue d'Allemagne. En quête de travail ou du droit de s'exprimer, les Allemands ont été des centaines de milliers à sauter le pas. Il fut un temps où les rues de Paris étaient balayées par des migrants venus d'outre-Rhin. Pour les plus qualifiés, la France était le seul pays où ils avaient le sentiment de pouvoir faire carrière. Le récit s'appuie sur l'histoire familiale de personnalités : Hessel, Oberkampf, Bohringer, Haussmann, Hermès, Ophuls, Servan-Schreiber. sont aujourd'hui des noms incontestablement français. Leurs sagas familiales sont représentatives de celle de milliers d'autres. On croisera aussi le général De Gaulle, Marcel Proust ou Gustave Eiffel. tous ont des ancêtres allemands. Ces immigrés germaniques ont grandement contribué au rayonnement de l'art de vivre à la française, on leur doit aussi bien du mobilier, des vins (Champagne ou Bordeaux), de la musique, des banques... même la guillotine.
Comme toutes les guerres, le conflit libyen fait émerger de nouveaux acteurs, de nouveaux groupes et de nouveaux liens de fidélité. Cet ouvrage évalue les répercussions régionales de la crise libyenne générée par les luttes de pouvoir en Libye. L'instabilité, devenue chronique, a débuté avec la guerre déclenchée, en février 2011, par la France et le Royaume-Uni, avec le soutien de l'OTAN. La cartographie des réseaux transnationaux, présentée dans le livre, à l'oeuvre dans le conflit libyen, nous enseigne une chose : après avoir brièvement été au centre des préoccupations des grandes puissances en 2011, la Libye est retournée à sa marginalité historique. Les puissances mondiales (Etats-Unis, Russie, Chine) se mêlent très peu du conflit libyen ; même les puissances régionales (Arabie saoudite, Egypte, Turquie, Iran) ne s'y intéressent qu'à la marge. En fait, le statu quo semble convenir à tous, chacun y voyant un moyen d'y préserver ses intérêts. Remontant l'histoire longue ce livre permet aussi de comprendre l'archéologie tribale sur laquelle reposent ses substrats culturels, politiques, sociaux, économiques et religieux.
Tanger se situe sur le détroit, entre Atlantique et Méditerranée. Cette position ne cesse d'attirer la convoitise et d'inspirer son histoire. Comptoir phénicien et carthaginois, puis ville romaine, elle vit au rythme des empires méditerranéens jusqu'à échoir aux Arabes musulmans. Son destin, partagé entre Al-Andalus et le Maroc la projette dans une autre mondialité, celle de dar al-islam. Puis, c'est au tour des Portugais et des Anglais de s'en emparer jusqu'au moment où un sultan chérifien réintègre Tanger dans le giron marocain pour en faire sa capitale diplomatique. Légations et consulats s'y installent et les étrangers affluent. Un statut de ville internationale lui est attribué. Ecrivains et milliardaires américains, artistes français et espagnols s'y bousculent. Cet âge d'or mondial dure une trentaine d'années. Que reste-t-il à présent de ces mondialisations anciennes à l'heure où l'ouverture au monde se fait par de nouveaux équipements : port Tanger-Méd et aéroport Ibn Batoutaâ?