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Piero d'Ostra. Réécrire Brassens ? Avec 1 CD audio MP3
Abbrugiati Perle ; Achard Cyril
PU PROVENCE
28,01 €
Épuisé
EAN :9791032002896
On présente ici presque cinquante traductions inédites en italien de chansons de Brassens, réalisées par l'écrivain Piero d'Ostra. C'est l'occasion de revenir sur les originaux, leur portée, leur structure, leur solide légèreté. De La mauvaise herbe aux Passantes, du Pornographe au Vieux Léon, on examine à la loupe les nuances à rendre, l'impossible à traduire, la gageure remportée. Piero d'Ostra, en marchant dans les pas de Brassens, crée aussi une oeuvre propre. En étudiant son jeu de fidélités et d'écarts, on réfléchit sur l'adaptation de chanson. Exercice redoutable car la musique impose ses contraintes, la rime sa dictature, la prosodie sa tyrannie. Ce véritable chansonnier est donc également un essai sur l'adaptation, ses motifs, ses risques, ses bravades. C'est inévitablement aussi un essai sur Brassens, et sans aucun doute un passeport vers l'oeuvre littéraire de son traducteur. Sur le disque joint à l'ouvrage, l'auteure chante les traductions italiennes et propose une réécriture également musicale grâce au talent de Cyril Achard qui l'accompagne, guitariste de jazz qui a forgé des arrangements révolutionnaires. Brassens en italien et en jazz ? Il en ressort un ouvrage de recherche-création novateur et tourné vers un large public.
Leopardi élabore vers 1835 une suite à un texte antique, La Batrachomyomachie, qui parodiait L'Iliade en faisant s'affronter les rats et les grenouilles. Ces Paralipomènes, ou Supplément du texte, font la satire des Italiens et des Autrichiens du xixe ? siècle, et à travers eux de toute droite et de toute gauche politiques. Parodie d'épopée, fable amère, satire et conte philosophique, ce poème inclassable est le testament ironique du chantre de "? l'infinie vanité de tout ? ". Perle Abbrugiati en a proposé la première traduction française en 2005, en alexandrins et, en 2021, voici l'édition bilingue.
L'ouvrage étudie les espaces de la chanson contemporaine, où espace revêt plusieurs sens. La chanson constitue un ancrage identitaire, mais voyage à travers les frontières à la faveur d'adaptations. Elle est sans aucun doute un espace symbolique, lié à l'imaginaire et à l'histoire. Elle offre sur la page ou la partition un espace structuré pour une écriture singulière et multiple. Elle se diffuse désormais non seulement sur le disque mais à travers des espaces virtuels, ce qui nécessite la création d'un espace juridique en redéfinition. En réunissant des spécialistes de stylistique, de musicologie, de cultures étrangères, d'esthétique, d'histoire, de sociologie, d'arts du spectacle et d'arts visuels, on définit ici la chanson comme un objet intermédial complexe et digne d'une étude attentive, ce qui est particulièrement intéressant à un moment où la chanson, sous l'effet d'influences diverses, semble être en mutation.
Des universitaires montrent que Brassens est l?homme de toutes les libertés. Liberté de pensée, de parole, de ton. Des libertés amoureuses aussi.... Ils analysent aussi les libertés que prennent avec lui d?autres artistes par leurs reprises et leurs traductions.Brassens est l?homme de toutes les libertés. Liberté de pensée, liberté de parole, liberté de vie. Sans tapage, mais avec des mots directs, il dit ce qu?il pense et vit ce qu?il veut. Il chante aussi bien la liberté que les libertés qu?on prend avec la morale admise. En rupture avec les « braves gens » quand ils représentent un système de valeurs figées, il se sent pourtant libre d?affirmer ses propres valeurs : amitié, affection pour les humbles, libre-pensée, amour hors mariage. Car Brassens chante également les libertés amoureuses. Qu?elle est variée, la palette des amours brassensiennes? Des privautés à l?amour libre, du libertinage sans illusion au grand amour sans codes. Un collectif d?auteurs propose ici une analyse des terrains où la liberté de Brassens s?exprime : ton inédit, provocations débonnaires, registres de la langue, génie musical souvent mal entendu, sexualité sans ambages, et ? raffinement suprême ? liberté de choisir ses propres contraintes dans une prosodie rigoureuse et pourtant souple, et une genèse textuelle qui cristallise lentement. À ces libertés, d?autres artistes répondent, en adoptant Brassens et en l?adaptant : que ce soient les traducteurs ou les autres musiciens qui reprennent son répertoire, ils s?emparent respectueusement mais librement de ses musiques et de ses textes. En ressort la figure universelle d?un grand tolérant et d?un grand sceptique, libre d?aimer et de douter.
La chanson ne pratique pas le comique seulement pour amuser la galerie. Elle en fait un langage de second degré, et c'est facile pour un art qui s'entend à plusieurs niveaux : texte, musique, gestuelle scénique lui permettent de dire brièvement mais de façon multiple ce qu'elle veut signifier. Elle joue des mimétismes et des écarts pour se moquer de façon débonnaire ou féroce de bien des cibles. Elle fustige la société, les langages, ou fait la satire d'autres chansons ; elle va jusqu'à parodier des chansons déjà parodiques en les détournant de leurs cibles premières. Il est jubilatoire de parodier les grandes vedettes, de créer des reprises parodiques, de décaler le ton ou le sujet d'une chanson-source. Comme un chant au carré, la chanson parodique chante sur le chant. Elle devient alors arme politique, miroir social ou méta-chanson qui prend de la distance par rapport à elle-même. L'ouvrage se demande, à travers l'étude de plusieurs oeuvres françaises, italiennes, allemandes, espagnoles, qui parodie la chanson et comment la chanson parodie. Qui est le parodiste ? Qui est le parodié? Comment procède la dégradation parodique ? Est-ce toujours une dégradation ? Ou plutôt parfois une potentialisation ? Quelles sont les métamorphoses du texte, de la musique, de la voix, de l'intonation ? Quels sont les profils et les objectifs de ces chansons secondes ?