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Chanson et parodie
Abbrugiati Perle
PU PROVENCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791032001882
La chanson ne pratique pas le comique seulement pour amuser la galerie. Elle en fait un langage de second degré, et c'est facile pour un art qui s'entend à plusieurs niveaux : texte, musique, gestuelle scénique lui permettent de dire brièvement mais de façon multiple ce qu'elle veut signifier. Elle joue des mimétismes et des écarts pour se moquer de façon débonnaire ou féroce de bien des cibles. Elle fustige la société, les langages, ou fait la satire d'autres chansons ; elle va jusqu'à parodier des chansons déjà parodiques en les détournant de leurs cibles premières. Il est jubilatoire de parodier les grandes vedettes, de créer des reprises parodiques, de décaler le ton ou le sujet d'une chanson-source. Comme un chant au carré, la chanson parodique chante sur le chant. Elle devient alors arme politique, miroir social ou méta-chanson qui prend de la distance par rapport à elle-même. L'ouvrage se demande, à travers l'étude de plusieurs oeuvres françaises, italiennes, allemandes, espagnoles, qui parodie la chanson et comment la chanson parodie. Qui est le parodiste ? Qui est le parodié? Comment procède la dégradation parodique ? Est-ce toujours une dégradation ? Ou plutôt parfois une potentialisation ? Quelles sont les métamorphoses du texte, de la musique, de la voix, de l'intonation ? Quels sont les profils et les objectifs de ces chansons secondes ?
Résumé : Entre géométrie et profusion, entre rationalité et fantaisie, entre analyse et trompe-l'oeil, Calvino est le maître de l'étourdissement et de l'illusion d'optique, de l'interrogation infinie et d'une distance ironique qui se compte en années-lumière. Espaces cosmiques, espaces abstraits ou espaces intérieurs, ses décors vides ou saturés provoquent un tournis de la perception, une ivresse de l'intelligence. Défocalisations du regard, paradoxes de l'espace, structures en abyme, désorientations de la conscience, enivrements de l'écriture, alternent dans ses mosaïques de pensée, dans ses géographies improbables, dans ses firmaments oniriques. Entre malice et angoisse, son oeuvre d'une remarquable variété trouve un dénominateur commun dans l'idée de vertige. Perle Abbrugiati nous y fait tomber.
Leopardi élabore vers 1835 une suite à un texte antique, La Batrachomyomachie, qui parodiait L'Iliade en faisant s'affronter les rats et les grenouilles. Ces Paralipomènes, ou Supplément du texte, font la satire des Italiens et des Autrichiens du xixe ? siècle, et à travers eux de toute droite et de toute gauche politiques. Parodie d'épopée, fable amère, satire et conte philosophique, ce poème inclassable est le testament ironique du chantre de "? l'infinie vanité de tout ? ". Perle Abbrugiati en a proposé la première traduction française en 2005, en alexandrins et, en 2021, voici l'édition bilingue.