Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Thérèse Raquin
Zola Emile ; Mourad François-Marie
FLAMMARION
3,00 €
Épuisé
EAN :9782081408173
En 1868, la critique s'épouvante et s'empresse de classer Thérèse Raquin, ce roman qui cherche à "plaire par l'horrible", parmi la littérature "putride". Lorsque Laurent franchit le seuil de la mercerie des Raquin, c'est l'adultère, la passion et l'effroi conjugués qui pénètrent dans ce foyer insipide. Avec une précision chirurgicale, Zola peint l'ennui viscéral de Thérèse et la médiocrité de sa vie conjugale. A la morosité succède la fureur sexuelle, à la haine enfouie la frénésie de meurtre. Drame expressionniste, étude de crime, roman expérimental, récit fantastique : Thérèse Raquin est conçue par son auteur comme un manifeste de la modernité. Son matérialisme provocant et l'impudeur des descriptions ont choqué nombre de ses contemporains. A la lumière des théories de Freud et de Bataille, cette édition propose une lecture renouvelée d'un roman que Zola a écrit en peintre et qui possède l'énergie éclatante d'un coup de pinceau.
Elle sanglotait. L'abbé Faujas avait redressé sa haute taille, il s'approcha de Marthe, laissa tomber sur elle son mépris de la femme. - Ah ! misérable chair ! dit-il. Je comptais que vous seriez raisonnable, que jamais vous n'en viendriez à cette honte de dire tout haut ces ordures... Oui, c'est l'éternelle lutte du mal contre les volontés fortes. Vous êtes la tentation d'en bas, la lâcheté, la chute finale. Le prêtre n'a pas d'autre adversaire que vous, et l'on devrait vous chasser des églises, comme impures et maudites. - Je vous aime, Ovide, balbutia-t-elle encore ; je vous aime, secourez-moi.
Le jour de Noël 1860, devant la cathédrale de Beaumont enneigée, Angélique, une enfant trouvée et martyrisée, cheveux blonds et regard couleur de violette, est recueillie par Hubertine et son mari Hubert. Ils élèvent la sauvageonne qui apprend la broderie et se met à lire avec passion La Légende dorée de Jacques de Voragine. Une vie de travail et de piété, illuminée bientôt par l'idylle qui se noue entre Angélique et Félicien.La publication de La Terre, le précédent roman des Rougon Macquart, a valu à Zola des critiques acerbes. On dénonce la grossièreté de son art: "Il est des âmes pures et des c?urs héroïques, écrit ainsi Anatole France. M. Zola ne le sait pas." Pour prendre le contrepied de ces attaques, le romancier se décide à évoquer des personnages irréprochables et des sentiments purs. Et, en 1888, ce changement de registre correspond à l'attente de son public: quelques critiques ont beau ironiser, le romancier gagne son pari et Le Rêve est un succès
Le quatrième volume des Rougon-Macquart réunit quatre romans de la maturité. L'?uvre, qui paraît en 1886, fait revivre les années fiévreuses qui précédèrent l'éclosion de l'impressionnisme. La Terre, publiée en 1887, est le seul grand et vrai roman paysan de notre littérature et aussi plus que cela : une mythologie de la Fécondité et de la Mort. Le Rêve (1888) prétend proposer une explication naturaliste de la foi des humbles. Mais ses personnages d'enluminure s'accordent plutôt au renouveau mystique qui marqua la fin du siècle. On revient à un insolite plus brutal avec La Bête humaine en 1890, où l'on retrouve quelques-uns des symboles élémentaires de Germinal. Dans ses «Études et Notes», Henri Mitterand décrit avec précision la genèse de ces quatre romans.
Le troisième volume des Rougon-Macquart comprend : Pot-Bouille, Au Bonheur des Dames, La Joie de vivre et Germinal. Le premier de ces quatre romans est une manière de comédie rosse, un âpre règlement de comptes de Zola avec la morale des bienséances, qu'on a cessé d'opposer depuis dix ans aux audaces de son oeuvre antérieure. Au Bonheur des Dames décrit le monde fiévreux et bariolé des grands magasins qui ont surgi dans le Paris reconstruit à neuf du préfet Haussmann. La Joie de vivre, au titre ambigu, prend les teintes sombres de la souffrance. Ce roman de l'angoisse est l'oeuvre la plus intime de Zola après La Confession de Claude. Depuis sa publication, en 1885, la critique n'a plus jamais cessé de placer Germinal au tout premier rang de la littérature universelle.