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Le voile islamique. Histoire et actualité, du Coran à l'affaire du foulard
Zouari Fawzia
FAVRE
18,90 €
Épuisé
EAN :9782828906832
Surgie en Europe en 1989 avec la fameuse " Affaire de Créteil ", la question du foulard et du voile prend de l'ampleur avec l'avènement des républiques islamistes iraniennes et soudanaises qui donnent un caractère spectaculaire à sa généralisation, avant de revenir sous les feux de l'actualité avec les événements du 11 septembre et la stigmatisation du burqa des Afghanes. Pour autant, le débat autour du voile est loin d'être récent dans le monde musulman. Les sources arabes, qu'elles soient théologiques ou littéraires, philosophiques ou politiques, soufies ou érotiques, touchent, dès qu'il s'agit des femmes, à ce bout de tissu qui depuis des siècles reste étroitement lié à la condition des femmes musulmanes - du moins à son apparence et non à son essence - et constitue la pierre d'achoppement entre fondamentalistes et modérés. Or, quelles significations recouvre le voile ? Est-il une spécificité de l'islam ou remonte-t-il à des temps plus lointains ? Le Coran, livre référence des musulmans, mentionne-t-il précisément l'obligation, voire la façon de le porter, ou ne s'agit-il le plus souvent que d'interprétations émises par des hommes pour qui le principe du féminin a toujours été un élément de discorde au sein de la communauté ? Le but de cet ouvrage est de répondre à ces questions en s'appuyant sur les sources de langue arabe en particulier. Avec le souci de ne pas prendre parti, faisant parler des théologiens, des intellectuels et des femmes, il entreprend de suivre ce signe dans sa richesse polysémique, ses contradictions, ses significations les plus profondes, en s'appuyant à la fois sur une approche simple et documentée, en visant un effort de vulgarisation qui ne fait pas l'économie de solides références.
Résumé : Dans la Tunisie rurale des années 60, une fillette grandit dans l'ombre d'une famille traditionnelle et la soumission à une mère toute-puissante. Destinée à vivre et mourir voilée et analphabète comme ses aînées, elle va, la première, prendre le long chemin de l'émancipation. Le prix à payer sera lourd pour se libérer des sortilèges, des interdits et des secrets maternels. " Du fil, du sang et des mots. Il n'en faut pas plus pour faire disparaître le corps d'une fille. La dématérialiser d'un coup, un seul. Net et sec. Une entaille. Et le liquide qui coule, tout naturellement, dans une odeur de femmes et de secret. Nous étions trois. Ma mère, Dibiza et moi. Plus un métier à tisser. L'armature en bois ne comportait que les fils de trame tendus à l'horizontale. Les fils de chaîne avaient été sectionnés. J'étais debout, pieds nus, la robe relevée au-dessus du genou. Dibiza s'est baissée et a planté un bout tranchant au niveau de la rotule. Une lame à raser ? Un couteau ? Une aiguille ? Je ne me souviens que du reflet du métal. Il passe aujourd'hui encore devant mes yeux comme une ombre. C'est à ce moment-là qu'est intervenue ma mère. Elle a glissé des graines de raisins secs dans la main de Dibiza. Sept. La matrone les a comptées à voix haute, minutieusement. - Vas-y, dit-elle en relevant la tête et me poussant vers le métier à tisser. Tu vas passer au-dessus de la trame. Je me suis avancée. - La jambe droite d'abord. Puis la gauche. Ensuite, tu reviens au point de départ. Et tu recommences. J'ai levé la jambe droite. - Veille à effleurer le fil de ton pied. Après chaque aller et retour, Dibiza s'est penchée sur l'entaille, a badigeonné de sang le raisin sec et me l'a tendu : - Ouvre la bouche. Avale-moi ça. Et elle a psalmodié d'une voix de basse : - Par le fil je t'ai cousue ! Ton sang je t'ai fait avaler ! Nul ne pourra plus t'ouvrir ! Ni l'homme ni le fer ! Tu es un mur contre un fil ! Un mur contre un fil ! Sang de ton genou, ferme ton petit trou ! "
Résumé : En mai 2016, se sachant condamné par la maladie et manquant de force pour écrire, Malek Chebel avait souhaité se faire aider afin de continuer son oeuvre malgré tout, et de consigner une partie, au moins, de ce qu'il avait encore à dire... C'est Fawzia Zouari qui endossa ce rôle de scribe, recueillant les mots et les idées de l'anthropologue, disparu le 12 novembre 2016. Le présent ouvrage est le fruit de ces échanges. On y découvre, derrière l'historien et le philosophe, chantre d'un " islam des Lumières " et traducteur du Coran, le cheminement d'un Chebel intime : ses souvenirs d'enfance, ses passions secrètes, ses opinions sur la politique, l'amitié ou la musique... Bref, la chronique d'un destin personnel chevillé aux inquiétudes et aux espoirs de notre époque. Ces entretiens sont enrichis par trois textes inédits, rédigés comme dans un dernier souffle, intense et mélodieux, qui révèlent cette fois, au-delà du penseur, l'écrivain et le poète qu'était aussi Malek Chebel.
Résumé : Il aura fallu le déclenchement de la révolution du Jasmin, en Tunisie, pour que la narratrice se décide à écrire sur sa mère. Elle revient sur ce printemps 2007, quand, au chevet de sa maman malade, elle n'a qu'une envie : percer l'énigme de cette femme rétive aux confidences et à la tendresse. S'engage une enquête qui a tout de la chasse au trésor... où l'on apprend que la vie de Yamna était loin de ce qu'en imaginaient ses enfants. "Fawzia Zouari nous livre un récit familial extraordinaire, shakespearien dans sa trame, son ampleur et son style, dont on ne sort pas indemne. Le lecteur en est averti, le vertige le saisira dès les premières pages, il ne pourra échapper au désir, plein de risques, de tourner son regard sur lui-même et de s'interroger sur l'histoire de sa propre famille. Il lira le récit de Fawzia Zouari autant qu'il fouillera en lui, et de cette mise en parallèle sourdra un irrépressible malaise". Boualem Sansal.
La Méditerranée est plus que jamais un lieu propice à la réflexion qui soulève des interrogations redoutables quant à son avenir. Elle est, certes, une aire d'interdépendance culturelle et économique, mais elle se caractérise surtout par des disparités politiques, économiques et sociales. La situation préoccupante et l'importance stratégique des pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée sont à l'origine du processus dit de Barcelone, issu de la Conférence qui s'y est tenue en novembre 1995. Le Partenariat institué à cette occasion était clairement une initiative intéressante, audacieuse et ambitieuse, visant à favoriser la coexistence pacifique dans cette partie du monde, des rapports de coopération et de sécurité stables, en vue d'améliorer les conditions socio-économiques des peuples qui y vivent. Quinze ans après son lancement, le bilan du Partenariat euro-méditerranéen est mitigé : d'un côté, des réalisations concrètes ont été accomplies ; mais, de l'autre, de nombreuses faiblesses ont provoqué insatisfactions et déceptions. L'accord sur ce constat est un atout en vue de permettre une refonte profonde du Partenariat qui constitue un catalyseur fondamental à travers lequel il incombe logiquement aux pays de la rive Sud de réunir les conditions préalables nécessaires au développement. A ce titre, l'intégration Sud-Sud et en particulier la construction d'une Union maghrébine s'imposent avec acuité. Par ailleurs, au sein de chaque pays - c'est le cas du Maroc par exemple -, lutter contre l'injustice, réduire les inégalités et inclure toutes les composantes des sociétés, deviennent une condition de pérennité plutôt qu'une priorité ; condition sine qua non d'un développement durable au profit de toute l'humanité.
Célèbres ou anonymes, elles ont fait preuve de bravoure et d'abnégation dans des situations exceptionnelles, poignantes voire dramatiques. Dans cette saga, il y a d'abord les résistantes, les agents de renseignement, les infirmières, les ambulancières et bien d'autres qui se sont engagées au péril de leur vie pour servir leur patrie pendant les deux guerres mondiales et les conflits postérieurs. Beaucoup sont restées des oubliées, telles les prostituées à Dien Bien Phu, transformées en soignantes dans l'enfer surréaliste de la cuvette indochinoise. Il y a aussi celles qui ont pris les armes pour sauver leur communauté menacée (combattantes kurdes, chrétiennes du Liban, etc.). Il y a ensuite ces femmes qui se sont investies sans compter pour une oeuvre philanthropique ou pour la liberté : la Pakistanaise Malala Yousafzai, Prix Nobel de la paix à 17 ans à peine, qui a mené un combat à hauts risques contre l'obscurantisme des talibans, la Yézidie Nadia Murad, autre très jeune Prix Nobel de la paix, réduite en esclavage sexuel par l'Etat islamique, devenue activiste et ambassadrice des Nations Unies, Rosa Parks ou Amelia Boynton Robinson, deux grandes figures du mouvement afro-américain des droits civiques, ou encore l'actrice Angélina Jolie qui a destiné l'essentiel de sa fortune à des projets humanitaires. Il y a enfin les femmes de défi, comme Helen Keller, sourde, aveugle et muette, première handicapée à obtenir un diplôme universitaire, devenue auteure, conférencière et militante. Ou ces saint-cyriennes qui ont gravi le plus haut sommet d'Afrique avec une jeune militaire convalescente blessée en Afghanistan. Sans oublier les reporters de guerre qui ont su trouver la force physique et mentale pour témoigner dans des environnements de massacres et d'horreur. Beaucoup d'autres parcours de femmes qui se sont transcendées à un moment de leur vie sont présentés dans cet essai documenté. Toutes ces aventures vécues se lisent comme un roman bouleversant. Une leçon de vie. En annexe, une chronologie des "grandes premières" au féminin.
Une naissance prématurée bouscule toutes les idées reçues, toutes les normes. Elle plonge instantanément les parents dans l'incompréhension, les entraîne dans un tourbillon d'événements inattendus, auxquels ils n'étaient pas préparés. A la joie d'avoir mis un enfant au monde succèdent la tristesse d'être séparé du bébé placé en couveuse, le renoncement à un idéal de la maternité, la difficulté à tisser un lien dans l'univers hyper-médicalisé d'un service de néonatologie, la peur de séquelles. Aujourd'hui, grâce aux progrès de la médecine néonatale, la majorité des prématurés reprennent le cours de leur vie sans conserver de séquelles majeures. Mais nous, les parents, n'en sortons jamais totalement indemnes. Qu'aurions-nous pu faire pour maîtriser cette situation? Où se trouvaient les conseils pratiques qui nous auraient été essentiels? Ce guide, qui réunit les témoignages et les conseils pratiques de parents de prématurés et l'éclairage des professionnels de la santé, apporte aux parents des repères, étape après étape, dans le parcours de la prématurité.
Alors que partout retentit la sonnette d'alarme du dérèglement climatique, nous avons choisi d'écouter ce que les plantes ont à dire aux hommes. Loin des grandes morales sur le consumérisme et le non-respect de la Terre, le message des plantes pour le peuple humain est simple et bienveillant. Elles nous parlent de nous, de nos attitudes, de nos émotions, d'altruisme et de sagesse. Grandes guérisseuses, leurs huiles essentielles nous font ici cadeau de leurs vertus pour soulager les maux du corps ou de l'esprit. Puissent les paroles de celles qui étaient présentes avant nous et qui probablement resteront après nous semer la magie en vous.
Ce récit est une épopée aérienne au-dessus de ce patrimoine meurtri. C'est aussi un cri d'alerte pour éveiller les consciences en montrant que nous pouvons (et nous devons) agir. Ces dernières années, de nombreux sites culturels ont été dramatiquement victimes de destructions volontaires en Syrie, Irak, Afghanistan, Yémen, Libye, Haïti, sous les yeux d'une communauté internationale impuissante. Si les réactions ont été nombreuses dans la presse, malheureusement, peu d'actions concrètes ont été menées sur le terrain, dans ces pays où les conflits sévissent toujours. Depuis 2016, l'équipe d'Iconem est la seule au monde à avoir visité Palmyre, le Crac des chevaliers, Alep, Mossul, Korsabad, Nimroud, Samarra alors que les combats sévissaient encore en Syrie et en Irak. Son but : numériser en 3D pour conserver la mémoire de ces sites exceptionnels avant leur disparitionm, grâce à des photos prises par drone.