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Jacques Damour
Zola Emile ; Gougelmann Stéphane
FLAMMARION
3,20 €
Épuisé
EAN :9782080486691
Travailleur courageux, père et mari comblé, Jacques aurait pu mener une existence simple et heureuse. Mais l'Histoire fait irruption dans son atelier : la Commune lui arrache son fils, le pousse à prendre les armes et fait voler en éclats son bonheur domestique. Déporté à Nouméa, il s'évade et revient des années plus tard avec le désir de retrouver les siens. Hélas, la réalité qu'il découvre est tout autre que celle qu'il imaginait... TOUT POUR COMPRENDRE - Notes lexicales - Biographie de l'auteur - Contexte historique et littéraire - Genèse et genre de l'oeuvre - Chronologie TOUT POUR APPROFONDIR - Questions sur l'oeuvre - Microlectures - Ecrits théoriques sur le naturalisme - Liens avec d'autres oeuvres de Zola GROUPEMENT DE TEXTES - Le personnage romanesque dans la littérature du XIX ? siècle.
Dans cette touchante histoire d'amour entre un grand spécialiste de l'hérédité et sa nièce, on trouve l'aboutissement d'une aventure familiale, celle des Rougon-Macquart, et un roman scientifique sur ce sujet si actuel, l'hérédité ou la génétique. Bref, une synthèse de l'art et de la pensée, Le Crépuscule des dieux ou Le Temps retrouvé de Zola, la fin d'une longue aventure qu'elle résume et conclut, et un "appel à la vie", un splendide message d'espoir. "La vie, la vie qui coule en torrent, qui continue et recommence, vers l'achèvement ignoré ! la vie où nous baignons, la vie aux courants infinis et contraires, toujours mouvante et immense, comme une mer sans bornes !"
Henri, je vous en supplie... Laissez-moi..." Mais il lui avait saisi les poignets, il l'attirait lentement, comme pour la vaincre tout de suite d'un baiser. L'amour grandi en lui pendant des mois, endormi plus tard par la rupture de leur intimité, éclatait d'autant plus violent, qu'il commençait à oublier Hélène. Tout le sang de son coeur montait à ses joues ; et elle se débattait, en lui voyant cette face ardente, qu'elle reconnaissait et qui l'effrayait. Déjà deux fois il l'avait regardée avec ces regards fous.
Elle sanglotait. L'abbé Faujas avait redressé sa haute taille, il s'approcha de Marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme. - Ah ! misérable chair ! dit-il. Je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n'en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures... Oui, c'est l'éternelle lutte du mal contre les volontés fortes. Vous êtes la tentation d'en bas, la lâcheté, la chute finale. Le prêtre n'a pas d'autre adversaire que vous, et l'on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites. - Je vous aime, Ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.
Alors, pendant la dernière demi-heure, ce fut la débâcle. Après l'extrême confiance, l'engouement aveugle, arrivait la réaction de la peur, tous se ruant pour vendre, s'il en était temps encore. Les cours, de chute en chute, tombèrent à 1 500, à 1 200, à 900. Il n'y avait plus d'acheteurs, la plaine restait rase, jonchée de cadavres. Au-dessus du sombre grouillement des redingotes, les trois coteurs semblaient être des greffiers mortuaires, enregistrant des décès. Un silence effrayant régna, lorsque, après le coup de cloche de la clôture, le dernier cours de 830 francs fut connu. Et la pluie entêtée ruisselait toujours sur le vitrage ; la salle était devenue un cloaque, sous l'égouttement des parapluies et le piétinement de la foule, un sol fangeux d'écurie mal tenue...