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Faut-il avoir peur du haschich ? Entre diabolisation et banalisation, les vrais dangers pour les jeu
Zorman Michel ; Maillard Isabelle ; Aquatias Sylva
LA DECOUVERTE
14,94 €
Épuisé
EAN :9782841467129
La consommation de haschich s'est banalisée, dit-on, et l'idée de le dépénaliser, voire de le légaliser, fait son chemin. Des personnalités publiques n'hésitent plus à déclarer qu'elles en consomment et à affirmer son caractère inoffensif. Pourtant, la majorité des responsables politiques continuent à invoquer sa dangerosité pour maintenir un cadre juridique dépassé. Qui a raison ? Le débat actuel - confus et contradictoire - ne peut guère éclairer parents et éducateurs. Pour répondre à leurs questions, les auteurs de cet ouvrage ont exploré sur le terrain les pratiques des jeunes. Les enquêtes dont ils rendent compte ici remettent en cause nombre de clichés comme la fameuse théorie de l'escalade des drogues " douces " aux drogues " dures ", ou l'antinomie entre pratiques sportives et prise de produits psychoactifs. Et amènent les auteurs à récuser toute tentative de réponse simplificatrice. La diversité des pratiques qu'ils restituent permet de penser autrement (et plus complètement) une information et une prévention sérieuses à l'école, en famille et entre jeunes eux-mêmes. Parler vraiment du haschich, c'est aborder le rapport entre adolescence et conduites à risque, c'est mesurer en quoi les situations sociales peuvent jouer sur les consommations, c'est faire la différence entre usages " doux " et conviviaux et usages " durs ", c'est enfin cerner les vrais risques et s'autoriser à prendre position dans le débat en toute connaissance de cause. Un livre qui sera particulièrement utile aux parents et aux acteurs du monde éducatif.
Toujours, j'ai aimé me promener avec ma mère. Voilà un début bien sage pour une histoire atroce. A moins que ce ne soit un début subversif pour une histoire banale. Telle semblait être l'opinion du médecin qui m'a lancé " vous délirez ! " lorsque j'ai affirmé que mon objectif était d'emmener un jour ma mère au cinéma. " Combien de fois par semaine passe-t-on lui faire sa toilette ? " Il persistait devant mon mutisme, tandis que défilaient en moi des images d'océan dont nous approchions à pas lents toutes deux, seules, comme si les vagues devaient nous emporter plus tard jusqu'au Canada, nous promettant de sillonner les Plaines d'Abraham sous la neige. " L.Z.
Son mari continue d'être amoureux de Gentiane, qu'il n'a jamais trompée. Mais Gentiane, ce n'est plus elle. C'est une défunte dont il sacralise le souvenir qu'il lui interdit à elle de profaner. Gentiane est devenue un personnage qu'elle ne peut plus incarner. Elle se moque d'être Gentiane. Elle veut être la maman de Violaine. Elle voudrait apprendre à dire maman de Violaine lorsque l'enfant saura dire Maman. Qui le lui enseignera?" Biographie: Laurence Zordan, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure et de l'ENA, est agrégée de philosophie. Haut fonctionnaire, elle est spécialiste des questions de sécurité et de géostratégie. Elle a publié ses trois premiers romans, Des yeux pour mourir (2004), Le Traitement (2006) et A l'horizon d'un amour infini (2007) aux éditions Des femmes-Antoinette Foulque.
Résumé : Une balade sonore et visuelle en pleine forêt, en compagnie du coucou, de la chouette hulotte, du loriot, du pic-vert et du pinson des arbres. Pour les bébés à partir de 3 mois.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.