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Printemps sombre
Zürn Unica ; Taïeb Lucie
YPSILON
16,00 €
Épuisé
EAN :9782356541284
Dense et admirablement sensible, cette dernière oeuvre intemporelle d'Unica Zürn (1916-1970) est considérée comme un livre culte. Un roman d'apprentissage dont le récit initiatique est cruellement autobiographique et prémonitoire. Les souvenirs d'enfance de la petite Berlinoise sont bouleversants la découverte par l'enfant des rapports entre les sexes est brutale, la curiosité vis-à-vis de la sexualité est abusée. Ce n'est pas l'amour fou des surréalistes qui fait frémir la jeune fille, mais la violence du frère, l'hostilité de la mère, la fausse bienveillance du père. Un quotidien aussi commun que mystifié qu'il s'agit de libérer de tout artifice. La nouvelle traduction par Lucie Taïeb rend à Unica Zürn son corps, sa vie, sa mort et la beauté de son écriture.
Dans ce volume, nous avons rassemblé tous les textes écrits en français - sous le titre évocateur de l'un d'eux - tels qu'ils figurent dans l'édition allemande des Ouvres complètes d'Unica Zürn. Femme surréaliste - multiple, double, car elle est artiste et muse, actrice et modèle, figure emblématique de ce mouvement artistique et littéraire qui secoua la première moitié du XXe siècle et bien au-delà - Unica Zürn est une écrivaine et dessinatrice allemande qui épousa la ville lumière et sa vie de bohème. En 1953, elle rencontre Hans Bellmer à Berlin et le suit à Paris. Vite reconnue dans le milieu artistique parisien, elle écrit et dessine encouragée et admirée par Henri Michaux, André Pieyre de Mandiargues, Max Ernst. Unica Zürn n'écrira que rarement en français mais ses principaux livres, Sombre printemps et L'Homme-Jasmin, paraissent en France, grâce à son amie et traductrice Ruth Henry, en même temps qu'en Allemagne. Ses écrits français, dispersés parmi plusieurs feuillets dactylographiés et divers carnets, sont recueillis ici pour la première fois. Celle qui aimait s'exprimer en anagrammes pratique le français comme une langue étrangère et poétique, ses fautes d'orthographe et sa grammaire incertaine font sens, sont singulières, intrigantes, esquissent le flux de sa pensée et représentent le monde onirique d'une fille du feu.