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Lettres à la jeunesse (1879-1897)
Zola Emile ; Solal Jérôme
1001 NUITS
4,60 €
Épuisé
EAN :9782755506303
À vingt ans d?écart et dans des circonstances très distinctes, Émile Zola en a appelé à l?avenir et à la jeunesse dans deux articles intitulés pareillement « Lettre à la jeunesse ».Dans la lettre de 1879, Zola s?en prend à Hugo et à Renan, dont le lyrisme sape à son sens toute portée politique de la littérature, et défend le mouvement naturaliste au nom de l?esprit d?enquête et de vérité auquel les romanciers doivent souscrire s?ils veulent préparer le xxe siècle. Plus brève, la lettre de 1897 est écrite en réaction à l?antisé-mitisme de jeunes ligueurs nationalistes qui n?acceptent pas l?innocence de Dreyfus désormais établie. Zola sent les valeurs de progrès menacées et s?inquiète de façon prémonitoire: « Ils commenceront le siècle en massacrant tous les Juifs, parce que ce sont des concitoyens d?une autre race et d?une autre foi! »
Alors, pendant la dernière demi-heure, ce fut la débâcle. Après l'extrême confiance, l'engouement aveugle, arrivait la réaction de la peur, tous se ruant pour vendre, s'il en était temps encore. Les cours, de chute en chute, tombèrent à 1 500, à 1 200, à 900. Il n'y avait plus d'acheteurs, la plaine restait rase, jonchée de cadavres. Au-dessus du sombre grouillement des redingotes, les trois coteurs semblaient être des greffiers mortuaires, enregistrant des décès. Un silence effrayant régna, lorsque, après le coup de cloche de la clôture, le dernier cours de 830 francs fut connu. Et la pluie entêtée ruisselait toujours sur le vitrage ; la salle était devenue un cloaque, sous l'égouttement des parapluies et le piétinement de la foule, un sol fangeux d'écurie mal tenue...
Résumé : "Le premier livre de Zola est un recueil de contes. Il ne faut pas voir là un péché de jeunesse : trois autres volumes ont suivi, à des dates bien postérieures, et de très nombreux récits sont demeurés disséminés dans des journaux, revues ou recueils collectifs. En effet, de ses débuts à 1880, Zola a exercé une activité de conteur pratiquement ininterrompue. Et pourtant, dans son oeuvre de fiction, les contes et les nouvelles, relégués à une place marginale, souffrent de la même indifférence que les derniers romans. C'est là l'effet d'un processus de sélection tout à fait courant, qu'il serait vain de déplorer ; la fortune littéraire de Zola est un fait, qu'il faut prendre comme tel. La renommée de l'écrivain est fondée sur Les Rougon-Macquart aujourd'hui encore, ces romans répondent à la demande d'un public que les contes et les nouvelles ne satisferaient probablement pas. Zola lui-même a, sinon provoqué, du moins autorisé cette exclusion : si, au début de sa carrière, il a mis tous ses soins à organiser la publicité des Contes à Ninon, il semble s'être quelque peu désintéressé, par la suite, du sort de recueils qu'il considérait - il n'a pas hésité à le dire - comme secondaires. La critique a suivi. Ce discrédit a duré longtemps. Alors que, depuis vingt ans, les études consacrées à Zola se sont multipliées, on a porté peu d'attention à cette partie de son oeuvre. Ce n'est qu'à une date récente que sont apparus des travaux témoignant d'une nouvelle orientation de la critique. Mais il y avait plus grave : une grande partie des textes, peu accessible, était pratiquement inconnue ; il a fallu attendre 1968 pour disposer de l'ensemble de l'oeuvre de Zola conteur. Si, dès 1928, Maurice Le Blond avait fait une tentative en ce sens, enjoignant quelques récits inédits aux recueils publiés du vivant de Zola, cette tentative n'avait guère eu de suites : quelques textes isolés seulement avaient été révélés. On ne dira donc jamais assez les mérites du travail accompli par M. Henri Mitterand, qui, dans son édition des Ouvres complètes, a mis au jour et réuni pour la première fois des textes qui demeuraient à l'état de manuscrits ou restaient dispersés dans les collections des divers journaux auxquels avait collaboré Zola". Roger Ripoll.
Pot-Bouille appartient aux Rougon-Macquart, grande fresque romanesque et sociale d'Émile Zola. Octave Mouret, le jeune héros, arrive à Paris, où il compte faire fortune. Il emménage rue de Choiseul, dans un bel immeuble bourgeois. Il trouve du travail dans une boutique de mode. Témoin des multiples intrigues que la maison cache, Octave entend bien, lui aussi, profiter de la beauté de ces parisiennes et réussir grâce à ses liaisons. Il essaie, successivement, avec plus ou moins de succès, de séduire différentes femmes de la maison, en même temps que la patronne de la boutique. À travers ses yeux, se découvre l'hypocrisie de la bourgeoisie. L'immeuble est comme "la marmite où mijotent les pourritures de la famille et les relâchements de la morale". Une dot promise et non payée, un détournement d'héritage, des adultères, rien n'est épargné au regard naïf puis désabusé d'Octave, qui y perdra ses illusions. Peinture au vitriol, Pot-Bouille est remarquable par la force de sa critique, servie par la plume acerbe et talentueuse d'Émile Zola qui transporte le lecteur. --Céline Darner
Avec quelle rudesse et quelle brutalité traitons-nous la nature! Ne pourrions-nous pas la travailler avec moins de négligence? Après tout, n'est-ce pas ce que suggèrent toutes ces belles inventions-le magnétisme, le daguerréotype ou l'électricité? Ne pouvons-nous faire plus que couper et tailler la forêt, ne pouvons-nous contribuer à son économie intérieure, aider la circulation de la sève? Mais nous travaillons aujourd'hui de façon superficielle et violente. Nous n'imaginons pas tout ce qui pourrait être fait pour améliorer notre relation à la nature animée, ni tous les bienfaits que nous poumons en tirer." Henry David Thoreau est considéré comme l'un des pères de l'écologie. En 1842, dans un article intitulé "le paradis à (re)conquérir', le jeune penseur critique les logiques industrielles qui se mettent en place à l'époque, et anticipe par là-même les travers de notre civilisation destructrice et matérialiste."
Denis Diderot, (1713-1784), l?une des figures majeures des lumières, cheville ouvrière de l?Encyclopédie, ardent partisan du matérialisme athée, s?est brillamment illustré dans le dialogue philosophique.
Lorsqu'en 1855 Hippolyte Taine (1828-1893) lit, retraduit partiellement et résume l'Anabase, il fait de ce récit le premier reportage de guerre et s'enthousiasme : "Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie." Au IVe siècle avant J.-C., l'expédition des Dix Mille, ces mercenaires grecs partis pour Babylone et y mettre sur le trône de l'Empire perse Cyrus, bientôt contraints de retraverser l'Asie dans l'autre sens après avoir perdu leur chef lors de la bataille de Counaxa, ressemblait-elle à cela? Taine nous donne à lire une formidable histoire abrégée qui déjà crée une vision mythique. Celle-ci n'a pas peu contribué à relancer l'intérêt pour Xénophon et l'Anabase.
Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire: ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par "le prêtre, le juge, le gouvernant". Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.